Rencontres
 












Le vendredi 12 février 2016    Paris (75)
Rencontre avec Jacques Bouveresse autour de son livre Nietzsche contre Foucault. Sur la vérité, la connaissance et le pouvoir
La pensée de Foucault sur la vérité repose bien souvent sur une confusion peut-être délibérée entre deux choses : ce qui est vrai et ce qui est cru vrai. Or peu de philosophes ont insisté avec autant de fermeté que Nietzsche sur la différence radicale qui les sépare. Foucault, alors qu’il n’a jamais traité que des mécanismes, des lois et des conditions historiques et sociales de production de l’assentiment et de la croyance, en a tiré abusivement des conclusions concernant la vérité elle-même. Sur la vérité, l’objectivité, la connaissance et la science, il est trop facilement admis aujourd’hui qu’il aurait changé la pensée et nos catégories. Mais il y a dans ses cours trop de confusions conceptuelles et de questions élémentaires laissées en blanc pour qu’on doive se rallier à pareille opinion. Quant au nietzschéisme qu’il professe, il repose sur une lecture trop étroite, qui ne résiste pas à une confrontation attentive avec les textes, notamment ceux du Nietzsche de la maturité.

À l’écart aussi bien des panégyriques que des verdicts idéologiques, le philosophe Jacques Bouveresse, professeur au Collège de France, lit Nietzsche et Foucault à la hauteur où ils doivent être lus : avec les mêmes exigences intellectuelles qu’il applique à Wittgenstein et à Musil, et une libre ironie qu’il fait sienne plus que jamais.

vendredi 12 février 2016 à 19h30
à la librairie Atout-Livre
23 bis avenue Daumesnil
Paris 12e
Le vendredi 12 février 2016     (75)
Rencontre-débat avec Julian Mischi et Christian Corouge le 12 février à la librairie Tropiques
Condition ouvrière et résistance syndicale

Pourquoi des ouvriers continuent à militer malgré la force des processus favorisant leur exclusion politique ? Comment se forgent des résistances syndicales face aux politiques néo-libérales ? C’est à partir de l’expérience ouvrière de Christian Corouge et de l’enquête sociologique de Julian Mischi que ces questions seront abordées au cours d’une soirée débat consacrée à l’actualité de la lutte des classes dans les entreprises et les territoires populaires.

Ouvrier et syndicaliste à la CGT, Christian Corouge a travaillé sur les chaînes Peugeot-Sochaux de 1969 à 2011. Il est l’auteur, avec Michel Pialoux, de l’ouvrage "Résister à la chaîne. Dialogue entre un ouvrier de Peugeot et un sociologue" (Agone, 2011)

Sociologue, Julian Mischi a mené une recherche sur les transformations du militantisme ouvrier. Cette étude vient de paraître sous le titre : "Le Bourg et l’Atelier. Sociologie du combat syndicat" (Agone, 2016)

vendredi 12 février 2016 à 19h30
à la librairie Tropiques
63 rue Raymond Losserand
Paris (14)
Le vendredi 4 mars 2016    Marseille (13008)
Rencontre avec Julian Mischi, auteur du "Communisme désarmé"

Le communisme a autant été désarmé par ses adversaires socialistes et de droite, dans un contexte d’offensive néolibérale, qu’il s’est désarmé lui-même en abandonnant l’ambition de représenter prioritairement les classes populaires.
S’appuyant sur une enquête de terrain et des archives internes, l’auteur montre comment, au-delà des transformations des milieux ouvriers, les classes populaires sont marginalisées au sein du PCF. En traquant toute divergence interne et en changeant continuellement de ligne, l’appareil central provoque des départs massifs de militants. Prêter attention à ce qui se passe à « la base » rend compte des transformations des manières de militer dans un contexte de fragilisation du mouvement ouvrier.

Rdv vendredi 4 mars 2016 à 19h à la librairie Prado Paradis
19 avenue de Mazargues – 8ème arr.

Le samedi 5 mars 2016    Marseille (13001)
Rencontre avec Julian Mischi, auteur du "Communisme désarmé"

Le communisme a autant été désarmé par ses adversaires socialistes et de droite, dans un contexte d’offensive néolibérale, qu’il s’est désarmé lui-même en abandonnant l’ambition de représenter prioritairement les classes populaires.
S’appuyant sur une enquête de terrain et des archives internes, l’auteur montre comment, au-delà des transformations des milieux ouvriers, les classes populaires sont marginalisées au sein du PCF. En traquant toute divergence interne et en changeant continuellement de ligne, l’appareil central provoque des départs massifs de militants. Prêter attention à ce qui se passe à « la base » rend compte des transformations des manières de militer dans un contexte de fragilisation du mouvement ouvrier.

Rdv samedi 5 mars 2016 à 13h30 dans l’auditorium de la bibliothèque de l’Alcazar

Avec le soutien de la Ville de Marseille

Le jeudi 10 mars 2016    Tours (37)
Rencontre avec Jacques Bouveresse autour de son livre Nietzsche contre Foucault. Sur la vérité, la connaissance et le pouvoir
La pensée de Foucault sur la vérité repose bien souvent sur une confusion peut-être délibérée entre deux choses : ce qui est vrai et ce qui est cru vrai. Or peu de philosophes ont insisté avec autant de fermeté que Nietzsche sur la différence radicale qui les sépare. Foucault, alors qu’il n’a jamais traité que des mécanismes, des lois et des conditions historiques et sociales de production de l’assentiment et de la croyance, en a tiré abusivement des conclusions concernant la vérité elle-même. Sur la vérité, l’objectivité, la connaissance et la science, il est trop facilement admis aujourd’hui qu’il aurait changé la pensée et nos catégories. Mais il y a dans ses cours trop de confusions conceptuelles et de questions élémentaires laissées en blanc pour qu’on doive se rallier à pareille opinion. Quant au nietzschéisme qu’il professe, il repose sur une lecture trop étroite, qui ne résiste pas à une confrontation attentive avec les textes, notamment ceux du Nietzsche de la maturité.

À l’écart aussi bien des panégyriques que des verdicts idéologiques, le philosophe Jacques Bouveresse, professeur au Collège de France, lit Nietzsche et Foucault à la hauteur où ils doivent être lus : avec les mêmes exigences intellectuelles qu’il applique à Wittgenstein et à Musil, et une libre ironie qu’il fait sienne plus que jamais.

jeudi 10 mars 2016 à 20h
à la librairie Le Livre
24 Place du Grand Marché
Tours
Le mercredi 23 mars 2016    Toulouse (31)
Conférence-débat avec Julian Mischi

Pourquoi et comment des ouvriers continuent à se syndiquer et à militer malgré la force des processus favorisant leur exclusion politique ?

“Le Bourg et l’atelier” s’appuie sur une enquête menée pendant cinq ans sur le quotidien de syndicalistes ouvriers dans un atelier SNCF, au sein d’un bourg industriel de 3 000 habitants. Donnant la parole à des populations souvent associées à tort au seul monde agricole et essentiellement dépeintes par les médias nationaux comme des électeurs du FN, il montre que les ouvriers constituent le premier groupe social des campagnes françaises et tente de répondre à la question : comment s’engager quand tout pousse à la désyndicalisation ?

A l’occasion de la sortie du “Bourg et l’atelier”, Julian Mischi est invité à Toulouse le mardi 22 mars 2016 :
– Présentation à 18h à la librairie Terra Nova
18 rue Gambetta

- Débat à 20h30 à la Bourse du Travail, place Saint Sernin, en partenariat avec la librairie Terra Nova et l’Université Populaire de Toulouse.

Le mercredi 30 mars 2016    Paris (75)
Rencontre avec Jacques Bouveresse autour de son livre "Nietzsche contre Foucault. Sur la vérité, la connaissance et le pouvoir"
La pensée de Foucault sur la vérité repose bien souvent sur une confusion peut-être délibérée entre deux choses : ce qui est vrai et ce qui est cru vrai. Or peu de philosophes ont insisté avec autant de fermeté que Nietzsche sur la différence radicale qui les sépare. Foucault, alors qu’il n’a jamais traité que des mécanismes, des lois et des conditions historiques et sociales de production de l’assentiment et de la croyance, en a tiré abusivement des conclusions concernant la vérité elle-même. Sur la vérité, l’objectivité, la connaissance et la science, il est trop facilement admis aujourd’hui qu’il aurait changé la pensée et nos catégories. Mais il y a dans ses cours trop de confusions conceptuelles et de questions élémentaires laissées en blanc pour qu’on doive se rallier à pareille opinion. Quant au nietzschéisme qu’il professe, il repose sur une lecture trop étroite, qui ne résiste pas à une confrontation attentive avec les textes, notamment ceux du Nietzsche de la maturité.

À l’écart aussi bien des panégyriques que des verdicts idéologiques, le philosophe Jacques Bouveresse, professeur au Collège de France, lit Nietzsche et Foucault à la hauteur où ils doivent être lus : avec les mêmes exigences intellectuelles qu’il applique à Wittgenstein et à Musil, et une libre ironie qu’il fait sienne plus que jamais.

mercredi 30 mars 2016 à 19h
à la librairie Le Livre Écarlate
31 rue du Moulin Vert
Paris 14e
Du mardi 10 au dimanche 22 mai 2016    Paris (75)
Le p'tit-bourgeois gentilhomme, pièce de théâtre issue du "Petit bourgeois" d'Alain Accardo

Comédie satirique contemporaine entre Molière et Bourdieu
issue du Petit bourgeois d’Alain Accardo :http://agone.org/contrefeux/lepetitbourgeoisgentilhomme/
par la compagnie Bagages de sable et le Goldmund Theâtre de la Bouche d’Or, dans une mise en scène d’Eric De Dadelsen.

Raoul Jourdan est un assureur de province qui mène une vie cossue, après une réussite professionnelle exemplaire. Toutefois, dans la société d’aujourd’hui, il se sent hors du coup, non pas tant en raison des évolutions technologiques mais dans son rapport aux autres.
Pour favoriser son intégration au nouvel ordre social ambiant, il fait appel à un coach de vie. Son apprentissage commence : changer ses valeurs, ses goûts, son look,… pour rejoindre la masse et s’y fondre, tout en se mettant en scène dans ce monde de l’image-reine où « exister socialement, c’est être vu ». Son rêve secret est de participer à une émission de télévision – un célèbre télé-crochet – pour avoir, comme c’est le dû de chacun, son fameux quart d’heure de célébrité.
Comme dans l’œuvre de Molière, il s’agit ici d’une métamorphose mais à la différence de Monsieur Jourdain, notre assureur n’aspire pas à une quelconque ascension sociale ou à devenir meilleur. Au contraire, il cherche l’uniformité, la vulgarisation, l’adéquation aux nouvelles échelles de valeur de la culture moyenne.
Notre ambition est de transcrire les dimensions comiques et satiriques du Bourgeois gentilhomme de Molière, à travers l’examen de nos pratiques et de certaines de nos représentations sociales qui du temps de Molière passaient pour ridicules et triomphent aujourd’hui.

Du mardi 10 au dimanche 22 mai 2016 à 20h30 – les samedis et dimanches à 16h
au théâtre de l’Epée de bois à la Cartoucherie (Vincennes)
Route du Champ de Manœuvre
Durée : 1h30

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Réalisation : William Dodé - www.flibuste.net
Graphisme : T–D