Dans la collection « Dossiers noirs »

 
couverture
Gilles Labarthe
L’Or africain
Pillages, trafics & commerce international

Parution : 12/10/2007

ISBN : 9782748900750

Format papier
224 pages (11 x 17 cm) 12.00 €

Format numérique
6.00 €
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« Il n’est plus possible que des matières premières continuent à dormir, sous prétexte que leur exploitation bouleverserait le mode de vie de ceux qui ont la chance de vivre où elles se trouvent. Si des peuples, demeurés arriérés, ne peuvent ou ne veulent s’occuper de leur mise en valeur, d’autres peuples plus entreprenants viendront le faire à leur place de gré ou de force. » Ainsi parlait, en 1951, un ouvrage consacré aux ressources minières de la France et de ses colonies.

Un demi-siècle plus tard, les « peuples entreprenants » – incarnés par une poignée de firmes occidentales soutenues par la Banque mondiale – ne se privent guère, en effet, d’exploiter l’or africain et de bouleverser le mode de vie des populations locales : cadences infernales, normes de sécurité inexistantes, mouvements syndicaux réprimés, pollution catastrophique, etc.
Ces firmes privées, tentaculaires, exploitent aujourd’hui 80 % des gigantesques gisements africains. Liées à des trafiquants d’armes, à la famille Bush, à la CIA ou au lobby nucléaire, on les retrouve au Mali, au Ghana, en Tanzanie, en Afrique du Sud et jusque dans les régions en conflit – comme en République démocratique du Congo –, où elles soutiennent parfois des mouvements armés. Elles sont si puissantes que l’ONU renonce à les sanctionner. Leurs bénéfices sont rapatriés dans des paradis fiscaux, tandis que les pays africains riches en or ne cessent de s’appauvrir…

> La collection des “Dossiers noirs”, en coédition avec l’association Survie est issue d’une collaboration avec Agir ici (un collectif ayant rejoint la confédération internationale Oxfam France)

Journaliste et ethnologue, Gilles Labarthe a cofnondé l’agence de presse suisse DATAS. Il est aujourd’hui correspondant accrédité à l’Office des Nations unies de Genève.

Foreign Rights

English notice

African Gold. Plundering, Traffic and International Trade

A handfull of western corporate firms held up by the World Bank deals with 80 % of African gold and changes the way of life of local populations regardless of human and environmental security. Linked to arms dealers, Bush family, CIA or nuclear lobby, they sometimes support some armed forces. Their powers are such that the UN gave up in punishing them. Benefits are exported in tax havens while African countries grow poorer in spite of their gold.

Dossier de presse
Piller l'or de l'Afrique A. Z. Le Progrès, 19/10/2008
Comment l’or ruine l’Afrique ? Interview de G. Labarthe Ouvertures n°2, 04-05/2008
M-C. S. Le francais dans le monde n°355, 2008
A quand un or propre ? Le Télégramme, 24/03/2008
« L'or a contribué à ruiner l'Afrique » Propos recueillis par Gilles Kerdreux Ouest France, 24/03/2008
Jean-Luc Wenger L'expres, L'Impartial, Le Journal du jura, 30/01/2008
Înainte de a deveni bijuterii, aurul este instrument de spalare a banilor Financiarul (Roumanie), 01/2008
La Suisse, si discrète capitale de l'or Ian Hamel Le Matin dimanche, 30/12/2007
L'or du sang JP Reymond Echo d'Ile-de-France n°1020, 27/12/2007
Offensive n°16, décembre 2007
Xavier Frison Alternatives Internationales, décembre 2007
Business & sangue : le due facce del ritorno dell'oro Irene Amodei La Stampa, 6/12/2007
L’or, richesse ou malédiction ? Jean Chatain L'Humanité , 8/11/2007
Le sang de l’eldorado Xavier Frison Politis, 22/11/2007
Or, l’autre pillage de l’Afrique Chérif Elvalide Sèye, Dakar Les Afriques n°5, 15-21/11/2007
D. Leloup Imagine n°64, novembre-décembre 2007
L'Afrique pillée P. A. La Décroissance n°44, novembre 2007
Olivier Menouna Africa international, novembre 2007
Le revers de la médaille des mines d'or africaines Audrey Bastide Libération, 17/10/2007
L’exploitation de l’or en Afrique : caractéristiques et enjeux socio-économiques www.afrik.com, 16/10/2007
L'or sale Claire Alet-Ringenbach Alternatives économiques, 15/10/2007
Révélations d’un journaliste suisse : La Banque mondiale associée au pillage de l’or africain Par Thierno DIALLO - Correspondant à Paris Le quotidien (Sénégal), 15/10/2007
Interview radio Propos receuillis par Christophe Boisbouvier RFI, 12/10/2007
Comment l’or ruine les Africains Charlotte·Bozonnet L'Humanité dimanche, 11/10/2007
L’Afrique malade de son or Propos recueillis par Vincent Fertey Le Figaro, 11/10/2007
Exploitation de l'or en Afrique : Une bombe à retardement www.afriquenligne.fr, 10/10/2007
L’Afrique produit le quart de l’or mondial mais n’en tire pas des dividendes APA (Agence de Presse Africaine), 9/10/2007
Une enquête dénonce le désastre pour l'Afrique de l'exploitation de son or AFP, 9/10/2007
tamtaminfo.com, 28/09/07
Piller l'or de l'Afrique

L’Afrique est un continent riche, et ses populations sont dans la misère.
Le marché de l’or : 65 milliards de dollars annuels, 2500 tonnes extraites. Historiquement, le continent africain a le plus contribué à sa production, sans bénéfice. Aujourd’hui, on extrait pour 17 milliards au Mali, au Ghana, au Congo…

Avec des dégâts collatéraux ?
L’extraction au cyanure est très polluante. Là où l’or est récolté, la toxicité rend les sols impropres à l’élevage et à l’agriculture, et une infertilité massive des femmes est observée. L’implantation d’une mine déplace jusqu’à vingt villages. Au Mali, depuis l’augmentation de l’exploitation des mines, la population s’est appauvrie. Le marché de l’or détermine l’avenir de tant de populations qu’il ne doit plus être ignoré.

Qui en profite ?
Des entreprises anglo-saxonnes pou françaises, des banques comme la Société générale, de riches particuliers, comme la famille Bush, la Banque mondiale. Contrôlée par des acteurs puissants (36 milliards de chiffres d’affaires pour la multinationale AngloGold), ce commerce fonctionne de façon secrète, sans garde-fous.

Les gouvernements africains ne sont-ils pas responsables ?
Oui, ils sont souvent corrompus. Mais l’histoire parle : les puissances occidentales ont décolonisé en recolonisant économiquement les pays africains, installant des régimes pervertis, écartant les leaders élus (Lumumba, Olympio…). Elles ont soutenu ces régimes illégitimes pour des buts géostratégiques complexes, dont l’explopitation des ressources naturelles et minières. cela continue aujourd’hui.

A. Z.
Le Progrès, 19/10/2008
Comment l’or ruine l’Afrique ? Interview de G. Labarthe
Lire l’interview de Gille Labarthe sur le site Ouvertures
Ouvertures n°2, 04-05/2008
« L'or a contribué à ruiner l'Afrique »

Trois questions à... Gilles Labarthe, journaliste suisse qui a écrit L’or africain. Une histoire de pillages, de trafics, de commerce international.

L’or est une chance ou un handicap pour l’Afrique ?

L’Afrique paye un tribut très lourd à cette richesse. L’or a clairement contribué à la ruiner. Car les pays qui produisent l’or ne le détiennent pas. Le Mali est un bon exemple. Il produit environ 50 tonnes par an soit environ 800 millions d’euros au cours actuel. Depuis les années 80, l’État possède 18 % de la société exploitante mais le gouvernement n’arrive pas à obtenir le paiement correct des royalties et des taxes d’exploitation. Pendant ce temps, l’économie malienne sombre, criblée de dettes.

Depuis Christophe Colomb, on estime qu’on a extrait 150 000 tonnes d’or essentiellement au XXe siècle. 60 % viendraient du continent noir et les jeunes nations africaines riches en ressources aurifères ont souvent été les premières victimes des régimes racistes et autoritaires. C’est le cas de l’Afrique du Sud ou du Zaïre de Mobutu. Le régime d’apartheid a assuré sa longévité en surexploitant les ouvriers noirs dans des mines d’or d’une profondeur infernale. À la fin des années 60, l’Afrique du Sud produisait 75 % de l’or du monde non communiste.

Les choses ne se sont pas arrangées avec la fin de la parité or-dollar dans les années 70. Depuis, c’est un marché libre et, en fait, on a une valeur arbitraire de l’or fixée par quelques puissants lobbies. 80 % de la production d’or sont réalisés par trois grandes sociétés privées.

Il y a aussi une dimension environnementale ?

Il faut remuer des tonnes de terre pour produire quelques grammes d’or. En plus, cela se fait le plus souvent dans des mines à ciel ouvert avec énormément de poussières chargées en métaux lourds. On utilise du cyanure, de la chaux vive et de l’acide chlorhydrique pour traiter les minerais. On pollue également d’énormes quantités d’eau. En fait, la facture écologique à payer sera très lourde. C’est une bombe écologique à retardement qui sera à la charge des États. Des manières moins polluantes de produire existent mais elles coûtent plus cher !

Que faut-il faire ?

Il faudrait déjà obtenir une transparence de la filière comme c’est désormais le cas pour les diamants. Avec des certificats qui permettent de savoir où est produit l’or, où il est traité, acheminé. D’où vient-il ? Où va-t-il ? Mais le monde de l’or reste très secret. C’est toujours une valeur refuge et un vecteur de blanchiment d’argent. Notamment parce que c’est facile à transporter. 1 kg d’or c’est 20 000 €. Les réserves des banques mondiales représentent quelque 30 000 tonnes, soit l’équivalent d’un petit immeuble.

Propos recueillis par Gilles Kerdreux
Ouest France, 24/03/2008
Un petit ouvrage très sombre, très dense, « L’or africain » de Gilles Labarthe, se veut un audit de l’exploitation de l’or en Afrique. Journaliste et ethnologue, il s’exprimera sur ce thème demain soir au Club 44 de La Chaux-de-Fonds. Au téléphone, il annonce aussi la présence de Veerle Van Wauwe, une diamantaire établie à Dardagny (GE).
« En créant sa société Transparence, elle veut mettre en place une filière de l’or propre », explique Gilles Labarthe. « Elle a beaucoup de mérite car, dans un secteur très réfractaire, l’or équitable troublerait quelques intérêts. » Chez Metalor à Neuchâtel, entreprise souvent citée dans l’ouvrage, on salue l’initiative de Veerle Van Wauwe, mais on se refuse à tout commentaire sur le travail de Gilles Labarthe. Ce livre, qui figure parmi les « Dossiers noirs » des éditions Agone, dresse un constat terrifiant des conditions dans lesquelles le métal jaune est extrait. Pollution des sols par le cyanure, normes de sécurité pas respectées, cadences infernales, déplacement des populations locales...
Des champs aurifères du Mali, de Tanzanie ou du Ghana, l’auteur remonte les réseaux financiers qui soutiennent les multinationales minières. Et les grandes banques suisses figurent en bonne place.
A Morila, dans le sud-est du Mali, la Somadex – une filiale du groupe Bouygues – partage le gigantesque chantier d’exploitation à ciel ouvert avec AngloGold. En 2005, une grève de longue durée des ouvriers avait paralysé la mine. « Mais il faut savoir que la Somadex salarie les policiers locaux, les récalcitrants ont été matés... », note Gilles Labarthe, qui s’était vu refuser l’accès au site mais a néanmoins enquêté dans la région. Un rapport de la Fédération internationale des droits de l’homme (FIDH), daté de 2006, décrit d’ailleurs l’enfer des mineurs à Morila.
Le raffinage de l’or malien se fait à 60 % en Afrique du Sud et à 40 % en Suisse. C’est donc là que se crée la plus-value, puisque de 60 % à 80 % de l’or produit est utilisé dans la bijouterie de luxe. « Un processus de certification sur le modèle de celui qui régit le diamant pourrait être une solution pour contrer la circulation de l’or sale », relève le journaliste. Et les actions des organisations non gouvernementales (ONG) sur le terrain pourraient aussi améliorer les conditions d’extraction. Comme en Guyane française, où existe un projet d’exploitation aurifère. « Je sais que des ONG distribuent mon livre aux élus locaux ». Le WWF notamment se bat contre ce projet de mine à ciel ouvert dans un parc naturel. Une filiale du groupe Iamgold pourrait y extraire 6 à 7 tonnes par an.
Pour Gilles Labarthe, et en attendant une filière propre, c’est au client de juger, comme cela l’a été pour le diamant. En achetant une bague en or, rien ne vous empêche de demander la provenance du métal.
Jean-Luc Wenger
L'expres, L'Impartial, Le Journal du jura, 30/01/2008
Înainte de a deveni bijuterii, aurul este instrument de spalare a banilor
lire l’article sur Financirarul: http://www.financiarul.ro/2007/12/19/inainte-de-a-deveni-bijuterii-aurul-este-instrument-de-spalare-a-banilor/
Financiarul (Roumanie), 01/2008
La Suisse, si discrète capitale de l'or

BUSINESS. Le dollar baisse, mais l’or grimpe. La Suisse, qui n’extrait pas ce métal précieux, est pourtant l’un des acteurs majeurs (mais discrets) de ce marché très doré.

Connaissez-vous la « loi de Raymond Barre » ? L’économiste et homme politique français fixait le cours d’équilibre de l’once d’or (c’est-à-dire un peu plus de 31 grammes) à dix fois le cours du baril de pétrole.
Comme le cours du baril flirte avec les 100 dollars (115 francs), il n’est pas absurde d’imaginer que l’once atteigne rapidement 1150 francs.
Actuellement, elle tourne autour de 800 francs. Bonne nouvelle, c’est justement en Suisse où il est le plus facile d’acquérir un lingot d’or. Mille tonnes d’or transiteraient en effet chaque année par la Confédération.

Rôle pionnier de l’UBS

N’hésitez donc pas : en pièces, barres ou bijoux, le métal jaune est un judicieux cadeau à offrir, et pas qu’à Noël. Non seulement, c’est beau, mais en plus ça rapporte… En cinq ans, les cours du métal jaune ont triplé. « La détention d’or privé n’est soumise à aucune contrainte et peut être anonyme. L’importation et l’exportation du métal sont libres. La fiscalité est quasi-inexistante sur les investissements dans les métaux précieux », résume à Lausanne François Micheloud, qui fait profession de conseiller les riches.
Comment procéder pour acheter de l’or ? Rien de plus facile. Il suffit de s’adresser à sa banque, qui commande lingots et pièces. Toutefois, un forfait est facturé par l’établissement financier pour la livraison de l’or.
Autre alternative : le compte métal. C’est-à-dire que vous n’achetez pas de l’or physique, mais vous possédez par contrat une partie d’un lingot d’or. Enfin, il est possible d’acquérir des actions ou des fonds de placement de sociétés qui opèrent dans l’extraction (les mythiques mines d’or), le traitement et la commercialisation de l’or.

Un business secret

Pourquoi la Suisse, qui n’est pas productrice d’or, est-il devenu la capitale de ce métal précieux ? C’est grâce aux banques et aux excellentes relations que la Confédération a longtemps entretenues avec l’Afrique du Sud, premier producteur mondial avec 400 tonnes par an. Le livre « Les relations économiques entre la Suisse et l’Afrique du Sud durant l’apartheid (1945.1990) » montre le rôle pionnier joué par l’UBS dans le négoce de l’or. Mais il révèle aussi que les autorités fédérales et les banques ont tout fait pour saboter le travail des auteurs de l’ouvrage, paru en 2005 aux éditions Antipodes…
En clair, c’est un business secret. Dans « L’or africain, pillages, trafics commerce international » (aux éditions Agone), que viens de publier le journaliste Gilles Labarthe, on apprend que sur les 12 entreprises européennes de raffinage agréées par la London Bullion Market Association pour la vente de lingots sur le marché mondial, cinq sont basées en Suisse. « L’or y est coulé, nettoyé, purifié, raffiné à 999,9 pour mille, garanti Made in Swizerland ».
Les acheteurs du monde entier, notamment ceux des pays du Golfe, de l’Inde, de la Chine, ont confiance dans le métal jaune traité dans le pays de Guillaume Tell. Mais Gilles Labarthe se montre particulièrement sévère sur la provenance réelle de cet or. Ainsi, la société Metalor Technologies, installée à Neuchâtel, achète de l’or estampillé en Ouganda. Selon l’ONG Human Rights Watch (HRW), « la majeure partie de l’or dont fait commerce l’Ouganda provient d’une zone de conflit au Congo et que cet or a très probablement été exporté illégalement ».
Vrai ? Faux ? « le Matin Dimanche » a souhaité réaliser un reportage sur Metalor, à Neuchâtel. Après deux semaines de silence, la société neuchâtelois nous a répondu, par un mail d’une seule ligne, qu’elle ne nous recevrait pas. L’or brille, mais très discrètement.

Ian Hamel
Le Matin dimanche, 30/12/2007
L'or du sang
Vous avez aimé le film Les diamants de sang avec Leonardo di Caprio ? Alors, ce livre vous passionnera. Il démonta les mécanismes qui lient la Banque mondiale (systématiquement dirigée par des Américains), les banques suisses et les multinationales américaines, canadiennes et sud-africaines.

Dans ce livre-enquête, Gilles Labarthe et François Xavier Vershave démontrent qu’un groupe de banques et multinationales sont à l’origine de l’armement et du financement des rébellions africaines. Ils pillent le continent africain et entraînent son extrême pauvreté.
Ainsi, quel lien y a-t-il entre l’immigration africaine dans nos banlieues et l’exploitation de l’or ? L’auteur prend l’exemple des Maliens, si nombreux en Ile-de-France et massivement originaires de la région de Kayes, où se trouve l’une des mines d’or les plus rentables au monde, Sadiola ! Ici, 73 % de la population vit en dessous du seuil de pauvreté et l’espérance de vie est de 48 ans. Quand des ONG réclament des mesures pour protéger les habitants, l’exploitant répond : « La communauté de Sadiola n’a pas la connaissance scientifique exigée pour comprendre les résultats des analyses d’eau... » Un mépris à peine concevable alors que les actionnaires la présentent comme une mine à cash. En vingt ans, la Banque mondiale qui représente le plus gros investisseur dans l’extraction de l’or africain a offert 80 % de cet or à une poignée de multinationales, forçant les pays africains à libéraliser leurs économies. Et qui a soutenu la campagne de Bush junior ? Barrick Gold corporation, premier producteur d’or au monde... Et qui a offert à cette compagnie l’exploitation de la plus belle mine d’or au monde ? Bush senior ! De plus, chaque année des milliards de dollars d’or sont exportés illégalement, transitant par les 16 ports francs situés en Suisse pour échapper aux caisses des états africains et au fisc des pays industrialisés.
Oui, il est grand temps que l’or du sang fasse l’objet d’un contrôle à l’image de ce qui a été fait pour le diamant.
JP Reymond
Echo d'Ile-de-France n°1020, 27/12/2007
Comment le continent africain si riche en matière premières peut-il continuer à s’enfoncer dans la pauvreté ? En dehors des sinistres billevesées du discours de Dakar de notre omniprésident, la réponse vient d’elle-même : c’est que ces richesses ne profitent pas à ceux qui les extraient de leur sol !
À travers l’exemple de l’or, ce dossier de l’association Survie démontre comment quelques firmes multinationales exploitent 80% des gisement africains en lien avec des trafiquants d’armes, quelque dirigeants occidentaux et le lobby nucléaire au détriment des populations locales : celle-ci sont soumises à une pollution catastrophique et voient leur cadre de vie bouleversé tandis que les travailleurs locaux des entreprises minières sont en butte à la répression antisyndicale et à l’absence de normes de sécurité.
Offensive n°16, décembre 2007
L’or du continent noir "semble voué à disparaître dans les poches des autres". Ainsi pourrait-on résumer la brillante enquête du journaliste suisse Gilles Labarthe, menée dans la continuité du travail de François-Xavier Verschave, président-fondateur de l’association Survie, décédé en 2005. Un peu partout en Afrique, au Mali, au Ghana, en République démocratique du Congo ou en Guinée, l’exploitation des mines d’or rime avec loi du plus fort: aux multinationales l’exploitation des sols et les bénéfices mirifiques, aux Etats corrompus des royalties bien peu redistribuées, et aux populations locales les miettes et les dommages collatéraux. Pollution massive, maladies, déplacements de villages entiers, conditions de travail inhumaines, conflits sanglants pour le contrôle des ressources, rien n’est épargné aux civils qui ont le malheur de vivre sur un tas d’or. Les complices de ce pillage à grande échelle? Des investisseurs de tous types: des entreprises, comme le groupe Bouygues, des banques, comme la Société générale, de riches particuliers, comme la famille Bush, la Banque mondiale (au nom du développement et de la lutte contre la pauvreté). Contrôlé par des acteurs puissants (36 milliards de chiffre d’affaires pour la multinationale AngloGold), ce commerce fonctionne de manière opaque, sans garde-fous. Et rien aujourd’hui ne permet de penser qu’il puisse en aller autrement.
Xavier Frison
Alternatives Internationales, décembre 2007
L’or, richesse ou malédiction ?
« Pour la première fois quelqu’un tient aux Africains un langage de vérité, et donc les respecte », avait déclaré le candidat Sarkozy, de retour du Bénin et du Mali. Avant de proclamer : « Nous n’avons pas économiquement besoin de l’Afrique, et je mets quiconque au défi de me démontrer le contraire. » Le sujet n’a pas dû être abordé lors de sa croisière maltaise de l’après-6 mai à bord du yacht de Vincent Bolloré, ponte, entre autres, du transport et de la manutention portuaire sur le continent africain. Lui aussi proche du président, Martin Bouygues devrait pouvoir compléter la documentation de ce dernier. De même que la direction du groupe Total ou celle de Lafarge, si besoin est.
Et l’on pourrait citer bien d’autres noms et secteurs d’exploitation. Celui de l’or, notamment. « Les pays qui le produisent ne le détiennent pas », observe Gilles Labarthe, en introduction de son ouvrage consacré à cet antique symbole de richesse nationale et, toujours aujourd’hui, moyen universel d’échange entre les pays. Durant les dernières décennies, la Banque mondiale, premier investisseur dans l’extraction de l’or africain, a propulsé une poignée de multinationales (américaines, anglaises, sud-africaines, australiennes, principalement) à la tête des richesses aurifères du continent. Avec le concours des grandes banques privées occidentales, comme la bien française Société générale. « Secteur économique parmi les plus rentables au monde, le commerce international de l’or reste également l’un des plus secrets : seuls quelques initiés connaissent véritablement le dessous des cartes et la façon dont s’opère sur place le partage des richesses africaines. » Dans l’opacité la plus systématique, un mépris total envers les populations concernées et leur environnement naturel, et une propension aux méthodes expéditives conduisant fréquemment à des conflits armés : la carte des guerres africaines reproduit largement celle de l’or, de l’uranium (qui lui est souvent lié) ou encore du diamant. Cas extrême, la République démocratique du Congo (RDC), qui réunit ces trois sources de richesse ou (au choix) de malédiction. De la guerre considérée comme un mode d’exploitation économique, en quelque sorte. En RDC, les exemples abondent de soutiens logistiques et financiers fournis par des compagnies occidentales à diverses forces armées, le choix pouvant changer du jour au lendemain, en échange d’un « pied-à-terre minier » surexploitable à satiété, hors de toute réglementation et à l’abri de tout regard extérieur.
Dans ces pays, la mine fonctionne à la fois comme une enclave et un domaine de chasse réservé. Où vont les profits ? L’or malien est exporté pour affinage vers l’Afrique du Sud (près de 60 %) et la Suisse (40 %), puis il disparaît des radars publics. Au bout de la chaîne, l’exportation de bénéfices (sur le montant desquels on ne peut hasarder que des hypothèses) vers des paradis fiscaux, tandis que les pays africains producteurs demeurent murés dans le sous-développement et la pauvreté.
Jean Chatain
L'Humanité , 8/11/2007
Or, l’autre pillage de l’Afrique

L’or est l’un des business les plus rentables au monde, mais pas pour tous. Le Mali, troisième producteur africain, est parmi les trois pays les plus pauvres au monde.

« L’or africain. Pillages, trafics & commerce international » est d’abord un hommage posthume à François-Xavier Verschave, qui en a rédigé la première mouture avant de décéder en juin 2005. Gilles Labarthe, journaliste et déjà auteur du dossier noir n° 20 sur le Togo, a continué le travail. C’est la première véritable publication de cette nature sur l’or africain. Curieux, alors qu’il y a tant à dire. Comme pour d’autres secteurs, l’Afrique a tout et rien en même temps. Elle détient la moitié des réserves mondiales identifiées et fournit, avec 600 tonnes, le quart de la production annuelle mondiale, soit environ 65 milliards de dollars par an. Les principaux étant l’Afrique du Sud (300 tonnes en moyenne annuelle) le Ghana (75 tonnes), le Mali et la Tanzanie (50 tonnes chacun), la Guinée et le Zimbabwe (de 10 à 20 tonnes chacun), la République démocratique du Congo… Au total, plus de 34 pays africains produisent de l’or.

Ravages sans contrepartie
Mais l’exploitation de l’or ne lui rapporte rien. Entre 0% dans une mine au Botswana à un maximum de 20%. L’exemple du Mali, avec la mine de Sadiola exploitée depuis dix ans, est révélateur du scandale de l’or. Troisième exportateur africain, avec plus de 56 tonnes en 2006, le Mali est à l’Indice de développement humain du Programme des Nations unies pour le développement l’un des trois pays les plus pauvres du monde. Au contraire, l’or lui coûte beaucoup. A Sadiola, au sud- ouest du Mali, le livre met l’accent sur « la pollution effroyable causée par l’extraction industrielle de l’or par les multinationales. Déversement des eaux polluées, intoxications au cyanure, normes de sécurité mal appliquées, déplacement massif des populations locales…»

Exploitation inique
L’exploitation de l’or africain est particulièrement rentable. « La part des recettes qui revient aux Etats est minime, parfois nulle ; la main d’œuvre est très bon marché ; les mouvements syndicaux vite réprimés et les normes environnementales pas appliquées ou peu contraignantes », explique Gilles Labarthe. C’est pourquoi les majors de l’or s’y pressent :AngloGold (Afrique du Sud), Barrick Gold (Canada) et Newmont Mining (USA). L’auteur révèle « les filières parallèles, les trafics transfrontaliers, les sociétés offshore et le rôle des paradis fiscaux dans le blanchiment de capitaux dont l’or est un des principaux vecteurs. » Plus surprenant, il dévoile le rôle de la Banque mondiale, censée œuvrer au développement des pays africains, qui est le plus gros investisseur dans ce commerce injuste. Face à cette scandaleuse exploitation, il n’y a pas encore en Afrique une réelle mobilisation.Mais à travers le monde, la société civile commence à dénoncer cette exploitation qui nourrit en plus « la corruption ambiante, le caractère instable ou kleptocrate de certains régimes… »

La campagne « Publiez ce que vous payez » se bat pour l’appliquer à l’or. Il est aussi question de mettre en place un processus Kimberley comme celui instauré pour lutter contre les diamants du sang. En attendant, règne, sur les mines d’or africaines, la loi du plus fort.

Chérif Elvalide Sèye, Dakar
Les Afriques n°5, 15-21/11/2007
C’est un des commerces les plus lucratifs de la planète. Et, avec l’aval du FMI et de la Banque mondiale, les multinationales de l’or sont prêtes à tout. Chefs d’Etat corrompus, mercenaires véreux, négociants troubles, paradis fiscaux… De la mine africaine au coffre suisse, l’ouvrage éclaire la « route de l’or » et les séquelles de son exploitation pour les populations locales (conditions de travail moyenâgeuses, pollutions au cyanure, extrême pauvreté…). Au-delà d’une enquête édifiante sur la face cachée des lingots, ce livre est un document terrifiant sur la prédation au 21e siècle.
D. Leloup
Imagine n°64, novembre-décembre 2007
Cela a été démontré par Xavier Harel et bien d’autres, l’or noir est une malédiction pour l’Afrique. Comment -l’or- tout court aurait-il pu échapper à cette funeste loi du genre qui veut que l’exploitation des ressources naturelles du continent fasse tant de mal aux populations africaines ? François-Xavier Verschave avait levé le lièvre, en enquêtant sur le sujet. Quelques années plus tard, le journaliste suisse G. Labarthe a repris la pelle laissée par Verschave sur le bord des mines d’or d’Afrique, pour continuer à déterrer les sombres secrets de l’industrie aurifère. À Sadiola ou à Morila, gigantesques exploitations à ciel ouvert, des entreprises sud-africaines (Randgold) ou anglaises (AngloGold) exploitent l’or malien dans des conditions scandaleuses. Contrats iniques, pollution de l’environnement, fraudes fiscales, travailleurs sous-payés etc. La litanie de l’or sale est un inventaire à la Prévert. Du Mali au Ghana en passant par la Tanzanie : les compagnies aurifères américaines (Barrick Gold) et canadienne (IAMGOLD) profitent de la pauvreté des populations, de la faiblesse des Etats africains et de leur corruptibilité, pour s’octroyer des libertés inenvisageables sur d’autres continents. Des pratiques qui peuvent même parfois être couvertes par des institutions comme la Banque mondiale. Laquelle ferme les yeux sur l’inaltérable pauvreté des populations locales, mithridatisées par l’utilisation massive de cyanure dans les mines d’or. Ajoutez-y le financement indirect des conflits, le blanchiment d’argent, la part de la Françafrique et vous obtenez un système puissant, occulte et mortifère. Un de plus en Afrique.
Olivier Menouna
Africa international, novembre 2007
Le revers de la médaille des mines d'or africaines
Après le pétrole, la malédiction de l’or ? Dans L’Or Africain, livre documenté et touffu, Gilles Labarthe démontre que son exploitation profite avant tout aux multinationales, aux depens des populations et des États. Son enquête démarre dans une mine du sud-ouest du Mali. Parlant d’une ”bombe écologique à retardement”, il évoque les nappes phréatiques polluées par le cyanure et le mercure, utilisés pour purifier le minerai. Réseaux et circuits financiers opaques sont décortiqués, ainsi que le financement occulte des conflits, comme celui au Congo démocratique. L’auteur préconise un processus de certification sur le modèle de celui qui régit le diamant.
Audrey Bastide
Libération, 17/10/2007
L’exploitation de l’or en Afrique : caractéristiques et enjeux socio-économiques

L’or africain est un livre-enquête qui s’attache à dévoiler les dysfonctionnements chroniques et les aspects occultes de l’exploitation de l’or, à partir de l’exemple de Sadiola au Mali, pour les mettre en relation avec les caractères généraux et les enjeux de l’exploitation des ressources naturelles en Afrique.
Un éclairage particulier y est porté sur le rôle des paradis fiscaux et des multinationales européennes et américaines dans ce qui s’apparente à un véritable pillage.
L’ouvrage s’attache également à mettre en avant les mouvements de résistance qui, au Mali, dans le reste de l’Afrique et dans le monde, s’opposent à une exploitation incontrôlée des ressources de ce continent qui paye depuis trop longtemps le prix le plus fort de la mondialisation libérale, après avoir servi les empires coloniaux.

Quels sont les principaux pays producteurs d’or en Afrique ?

Il s’agit principalement de l’Afrique du Sud (une moyenne de 300 tonnes ces dernières années), du Ghana (plus de 75 tonnes), du Mali (50 tonnes en moyenne), de la Tanzanie (idem), de la Guinée et du Zimbabwe (de 10 à 20 tonnes selon les années), de la République démocratique du Congo… au total, plus de 34 pays africains produisent de l’or, réalisant une production totale de plus de 600 tonnes d’or par an – soit environ le quart de la production annuelle mondiale.

Pourquoi l’Afrique reste-t-elle un continent stratégique dans le secteur minier ?

Le continent noir détient la moitié des réserves d’or mondiales identifiées. Après le pétrole, l’or représente un des cinq premiers marchés mondiaux dans le secteur des minéraux : il “ pèse ” environ 65 milliards de dollars par an. L’Afrique est de plus en plus convoitée par les multinationales d’extraction : outre les réserves d’or importantes, la part des recettes d’exploitation qui revient à l’Etat a été minorée à l’extrême (20%, voire même 0% comme c’est le cas d’une mine d’or au Botswana). La main d’œuvre africaine est très bon marché, les mouvements syndicaux vite réprimés et les normes environnementales, pas appliquées ou peu contraignantes. Résultat : la marge de bénéfice réalisée par les grandes compagnies minières occidentales est plus importante que dans n’importe quel autre endroit de la planète. Depuis une dizaine d’années, avec la hausse spectaculaire du cours de l’or, les investissements étrangers montent en flèche dans le secteur aurifère, surtout en Afrique de l’Ouest et en Afrique centrale.

Quelles sont les trois plus grandes multinationales de l’or opérant en Afrique ?

Ce livre d’enquête décrit entre autres les activités polluantes des trois plus grandes multinationales d’extraction (“majors”) qui se disputent la première place sur ce marché, et qui sont omniprésentes en Afrique : AngloGold (Afrique du Sud), Barrick Gold (Canada) et Newmont Mining (USA). Ces trois compagnies, soutenues par le gratin de la haute finance internationale, produisent elles seules chaque année plus de 500 tonnes de tout l’or extrait sur la planète. Elles sont régulièrement dénoncées pour pollution à large échelle et violation des droits de l’homme. Le dossier noir présente aussi les méthodes d’autres compagnies de dimension plus modeste (“juniors”), associées à ces géants de l’or, qui mènent sur place une politique de prospection et d’acquisition très agressive, souvent aux limites de la légalité.

Quels sont les principaux acheteurs sur le marché mondial ?

Les principaux acheteurs de la production d’or africain extrait par ces trois compagnies anglo-saxonnes sont des grandes banques commerciales comme la Royal Bank of Canada, J. P. Morgan, Union des Banques Suisses (UBS) ou la française Société Générale. Ces banques occidentales avancent aux multinationales précitées d’importants crédits finançant l’exploitation industrielle de l’or sur les plus importants gisements en Afrique. Ces crédits sont gagés sur la production d’or.

Pour les actionnaires comme pour les grands établissements bancaires, l’industrie de l’or représente un des placements les plus rentables. Valeur-refuge par excellence, l’or conserve un bel avenir. Son cours actuel a dépassé un de ses plus hauts niveaux depuis les années 1980, avoisinant 16 000 euros le kilo. La demande est importante, comme toujours en temps de crise. Les attentats du 11 septembre 2001 auraient contribué à relancer cette fringale. La demande est garantie par les marchés indien et chinois. La bijouterie et l’horlogerie de luxe absorbent une part considérable de la production.

Quels problèmes sociaux et environnementaux posent l’extraction de l’or ?

Ce livre part de l’exemple des communautés de Sadiola, au sud-ouest du Mali, qui dénoncent depuis dix ans la pollution effroyable causée par l’extraction industrielle de l’or par les multinationales. Déversement des eaux polluées, intoxications au cyanure, normes de sécurité mal appliquées, déplacement massif des populations locales… les mêmes ravages sociaux et environnementaux sont aussi dénoncés depuis longtemps au Ghana, comme en Tanzanie, notamment par l’Organisation de la société civile africaine, une coalition de vingt-neuf ONG représentant quinze pays, travaillant dans le secteur de l’extraction minière ou concernées par ses répercussions. Qui va payer la facture sociale et environnementale liée à l’exploitation industrielle de l’or ? Certainement pas les multinationales d’extraction, qui cherchent à se décharger du coût lié à la réhabilitation des sites. La somme des dégradations écologiques et des atteintes à la santé provoquées par l’exploitation des mines d’or à ciel ouvert – qui sont les plus polluantes – va ruiner les régions productrices pour des générations à venir. Un rapport américain avance déjà le chiffre de 55 milliards de dollars pour réparer les dégâts.

Que dénoncent aujourd’hui la société civile africaine et les ONG internationales ?

Outre les ravages causés sur l’environnement, il s’agit de lutter contre les injustices sociales. La mobilisation est très large. Le secteur de l’or concerne autant la Fédération internationale des ligues des droits de l’homme (FIDH), qui s’insurge contre les conditions inhumaines d’exploitation – comme au Mali – qu’Amnesty International, qui a documenté de crimes commis en 1996 sur le site minier de Bulyanhulu en Tanzanie. L’exploitation de l’or, souvent associée à des activités de mercenariat, peut se révéler encore plus meurtrière dans des régions en conflit, comme dans les provinces de l’est en République démocratique du Congo. L’or risque de financer des mouvements armés, comme l’avertit l’ONG de défense des droits de l’homme Human Rights Watch (HRW). Il représente aussi l’un des principaux vecteurs du blanchiment d’argent, au niveau international.

On a beaucoup parlé du “ processus Kimberley ” pour lutter contre les “ diamants du sang ”. Peut-on imaginer un processus de certification similaire, pour l’or ?

Les experts du Conseil de sécurité des Nations unies le recommandent. Ils y travaillent même depuis plusieurs années. Rien n’a encore abouti de manière officielle. En plus des phénomènes de contrebande, laquelle sert parfois à financer l’effort de guerre, l’origine de l’or est particulièrement difficile à contrôler : il peut être fondu et refondu, à l’infini… Vu la porosité des frontières, le manque de moyens de contrôle dont disposent les Etats africains, la corruption ambiante, le caractère instable ou kleptocrate de certains régimes (République démocratique du Congo, République centrafricaine, Guinée, pour ne citer que ces pays-là), on peut raisonnablement estimer qu’un quart, voire un tiers de la production totale issue de l’orpaillage africain – estimée à 50 tonnes – est exfiltrée par des réseaux de contrebande. Ces réseaux, qui alimentent les marchés asiatiques, européens et américains de l’or, parviennent aussi à détourner parfois une part significative de la production issue de l’extraction industrielle, comme en Afrique du Sud. En 1996, le gouvernement de Pretoria recherchait ainsi en Suisse plus de 7 tonnes d’or (soit une valeur actuelle avoisinant une centaine de millions de dollars) qui avaient été acheminés clandestinement vers l’entreprise suisse de raffinage Metalor. Le manque à gagner pour les Etats africains est considérable.

L’Afrique produit beaucoup d’or, mais reste pauvre. Pourquoi ?

Plus de 80% des sites aurifères ouest et centrafricains de grande envergure sont aujourd’hui aux mains d’une poignée de multinationales, qui prétendent avoir découvert les gisements, alors que la quasi-totalité de ces derniers était déjà connue des orpailleurs locaux depuis bien longtemps. Les réformes des codes miniers mis en place dans la plupart des pays africains producteurs depuis la fin des années 1980, sous la pression des institutions financières internationales (FMI, Banque mondiale), ont conduit à privilégier les grandes compagnies d’extraction étrangères, aux dépens des petites sociétés minières d’État et, surtout, des mineurs artisanaux, qui pouvaient autrefois justifier de permis d’exploitation.
Le secteur de l’or reste très opaque et la question de la redistribution des revenus se pose, comme l’indique Oxfam. Un exemple : en dix ans, le Mali est devenu le troisième exportateur d’or en Afrique, après l’Afrique du Sud et le Ghana. Ses exportations d’or ont triplé, dépassant les 56 tonnes en 2006. Dans le même temps, le pays a dégringolé dans l’Indice de développement humain des Nations unies, tombant dans la catégorie des trois Etats les plus pauvres du monde. Les richesses sont mal redistribuées. Où vont les profits ? Où s’envole l’or ? Même les fonctionnaires maliens et responsables officiels du secteur des mines ont toutes les peines du monde à obtenir des informations complètes et transparentes de la part des grandes firmes occidentales sur les conditions d’extraction des ressources aurifères nationales. La campagne “ Publiez ce que vous payez ”, soutenue par trois cents ONG dans le monde entier, a pour principal objectif d’aboutir à ce que les compagnies extractives (pétrole, gaz et ressources minières) publient, de façon systématique et transparente, le montant des taxes et redevances de toute nature qu’elles versent aux États.

consulter l’article sur le Afrika.com

www.afrik.com, 16/10/2007
L'or sale

Le Mali a beau être le troisième pays exportateur d’or en Afrique, il reste parmi les trois Etats les plus pauvres au monde. Ce paradoxe est dénoncé par Oxfam France-Agir Ici et l’association Survie dans l’ouvrage « L’or africain, pillages, trafics et commerce international », publié le 12 octobre.

Ce livre de la collection “Dossiers noirs” démontre les pratiques illégales des exploitations aurifères, bien que 80 % des gisements africains soient exploités par des multinationales soutenues par de grands établissements financiers, dont la Société générale et la Banque mondiale. Reprenant l’enquête entamée par François-Xavier Verschave, décédé en juin 2005, Gilles Labarthe montre l’opacité de ces firmes : « Il est très difficile de trouver des chiffres lisibles sur la quantité d’or effectivement produite et sur la répartition des ressources ». Des revenus qui ne profitent pas aux populations locales, les gouvernements africains, souvent corrompus, ne parvenant pas à obtenir le paiement correct des taxes d’exploitation et des royalties. « On peut estimer qu’un quart de la production totale issue de l’orpaillage africain est exfiltré par des réseaux de contrebande », affirme Gilles Labarthe. Le Gafi (Groupe d’action financière sur le blanchiment de capitaux) considère d’ailleurs que l’or est un des principaux vecteurs de blanchiment d’argent dans le monde.

Afin d’obtenir des entreprises qu’elles publient le montant des taxes et redevances qu’elles versent aux Etats dans lesquels elles sont présentes, 300 ONG à travers le monde se sont rassemblées dans la campagne « Publiez ce que vous payez ». Parallèlement, Oxfam America a lancé la campagne « No dirty gold » pour exiger davantage de traçabilité dans le commerce de l’or. Effectivement, aucune certification internationale d’origine n’existe pour le moment pour le métal jaune. « L’or propre n’existe pas aujourd’hui », rappelle Luc Lamprière, directeur d’Oxfam France-Agir Ici. D’autant moins que l’extraction est aussi une activité très polluante : l’usage de cyanure est à l’origine d’une proportion importante de fausses couches et d’une mortalité infantile très élevée dans les villages africains environnants les mines.

Claire Alet-Ringenbach
Alternatives économiques, 15/10/2007
Révélations d’un journaliste suisse : La Banque mondiale associée au pillage de l’or africain

Derrière son apparence de partenaire privilégié au développement de l’Afrique, la Banque mondiale cache une identité plutôt opaque. C’est ce que révèle un journaliste suisse dans un livre-enquête, intitulé «L’or africain», et qui est paru le samedi dernier à Paris. Selon l’auteur Gilles Labarthe, l’institution financière internationale occupe un rôle de premier choix dans l’exploitation de l’or du continent. A savoir, le financement des multinationales occidentales et sud-africaines par le bais de transactions douteuses. En moins de vingt ans, écrit-il, «la Banque mondiale, qui représente le plus gros investisseur dans l’extraction de l’or africain, a propulsé une poignée de multinationales américaines, canadiennes, anglaises sud-africaines ou australiennes à la tête des richesses aurifères du continent noir.»

Au total, plus de 80% des gisements d’or africain sont aujourd’hui entre les mains des compagnies privées. Ces multinationales ont pour nom Newmont Mining (Etats- Unis), Anglo Gold (Afrique du Sud), Burrick Gold (Canada), etc. Le comble, c’est que la Banque mondiale collabore avec ces sociétés dans le plus grand secret, car leurs noms sont souvent liés à des réseaux mafieux. D’où l’opacité de son rôle. Gilles Labarthe rapporte dans son livre les difficultés qu’il a eues à obtenir des informations à Washington et à Paris, au cours de son enquête.

L’institution financière a mis en place une batterie de mesures «pour décourager les chercheurs et les journalistes d’investigation». A chaque fois, dit le journaliste, les réponses sont les mêmes : «Manque d’informations», «manque de concertation». En tous cas, son enquête lui a permis de découvrir que c’est des dizaines de millions de dollars américains que la Banque mondiale prête à ces firmes, «dont le conseil d’administration associe hommes d’affaires poursuivis par la justice américaine et directeurs de sociétés privées ayant versé dans le trafic d’armes».

Le journaliste s’est particulièrement intéressé à la division Oil, Gas, Mining de la Banque mondiale. Officiellement, cette division travaille sur des projets de développement dans les pays du Sud et de l’Est. Mais en réalité, «tous (les projets) concernent l’exploration stratégique et l’extraction de pétrole, de gaz ou de métaux précieux. L’or entre autres».

Dans cette enquête, Gilles Labarthe s’attache à dévoiler les «dysfonctionnements chroniques et les aspects opaques de l’exploitation de l’or», en partant de l’exemple de la mine d’or de Sadiola, dans la région de Kayes au Mali. Il écrit : «Des pays comme le Mali devaient profiter des principes de «bonne gouvernance pour assainir leur économie. La réforme des codes miniers et la privatisation du secteur dictées au début des années 1990 par la Banque mondiale et le Fonds monétaires international (Fmi) ont eu l’effet inverse : Elles ont cautionné une gestion opaque des gisements aurifères. Le gouvernement malien corrompu, n’arrive pas à obtenir des multinationales le paiement correct des taxes d’exploitation et des royalties. Les contrats miniers sont tenus secrets, l’information sur la gestion des sites d’extraction de l’or, hors de portée des fonctionnaires africains, les administrateurs locaux écartés du monde des affaires.» La semaine dernière à Paris, lors d’une conférence de presse de présentation du livre, l’auteur a déclaré que la part des recettes d’exploitation qui revient à des pays comme le Mali a été «minorée à l’extrême» (20%).

Il a également soutenu que si on s’intéresse tant à l’or africain, c’est parce que la main d’œuvre africaine est «très bon marché», «les mouvements syndicaux vite réprimés», et «les normes environnementales pas appliquées ou peu contraignantes».

Blanchiment d’argent, paradis fiscaux, part de la Françafrique dans l’exploitation de l’or du continent noir sont les autres points abordés par l’auteur dans son livre. Gilles Labarthe dénonce également les conséquences de l’exploitation de l’or, à Sadiola notamment : maladies respiratoires, pollution de l’eau, etc. Un exemple de la gravité de la situation dans cette commune : quatre femmes sur cinq font une fausse couche.

«L’or africain» de Labarthe est l’aboutissement d’une enquête qui avait été commencé par l’ancien président de l’association Survie, le grand «opposant» de la Françafrique, François- Xavier Verschave, mort il y a deux ans.

Par Thierno DIALLO - Correspondant à Paris
Le quotidien (Sénégal), 15/10/2007
Interview radio

« Ce qui est frappant, c’est l’écart entre les bénéfices records réalisés par les compagnies minières, et l’appauvrissement des pays producteurs comme le Mali. »

On parle beaucoup de l’exploitation du pétrole ou du diamant en Afrique, on parle beaucoup moins du commerce de l’or. Pourtant chaque année, l’Afrique produit un quart de tout l’or mondial, ce qui représente un marché de 17 milliards de dollars par an, au moment où le cours de l’or est à la hausse. Mais qui profite vraiment du métal jaune ? Les Africains ou les compagnies minières internationales ? L’analyse de Gilles Labarthe, journaliste suisse. Il vient de publier « L’or africain, pillages, trafics, et commerce international » aux éditions Agone.

Ecouter l’interview (4 min) sur le site de RFI

Propos receuillis par Christophe Boisbouvier
RFI, 12/10/2007
Comment l’or ruine les Africains

L’Afrique détient la moitié des réserves d’or mondiales. Ses populations n’en voient pas la couleur. Le journaliste Gilles Labarthe publie un livre enquête sur ce commerce aussi juteux qu’opaque.

HD. Vous présentez un continent ruiné par ce précieux métal. Comment est-ce possible ?

Gilles Labarthe. Dans l’histoire, l’Afrique est le continent qui a produit le plus d’or, particulièrement sous l’occupation coloniale. On constate aussi que les trois plus grands producteurs l’Afrique du Sud, l’exZaïre et le Ghana ont été totalement verrouillés par l’Occident pour servir de bastions anticommunistes pendant la guerre froide. Si l’on fait le bilan de cette période de domination, on dépasse les 888 milliards d’euros d’or extrait ! Encore aujourd’hui, l’or ruine l’Afrique par la pollution que son exploitation génère : pour 1 kg d’or, 300 tonnes de minerai doivent être traitées avec du cyanure. Déversé en grande quantité, il pollue les nappes phréatiques et atteint la santé des populations. Au Mali et sur d’autres sites, on a observé une multiplication des cas de paralysie, de cécité, de fausses couches. L’Afrique est ruinée par cette pollution, d’autant que les coûts d’une dépollution seraient mirobolants et à la charge des gouvernements africains puisque les multinationales se défilent.

HD. Vous décrivez un pillage organisé au niveau international.

G. L. Aujourd’hui, 80 % des gisements d’or en Afrique sont aux mains de multinationales. Les plus importantes sont AngloGold (Afrique du Sud), Barrick Gold (Canada) et Newmont Mining (USA). Toutes ont reçu des prêts de la Banque mondiale et des grandes banques transnationales. L’or en Afrique est en effet considéré comme le placement le plus profitable qui soit : la main-d’œuvre et les coûts de production sont parmi les moins chers du monde. La BM a expliqué que cela servirait le développement des pays africains. Son discours a été depuis largement démonté : là où un grand site minier emploie 800 à 1 000 locaux, le soutien à une filière agropastorale peut profiter à des millions de personnes. Le discours de la BM tient d’autant moins que la réforme des codes miniers imposée à la fin des années 1980 réduit la participation des États africains à 20 % ou moins.

HD. Quels sont les pays les plus touchés ?

G. L. Ce sont le Mali, le Ghana et la Tanzanie, qui ont en commun d’être très pauvres, avec une main-d’œuvre sous-payée et des syndicats systématiquement réprimés. AngloGold le reconnaît sans complexe : son site de Morila, au Mali, est le plus rentable de ses 23 sites miniers dans le monde. C’est dur à entendre pour les Maliens : depuis 10 ans que l’exploitation à grande échelle a commencé, leur pays est tombé dans les trois plus pauvres du monde !

HD. Qui achète cet or ?

G. L. Dans un premier temps, ce sont les grandes banques transnationales, celles qui ont prêté de l’argent, souvent pour une production gagée à l’avance. Ensuite, il y a différents marchés de l’or, à New York, Londres, Zurich ou Dubaï. Les pays qui en consomment le plus sont l’Inde, les États-Unis, l’Europe et la Chine. Environ 15 % partent en lingots, mais la majorité (80 %) va à la bijouterie.

HD. Sur ce point, ne peut-on pas faire un parallèle avec les « diamants de la guerre » ?

G. L. Oui, la situation est assez similaire. L’or est très malléable et passe facilement les frontières. La région des Grands Lacs est particulièrement concernée : à partir de 1997 et de la chute de Mobutu, on a assisté à une explosion de la contrebande via l’Ouganda et le Rwanda, et au développement de mouvements armés locaux. Ceux-ci financent l’effort de guerre par la vente de l’or. La situation est également préoccupante en Afrique de l’Ouest. Des enquêtes ont montré que l’or produit au Bénin était exfiltré clandestinement à Lomé (Togo) avant d’atteindre l’Europe par des réseaux libanais et pakistanais. Sur une production d’orpaillage estimée à 50 tonnes par an en Afrique, près du tiers, voire la moitié échappe aux caisses de l’État, soit plusieurs milliards de dollars. Depuis des années, la question d’un système de traçabilité international est posée, mais c’est un secteur très opaque. Ainsi, des enquêteurs de l’ONU se sont penchés sur une filière ougandaise (ce pays était devenu en quelques années un gros producteur d’or alors qu’il a peu de réserves, l’or venait en fait de RDC). Ils se sont aperçus que les principaux clients de cette filière venaient de Suisse, qui compte cinq entreprises de raffinage parmi les plus cotées au monde. Quand les enquêteurs ont questionné l’une de ces sociétés, elle a répondu que son fournisseur lui avait certifié l’origine « honnête » de l’or. Une autre difficulté tient au fait que ces entreprises ont des relais dans des milieux très influents. En 2006, le Conseil de sécurité de l’ONU souhaitait sanctionner ladite société suisse. Des pressions l’en ont finalement dissuadé.

HD. Comment lutter contre ce pillage ?

G. L. Tout l’enjeu est d’obtenir une plus grande transparence à tous les stades : de la mine aux banques. De plus en plus d’ONG s’y emploient via des campagnes telles que « Publiez ce que vous payez » ou « Non à l’or sale ! ». Leurs enquêtes montrent qu’au sein même des gouvernements africains, les contrats ne sont pas connus. Si le gouvernement ne peut pas contrôler ce qui se passe sur son propre territoire, comment savoir la quantité réelle d’or extraite et donc les revenus générés ?

Charlotte·Bozonnet
L'Humanité dimanche, 11/10/2007
L’Afrique malade de son or

Un livre-enquête dénonce le commerce opaque de l’or en Afrique et en particulier les dégâts environnementaux et sanitaires que provoquent les gisements aurifères sur les populations locales. Rencontre.

Le film «Blood Diamond» en janvier 2007 fustigeait le sanglant trafic de diamants en Sierra Leone. Aujourd’hui, c’est une enquête choc, «L’Or africain» du journaliste suisse Gilles Labarthe qui épingle le désastre engendré par l’extraction de l’or sur le continent africain

Quels sont les principaux enseignements que l’on peut tirer de votre enquête ?

Le commerce de l’or génère d’énormes profits pour les multinationales. Les trois plus importantes, l’Anglogold (Afrique du Sud), la Barrick Gold (Canada) et la Newmont Mining (Etats-Unis) dégagent d’importants bénéfices grâce à la main d’œuvre très bon marché et grâce aux cours très élevé de l’or. Mais ce business provoque également de graves dégâts sur la santé des locaux et sur l’environnement des sites. On a constaté une hausse importante de diverses pathologies à cause du cyanure et du mercure utilisés pour détacher les paillettes d’or de la roche. Ces produits se déversent dans les nappes phréatiques et provoquent des maux comme la cécité, des paralysies. Par exemple dans deux villages de Sadiola, un important site minier au Mali, 4 femmes sur 5 font des fausses couches.

Comment stopper les dégâts provoqués par l’extraction de l’or ?

On pourrait déjà faire payer aux entreprises le coût de la dépollution évalué à 16 milliards de dollars, ce qui rendrait les bénéfices beaucoup moins importants. La question du respect des normes édictées est fondamentale. Le Conseil de sécurité de l’ONU travaille à l’élaboration d’une charte semblable à celle déjà en vigueur pour les diamants. Mais le commerce de l’or est très opaque et il existe de nombreux intermédiaires entre l’extraction et la vente, ce qui rend la traçabilité du produit complexe.

Avez-vous connu des difficultés ?

Il est assez délicat de réaliser ce type de travail car les autorités ne donnent pas beaucoup d’informations. Il arrive même que les Etats ne possèdent plus les contrats qui autorisent les multinationales à exploiter leurs ressources. J’ai passé beaucoup de temps à interroger les filières en Suisse et en France, principaux pays où est commercialisé l’or et où se trouvent les banques qui financent ce business mondial. Sur le terrain, j’ai passé du temps avec les villageois, les responsables d’ONG et aussi dans les halls des grands hôtels, antichambre du marché noir de l’or.

Propos recueillis par Vincent Fertey
Le Figaro, 11/10/2007
Exploitation de l'or en Afrique : Une bombe à retardement
Selon une dépêche de l’AFP, l’exploitation de l’or par les multinationales serait un vecteur important de la pollution des nappes phréatiques dans les régions concernées. C’est ce qui ressortirait d’une étude du journaliste suisse, Gilles Labarthe, auteur de « L’or africain », aidé pour cela par l’ONG Oxfam France-Agir ici et l’association Survie.

L’utilisation du cyanure et du mercure dans le processus de purification du métal précieux, a provoqué une pollution très inquiétantes des nappes phréatiques. Ainsi, dans certaines zones au Mali, 4 femmes enceintes sur 5 font une fausse couche.

Le coût de la dépollution se monterait à 16 milliards de dollars qui seraient mis à la charge des États, lesquelles « touchent déjà qu’une portion congrue des revenus générés par l’or extrait de leurs sols » affirme l’AFP.

Selon Gilles Labarthe « 80% des plus gros gisements africains sont aux mains des multinationales ». Il dénonce l’exploitation des gisements par « une poignée de firmes occidentales soutenues par la Banque mondiale - ne se privent guère, en effet, d’exploiter l’or africain et de bouleverser le mode de vie des populations locales : cadences infernales, normes de securité inexistantes, mouvements syndicaux réprimés, pollution catastrophique, etc. »

Le journaliste pointe aussi du doigt les conflits armés qui « sont directement alimentés par le trafic de l’or », notamment en République Démocratique du Congo. L’étude met aussi en avant ces multinationales « liées a des trafiquants d’armes, à la famille Bush, à la CIA ou au lobby nucléaire ». Ces trafics se retrouvent « au Mali, au Ghana, en Tanzanie, en Afrique du Sud ». Il ajoute que ces firmes « sont si puissantes que l’ONU renonce à les sanctionner », le tout sous fonds de paradis fiscaux et de paupérisation grandissante de la plupart de ces pays.

Plusieurs voix s’élèvent en Afrique et dans le monde pour exiger un meilleur contrôle de ces exploitations aurifères.
www.afriquenligne.fr, 10/10/2007
L’Afrique produit le quart de l’or mondial mais n’en tire pas des dividendes

Gilles Labarthe, journaliste et ethnologue suisse, auteur d’un livre-enquête intitulé ‘‘_L’or africain : pillages, trafics et commerce international_’’ s’est dit consterné par la faiblesse des ressources financières que le continent africain tire de l’exploitation de « son » or, au regard du volume extrait tous les ans des mines aurifères.

« Plus de 34 pays africains produisent de l’or réalisant une production totale de plus de 600 tonnes d’or par an ; soit environ le quart de la production annuelle mondiale », a t-il révélé en marge de la sortie, mardi à Paris, de son ouvrage.

Pour Labarthe, l’Afrique aurait pu tirer un réel bénéfice de l’exploitation aurifère qui mobilise, sur une bonne partie du continent, de grandes multinationales. Mais se désole t-il, « c’est le contraire qui se produit actuellement ».

« L’Afrique est de plus en plus convoitée par les multinationales d’extraction. Outre les réserves d’or importantes, la part des recettes d’exploitation qui revient à l’Etat a été minorée à l’extrême, à 20 %, voire même à 0 % », dénonce t-il.

Alors qu’au même moment, estime l’auteur, « la marge de bénéfice réalisée par les grandes compagnies minières occidentales est plus importante que dans n’importe quel autre endroit au monde ».

Il faudrait, à cela, ajouter, selon lui, des conséquences sociales et environnementales avec notamment la présence « d’une main d’œuvre africaine à bon marché », des « mouvements syndicaux vite réprimés », mais aussi et surtout « des normes environnementales pas appliquées ou peu contraignantes » avec les « activités polluantes des trois principales multinationales d’extraction présentes sur le continent ; AngloGold (Afrique du Sud), Barrick Gold (Canada) et Newmont Mining (USA) ».

Ces multinationales, ainsi que d’autres compagnies moins cotées sont, à en croire Gilles Labarthe, à l’origine de « déversements d’eaux polluées, d’intoxications au cyanure, de déplacements massifs de populations ».

Autant de causes de « ravages sociaux et environnementaux » pour la réparation desquels, l’auteur de « l’or africain : pillages, trafics et commerce international », se demande « qui va payer la facture » ? .

Gilles Labarthe en conclut que « la somme des dégradations et atteintes à la santé (qui en découlent) va ruiner les régions productrices ».

Un rapport américain estime à quelques 55 milliards de dollars, la somme à injecter dans ces régions, pour réparer les dégâts causés par cette « exploitation anarchique et incontrôlée » de l’or.

consulter l’article sur le site de l’APA

APA (Agence de Presse Africaine), 9/10/2007
Une enquête dénonce le désastre pour l'Afrique de l'exploitation de son or
L’exploitation des mines d’or africaines par les multinationales et son cortège de pollutions menacent gravement la santé des populations locales, sans permettre aux pays de sortir de la pauvreté, dénonce un livre-enquête présenté mardi à Paris.

"C’est une bombe à retardement écologique", assure le journaliste suisse, Gilles Labarthe, auteur de "L’or africain", publié en collaboration avec l’ONG Oxfam France-Agir ici et l’association Survie.
"La somme des dégradations écologiques et des atteintes à la santé provoquées par l’exploitation des mines d’or à ciel ouvert va ruiner les régions productrices pour des générations à venir", explique-t-il.
Les nappes phréatiques sont notamment polluées par le cyanure et le mercure, utilisés pour purifier le minerai. "Ces pollutions entraînent des cas de paralysie, de cécité, et de nombreuses fausses couches", indique M. Labarthe.
Dans deux villages de la région de Sadiola (sud-ouest du Mali), un des principaux sites miniers du pays, quatre femmes enceintes sur cinq font une fausse couche, a précisé Kaou Sissoko, secrétaire général de l’Association des ressortissants de la commune de Sadiola en France.
Pour dépolluer tous les sites aurifères en Afrique, il faudrait dépenser environ 16 milliards de dollars, avance M. Labarthe qui craint que ce fardeau financier ne retombe sur les épaules des Etats, qui ne touchent déjà qu’une portion congrue des revenus générés par l’or extrait de leurs sols.
Le continent africain détient la moitié des réserves d’or mondiales identifiées, et assure actuellement un quart de la production annuelle mondiale, avec 600 tonnes extraites.
Mais "80% des plus gros gisements africains sont aux mains des multinationales" qui y font une grosse marge de bénéfice en raison également de "la main d’oeuvre très bon marché", et "des cadences de travail imposées aux ouvriers", explique Gilles Labarthe.
Les trois principales compagnies sont l’AngloGold (Afrique du sud), Barrick Gold (Canada) et Newmont Mining (USA), toutes financées par de grandes banques comme l’Union des Banques suisses (UBS) ou la française Société générale.
En septembre, la Fédération internationale des ligues des droits de l’Homme (FIDH) avait souligné que l’exploitation de l’or au Mali, devenu depuis 2003 le troisième producteur africain de métal jaune, n’avait pas permis "au Mali de sortir de la pauvreté".
L’or peut également servir à financer des mouvements armés, comme en République démocratique du Congo, souligne le journaliste, qui plaide pour une plus grande transparence sur l’origine de l’or, tout en reconnaissant que sa traçabilité est plus compliquée que pour le diamant. "Il est extrêmement malléable, il peut être fondu, et refondu", explique-t-il.
AFP, 9/10/2007

Le tout nouveau livre du journaliste suisse Gilles Labarthe, cofondateur de l’Agence de presse Datas à Genève et auteur de Togo, de l’esclavagisme au libéralisme mafieux, sortira en librairie le 13 octobre prochain. En prélude à sa sortie et compte tenu de l’importance du sujet qui y est abordé, l’association de la presse panafricaine (APPA) et les Ong Survie et Oxfam France- Agir Ici organisent le 09 octobre 2007 au Centre d’Accueil de la Presse Etrangère (CAPE) à Paris, une conférence de presse de présentation de l’ouvrage, en présence de l’auteur. Le livre est une enquête sur l’exploitation de l’or dans les pays africains. Il s’inscrit dans le prolongement des recherches entreprises entre 2003 et 2006 par le défunt François Xavier Verschave, ancien président de Survie et les enquêtes de la documentariste Camille de Vitry, auteur de « Le prix de l’or », un film sur l’extraction de l’or au Mali, ses conséquences sur les populations riveraines des sites miniers et la mobilisation de la société civile.

Dans l’or africain, pillage, trafics et commerce international, Labarthe met à nu les aspects occultes de l’exploitation des ressources aurifères de l’Afrique notamment les détournements plus ou moins légaux et les consé- quences désastreuses de l’extraction du minerai sur l’environnement, les conditions socio-économiques et la santé des populations. Il s’y attache aussi à dévoiler les dysfonctionnements chroniques de cette exploitation des ressources minières et le rôle des multinationales européennes et américaines dans le pillage des richesses du continent africain. L’auteur s’attache également à mettre en exergue la lutte menée en Afrique et dans le monde par les organisations de la société civile qui s’opposent à une exploitation incontrôlée des ressources minières pour exiger une transparence systématique de la part des compagnies extractives. L a Françafrique et les multinationales qui ont ruiné et fragilisé le continent africain à travers les pillages, les trafics de toutes sortes et les conflits armés, ne sont pas non plus épargnés. Un livre procès qui dérangera sans doute certains milieux occidentaux et leurs suppôts africains.

Voir l’article sur www.tamtaminfo.com

tamtaminfo.com, 28/09/07
Le jeudi 26 mai 2011    Genève (Suisse)
Rencontre avec Gilles Labarthe, « Sarko l'Africain »

À propos du livre Sarko l’Africain où l’ethnologue et journaliste suisse Gilles Labarthe démontre que le président actuel est tout aussi compromis en Françafrique que ses prédécesseurs : à quand une véritable démarche démocratique ?

> Gilles Labarthe a publié aux éditions Agone :
L’Or africain. Pillages, trafics & commerce international (2007)
Le Togo, de l’esclavage au libéralisme mafieux (2005)

18h. Librairie Payot Chantepoulet, 5 rue Chantepoulet
Informations : 022 731 89 50
chantepoulet@payot.ch

Le dimanche 19 octobre 2008    Genève (Suisse)
L'or et l'éthique, duo impossible ?

Dans le cadre des Ethyical fashion days

Gilles Labarthe, participe au débat « L’or et l’éthique, duo impossible ? »
11h. Maison communale de Plainpalais, rue de Carouge 52

Informations : www.ethicalfashiondays.ch

Le samedi 18 octobre 2008    Saint-Etienne (42)
Rencontre avec Gilles Labarthe

dans le cadre du Salon de l’Autre livre organisé par la CNT 42

Rencontre avec Gilles Labarthe autour de son livre L’Or africain

15h. Salle Sacco & Vanzetti, Bourse du Travail (cours Victor Hugo)
Information : 04 77 25 78 04 (répondeur)
salonautrelivre@no-log.org

Le mardi 1 juillet 2008    Lausanne-Flon (Suisse)
Rencontre L'Or africain

dans le cadre des rencontres mensuelles d’ATTAC Vaud,
rencontre-débat avec Gilles Labarthe, auteur de L’Or africain

20h. Pôle Sud, Av JJ Mercier 3

Informations : vaud@attac.org Tél : 021 625 34 44
www.local.attac.org

Le vendredi 20 juin 2008    Lausanne (Suisse)
Rencontre L'Or africain

Dans le cadre du Festival mondial de la Terre organisé par l’association Nicefuture.com

Rencontre-débat « Luxe et l’éthique : duo impossible ? » avec Gilles Labarthe,
auteur de L’Or africain
en présence de Veerle van Wauwe (Transparence), Guido Palazzo (professeur d’éthique à la HEC Lausanne) et Danièle Gosteli (Amnesty International)

19h45–21h. Esplanade de Montbenon

Informations : info@NiceFuture.com
www.nicefuture.com

Du mercredi 30 avril au dimanche 4 mai 2008    Genève (Suisse)
Salon international du livre et de la presse

Palexpo, stand des éditeurs diffusés par Zoé
www.salondulivre.ch
Signature de Gilles Labarthe, auteur de L’Or africain les samedi 3 et dimanche 4 mai à 14 heures.

Le mardi 29 avril 2008    Valence (26)
Projection-débat avec Gilles Labarthe

Pillages des ressources et criminalité internationale : L’or du Mali
20h30. Cinéma Le Navire, 9 boulevard d’Alsace

> Projection Le Prix de l’or (réalisé par Camille de Vitry) suivie d’un débat avec Gilles Labarthe

Informations : lenavirevalence@wanadoo.fr

Le vendredi 18 avril 2008    Grenoble (38)
Conférence-débat avec Gilles Labarthe

Conférence-débat : La face cachée du franc CFA
organisée par L’Association des Etudiants Maliens de Grenoble, Survie Isère et le CIIP

17h. Maison des associations, 6 rue Berthe de Boissieux
(croisement rue Berthe de Boissieu – cours Gambetta, proche trams A, B et C).
Avec Nicolas Agbohou (économiste)

Le jeudi 3 avril 2008    Sigean/Narbonne (11)
Projection-débat avec Gilles Labarthe

20h30. Cinéma des Corbières, Place de la Liberté

Projection du film « Quand le silence est d’or » d’Alexandra Sicotte-Lévesque (Canada) suivie d’un débat avec Gilles Labarthe et Marie Mazalto (chercheure au Groupe de Recherche sur les Activités Minières en Afrique)

en partenariat avec “Peuples Solidaires”
Contact : Paul 06 85 63 17 07

Le mercredi 2 avril 2008    Montpellier (34)
Projection-débat avec Gilles Labarthe

18h30. Espace Martin Luther King, 27 bd Louis Blanc (Tram Corum)

Projection du film Le Prix de l’or de Camille de Vitry, suivie d’un débat avec Gilles Labarthe et Marie Mazalto (chercheure au Groupe de Recherche sur les Activités Minières en Afrique)

en partenariat avec le Centre de Documentation Tiers Monde/ RITIMO
Contact : Maguy 09 75 68 75 77

Le mardi 1 avril 2008    Nîmes (30)
Projection-débat avec Gilles Labarthe

Dans le cadre de la campagne lancée par Les amis de la terre et le Secours catholique
Banque européenne d’investissement : L’Europe mine l’Afrique

20h. Maison du Protestantisme, 3 rue Claude Brousson
Projection du film « Quand le silence est d’or » d’Alexandra Sicotte-Lévesque (Canada) suivi d’un débat avec Gilles Labarthe et Marie Mazalto (chercheure au Groupe de Recherche sur les Activités Minières en Afrique)

À l’initiative du CADTM et Survie, avec le soutien d’Action Solidarité (Peuples solidaires) Bagnols, ATTACGard Nîmes, LDH, Réseau Sortir du nucléaire, Re-Sources d’Yvoir, UDCGT30

Le vendredi 21 mars 2008    Rennes (35)
Projection-débat avec Gilles Labarthe

organise par Survie 35

20h30. Maison du Champs de Mars (salle Gune), 6 cours des Allies
Projection du film « Le prix de l’or » de Camille de Vitry suivie d’un débat avec Gilles Labarthe
Information : survie35@gmail.com

Le jeudi 20 mars 2008    Brest (29)
Projection-débat avec Gilles Labarthe

19h30. Maison de quartier de Lambezellec
(à côté de l’IFAC-CFA et de la piscine de Buisson)
Projection du film « Le prix de l’or » de Camille de Vitry suivie d’un débat avec Gilles Labarthe
Informations : 06.86.91.57.58
survie-brest@sympa.infini.fr

Le mercredi 19 mars 2008    Lannion (22)
Projection-débat avec Gilles Labarthe

« L’or du Mali le moins cher du monde… mais à quel prix ? »

20h. Salle Jean Savidan, 19 rue Jean Savidan
Projection du film « Le prix de l’or » de Camille de Vitry suivi d’un débat avec Gilles Labarthe

Le mercredi 27 février 2008    Besançon (25)
Rencontre avec Gilles Labarthe

Organisée par Survie Franche Comté
19h. Projection d’extraits de “Le prix de l’or” film de Camille de Vitry
20h. Intervention de Gilles Labarthe à la faculté de Droit de Besançon, amphitéâtre Cournot
Campus universitaire de la Bouloie (bus 7 ou 8)

Le vendredi 8 février 2008    Annecy-le-Vieux (74)
Rencontre avec Gilles Labarthe

Organisée par les AMD, les Amis du Monde Diplomatique de Haute Savoie
20h. MJC des Carrés, avenue des Carrés
Information : Laurent Treicher
tél : 04 50 64 10 88
tresages@gmail.com

Le jeudi 31 janvier 2008    La Chaux-de-Fonds  (Suisse)
Rencontre avec Gilles Labarthe

organisée par le Club 44 – Centre du culture, d’information et de rencontre
20h. 64, rue de la Serre

Informations : +41 (0)32 913 45 44
www.club-44.ch

Le vendredi 25 janvier 2008    Saint Julien en Genevois (74)
Rencontre avec Gilles Labarthe

Organisée par Survie 74
20h. L’Arande, Maison des activités
Information : 04 50 75 07 54
marcreymond@tele2.fr

Le mercredi 23 janvier 2008    Toulouse (31)
Projection-débat avec Gilles Labarthe

projection du film de Camille Vitry, « Le prix de l’or »
organisée par “Survie Midi Pyrénées“http://survie31.over-blog.com et la librairie Terranova

20h. Salle Osette, 6 rue du Lieut-Col Pelissier

Le mardi 22 janvier 2008    Pessac (33)
Rencontre avec Gilles Labarthe

“L’Afrique peut elle être encore pillée…”
Organisée par Survie Gironde et l’IEP
16h. IEP – Sciences Po Bordeaux, Domaine Universitaire
Information : 05 56 84 42 52

Le lundi 21 janvier 2008    Bordeaux (33)
Rencontre avec Gilles Labarthe

Organisée par Survie Gironde et L’Athénée libertaire

20h30. Librairie du Muguet, Athénée libertaire
7 rue du Muguet
librairiedumuguet@no-log.org
www.atheneelibertaire.net
Survie Gironde

Le jeudi 13 décembre 2007    Montreuil (93)
Rencontre-débat avec Gilles Labarthe

Débat « Banque européenne d’investissement et financement du secteur minier : quel rôle pour les ONG ? » organisé par Les Amis de la Terre

14h30. Les Amis de la Terre, 2B rue Jules Ferry
Montreuil, métro Croix de Chavaux (ligne 9)

avec Anne-Sophie Simpere (chargée de campagne Responsabilité des acteurs financiers aux Amis de la Terre), Isabelle Gourmelon (chargée de mission Mines à la FIDH) et Francis Perrin (Amnesty International)

Le mardi 11 décembre 2007    Lyon 8 (69)
Projection-débat avec Gilles Labarthe

organisée en partenariat avec le groupe Survie-Rhône
sur le thème « Pour qui brille l’or africain ? »
avec Camille de Vitry (réalisatrice du documentaire Le prix de l’or)
20h. MJC Montplaisir, 25 avenue des frères Lumière
(métro Sans Soucis)
Informations : survie69@wanadoo.fr
survie.69.free.fr

Le samedi 24 novembre 2007    Perpignan (66)
Projection-débat avec Gilles Labarthe

dans le cadre de la semaine de la solidarité internationale du 17 au 24 novembre en Languedoc Roussillon
Projection du film Le Prix de l’or organisée par l’association Survie Languedoc-Roussillon

16h-19h. Cinéma Rive gauche, débat avec les mineurs de Salsigne
Renseignement : survielr@wanadoo.fr
06 13 99 28 86 – 06 85 63 17 07

Le samedi 24 novembre 2007    Paris 18 (75)
Présentation de "L'Or africain"

organisée par l’Association des Ressortissants du cercle de Kéniéba dans le cadre de la 10e Semaine de la Solidarité Internationale

16h45. Olympic café, 20 rue Léon (M° Château Rouge ou Marcadet Poissonniers)

Précédée de la projection du film “Le Prix de l’or”

Renseignements : 06 88 66 93 20

Le vendredi 23 novembre 2007    Alès (La Grand-Combe) (30)
Projection-débat avec Gilles Labarthe

dans le cadre de la semaine de la solidarité internationale du 17 au 24 novembre en Languedoc Roussillon.
Projection du film Le Prix de l’or organisée par l’association Survie Languedoc-Roussillon
avec Gilles Labarthe, les mineurs de Salsigne, les mineurs de la Grand Combe et des représentants de Sadiola en France.

17h. Maison du mineur, Vallée Ricard
Renseignement : survielr@wanadoo.fr
06 13 99 28 86 – 06 85 63 17 07

Le jeudi 22 novembre 2007    Marseille 3 (13)
Rencontre avec Gilles Labarthe

Conférence-débat organisée par Labelvie
avec la projection du film de Camille de Vitry, “Le Prix de l’or”
19h30. Ateliers Labelvie, 36 rue Bernard
(métro Saint-Charles / Bus 49 A Circulaire Belle de Mai)
Informations : 06 20 88 60 69 (Cathy)
www.labelvie.com

Le mercredi 21 novembre 2007    Lille (59)
Rencontre avec Gilles Labarthe

Dans le cadre de la semaine de la solidarité internationale,
avec un représentant de l’ARCSF (association des ressortissants de la commune de Sadiola)
19h30. Halle au sucre, avenue du peuple Belge
Informations : survienord@club-internet.fr

Le samedi 10 novembre 2007    Montreuil (93)
Rencontre avec Gilles Labarthe

Rencontre organisée en soutien à l’Association des Ressortissants de la Commune de Sadiola en France, (participation libre), avec Camille de Vitry (réalisatrice du documentaire : “Le prix de l’or” ) et des représentants de l’ARCSF (Association des Ressortissants de la Commune de Sadiola en France)

14h30–19h00. Salle associative Place de la République (Métro Robespierre – ligne 9)
Informations : contact@survie-paris.org
voir le programme détaillé

Le mardi 6 novembre 2007    Genève (Suisse)
Conférence de Gilles Labarthe

à l’iniative de l’Institut universitaire d’étude sur le développement (IUED)
en présence de Gilles Carbonnier, professeur à l’IUED, spécialiste de l’économie politique des conflits armés.

18h30 à 20h. IUED (salle Aubert), 20, rue Rothschild
www.iued.ch

Le jeudi 18 octobre 2007    CAROUGE (Suisse)
Rencontre avec Gilles Labarthe

17h30. Librairie du boulevard
34 rue de Carouge – 1205 Carouge Genève
tel 00 22 328 70 54
www.librairieduboulevard.ch

Le mercredi 17 octobre 2007    LAUSANNE (Suisse)
Apéro-signature avec Gilles Labarthe

17h30. Librairie Basta Chauderon
Petit-Rocher 4, 1003
www.librairiebasta.ch

Le mardi 16 octobre 2007    Genève (Suisse)
Invitation Presse (L'Or africain)

à l’initiative du Club suisse de la Presse – Geneva Press Club
11h30. Club Suisse de la Presse, La Pastorale
Route de Ferney 106
Renseignement : 00 41 22 918 50 41
www.pressclub.ch

Le dimanche 14 octobre 2007    Avignon (13)
Projection-débat Pillage de l’or

L’association Surive 84 présentera le livre L’Or africain de Gilles Labarthe à l’occasion de la projection du documentaire “Le prix de l’or”
18h. Maison Alternative et Solidaire (5, rue des Teinturiers)

1e partie : les générations futures (52 mn)
2e partie : la folie des hommes (43 mn)

Chaque partie sera suivie d’un débat en présence de la réalisatrice Camille de Vitry

Renseignements : survie.84@free.fr

Le mardi 9 octobre 2007    PARIS 16 (75)
Invitation Presse (L'Or africain)

À l’initiative de l’APPA, les associations Survie et Oxfam France-Agir ici vous invitent à leur conférence de presse de présentation du nouveau Dossier noir n° 22 : L’or africain de Gilles Labarthe.

11h. Centre d’Accueil de la Presse Etrangère (CAPE) – Maison de Radio France (116, avenue du Président Kennedy)

En présence de :

Gilles Labarthe (auteur, journaliste cofondateur de l’agence Datas à Genève), Kaou Sissoko (secrétaire général de l’Association des Ressortissants de la Commune de Sadiola en France), Luc Lamprière (Directeur général d’Oxfam France-Agir ici), Olivier Thimonier (Chargé de communication de l’association Survie),

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Réalisation : William Dodé - www.flibuste.net
Graphisme : T–D