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Fischer, Anton (?-?). Ancien moine dominicain, professeur de lycée puis directeur d’un foyer de jeunes travailleurs en tant que membre du SPD * , Anton Fischer est nommé adjoint d’Otto Wels au commandement de Berlin le 15 novembre 1918. À la tête des troupes qui arrêtent le Conseil exécutif * le 6 décembre, il remplace Wels à la tête de la « kommandantur révolutionnaire » de la ville de Berlin (27 décembre-7 janvier 1919). Dans un livre publié à compte d’auteur en 1922, Die Revolutions-Kommandantur Berlin , il soulignera que sa tâche était, en novembre et décembre 1918, « de traquer et de pourchasser jour et nuit » Rosa Luxemburg * et Karl Liebknecht * . Source : Peuple trahi  ; Karl et Rosa ]
Fischer, Samuel (1859-1934). Né à Mikulás, en Autriche-Hongrie (aujourd’hui Liptovsky Mikulás, Slovaquie), Samuel Fischer s’installe en 1874 comme libraire à Vienne, puis en 1883 à Berlin où il fonde la maison d’édition Fischer-Verlag (1886). Il publie entre autres Thomas Mann, Stefan Zweig, et fait traduire Dostoïevski, mais son grand succès demeure Berlin Alexanderplatz de Döblin (1929). La Première Guerre mondiale interrompt les relations de la maison d’édition avec l’étranger et la production baisse fortement. Après l’arrivée au pouvoir des nazis et jusqu’à sa mort en 1934, la maison d’édition est menacée, mais son fondateur ne prendra jamais au sérieux les restrictions sur la liberté de presse et les lois antisémites. [Source : Le Chemin vers le bas ]
Flake, Otto (1880-1963). Né à Metz, Otto Flake étudie la philologie allemande, la philosophie et l’histoire de l’art à Strasbourg. Il appartient au cercle des jeunes écrivains alsaciens, regroupé autour de René Schickelé et Ernst Stadler. Pendant la Première Guerre mondiale, il travaille dans l’administration civile à Bruxelles et, en 1918, s’établit à Zurich et rejoint le cercle Dada. Sous la république de Weimar, il est collaborateur du Neuer Rundschau . En 1933, il signe, à la demande de son éditeur Samuel Fischer, un document assurant son dévouement à Hitler pour soutenir la maison d’édition, ce qui lui vaudra de vives critiques, notamment de la part de Thomas Mann, Bertolt Brecht et Alfred Döblin. Après la fin de la guerre, en 1945, Otto Flake sera nommé au conseil de la culture de Baden-Baden. Il reste un romancier apprécié pour sa production des années 1920 ( Ruland et Fortunat ) et un grand traducteur de Balzac et Stendhal. [Source : Le Chemin vers le bas ]
Francé, Raoul Heinrich (1874-1943). Né à Vienne (Autriche), savant reconnu, botaniste et microbiologiste, mais aussi illustrateur raffiné de revues de sciences naturelles. Raoul Heinrich Francé (ou Franzé) est considéré comme le fondateur de la biotechnologie. Il est le cofondateur, en 1907, de la Société de micrologie allemande dont il dirige, jusqu’en 1919, l’Institut de biologie. Il est l’auteur de très nombreux ouvrages de vulgarisation consacrés à la philosophie de la nature. [Source : Le Chemin vers le bas ]
Frankfurter Zeitung Q uotidien libéral démocrate fondé en 1856 par le banquier Leopold Sonnemann et Heinrich Rosenthal, il parut d’abord sous le titre de Frankfurter Geschäftsbericht . C’est seulement en 1859 qu’il prend le titre de Neue Frankfurter Zeitung . Interdit par le gouvernement prussien en 1866, il put reparaître sous le nom de Frankfurter Zeitung und Handelsblatt . Pendant la Première Guerre mondiale, le quotidien se prononça pour la paix en Europe et soutint dans les années 1920 la politique d’« apaisement » menée par Gustav Stresemann. En 1933, le nazisme contraignit le journal à se séparer de ses plumes les plus brillantes, telles celles de Siegfried Kracauer et Walter Benjamin. Le quotidien fut ensuite définitivement interdit par Hitler en août 1943. L’actuel Frankfurter Allgemeine Zeitung , qui se fonde sur l’héritage du premier, a réapparut le premier novembre 1949. [Source : Le Chemin vers le bas ]
Frank, Leonhard (1882-1961). Né à Würzburg (Basse-Franconie), proche de l’expressionnisme, figure inclassable de la littérature allemande, Leonhard Frank se définit lui-même comme un « socialiste sentimental et rebelle ». Après avoir grandi dans des conditions matérielles difficiles et exercé divers métiers, il publie son premier roman, Die Räuberbande (La Bande de brigands, 1914) qui lui vaut le prix Fontane. Au cours de la Première Guerre mondiale, il s’exile à Zurich en raison de ses convictions pacifistes. Au cours de son séjour en Suisse, il rencontre les fondateurs du Cabaret Voltaire et les premiers dadaïstes, en particulier Tristan Tzara et Hugo Ball. Il y publie son recueil de nouvelles Der Mensch ist gut (L’homme est bon, 1918), qui est un exemple typique de l’expressionnisme pacifiste. Pendant la révolution allemande, il est membre du conseil révolutionnaire de Munich. En 1923, écrivain indépendant, il est nommé vice-président du Pen-Club. Après la victoire des nazis, il reprend le chemin de l’exil : Suisse, Angleterre, France, États-Unis… Il devra attendre 1950 pour rentrer en Allemagne où il publie deux ans plus tard son chef-d’œuvre, Links, wo das Herz ist (À gauche, à la place du cœur), un roman autobiographique qui retrace sa traversée du siècle, de la bohème de Munich avant 1914 en passant par le naufrage de la République de Weimar, l’arrivée de Hitler au pouvoir et les étapes du calvaire de l’émigration antinazie. [Source : Le Chemin vers le bas ]
Freiwilliges Landesjägerkorps Voir Corps des chasseurs volontaires
Frick, Ernst (1881-1956). Fils d’un voyageur de commerce, né à Kronau, le Suisse Ernst Frick suit une formation de fondeur. Il se revendique anarchiste et devient rédacteur de la revue Weckruf (1904-1906). En 1907, il participe à l’évasion d’un anarchiste russe incarcéré dans la caserne de la police cantonale zurichoise, ce qui lui vaudra un an de détention à Regensdorf (1912-1913). En 1911 et jusqu’à la fin de ses jours, il s’installe à Ascona, d’abord avec Frieda Gross-Schloffer, l’épouse du psychiatre Otto Gross, puis en 1920, avec la photographe Margarethe Fellerer. Il se consacre alors à la peinture et co-fonde l’association artistique Der grosse Bär (1924). Dès 1928, il s’occupe des fouilles de la forteresse de Balla Drume, au-dessus d’Ascona, et publie des essais d’archéologie celtique. [Source : Le Chemin vers le bas ]
Friesland ( Ernst Reuter, dit — 1889-1953). Né à Apenrade (Schleswig du Nord) dans un milieu conservateur, Friesland fait des études de lettres, d’histoire, de géographie et d’économie à Marburg, Munich et Münster. Son adhésion au SPD en 1912 lui interdit une carrière universitaire classique et le conduit à devenir professeur privé à Bielefeld. Pacifiste et partisan d’une paix de compromis durant la Première Guerre mondiale, il est fait prisonnier sur le front russe. Il y devient l’organisateur d’un comité de prisonniers révolutionnaires et le commissaire de la République allemande de la Volga, désigné par Lénine. Revenu en Allemagne sous le nom de Friesland, il fait partie de la direction du KPD en même temps qu’il est élu conseiller municipal de Berlin. Promu secrétaire général du KPD après le IIIe congrès du Komintern, il déplore la dépendance de son parti à l’égard de Moscou et il en est exclu en 1922. Bientôt adhérent du SPD, il est bourgmestre de Magdeburg en 1931 et député au Reichstag l’année suivante. En 1933, après une double arrestation, il réussit à émigrer en Hollande, puis en Angleterre avant d’être appelé à Ankara par l’économiste Fritz Baade. Il y soutint les thèses du groupe Neues Beginnen contre la direction social-démocrate en exil. Autorisé à retourner en Allemagne en 1946, il est réélu au conseil municipal de Berlin puis, l’année suivante, à l’unanimité, premier bourgmestre de Berlin-Ouest. [Source : Le Chemin vers le bas ]
Front rouge V oir RFB
Fuchs, Georg (?- ?) En 1910, Georg Fuchs est collaborateur de la Vossische Zeitung et, plus tard, des revues expressionnistes Die Aktion* et Die Weissen Blätter . Ami de Franz Jung, il est l’éditeur, en 1918, d’une épisodique Sozialistische Wirtschafts-Korrespondenz . En janvier 1919, il prend brièvement possession avec Franz Jung de l’agence télégraphique Wolff. [Source : Le Chemin vers le bas ]
Fuhrmann, Ernst (1886-1956). Né à Hambourg, poète, romancier, philosophe, photographe, Ernst Fuhrmann sera directeur du Folkwang-Verlag, du Folkwang-Museum et de la Karl Ernst Osthaus. Il émigre à New York en 1938, laissant ses archives à Wilhelm Arnholdt, éditeur à Hambourg. On lui doit le concept de « biosophie », qui intègre tous les aspects du monde vivant et pensant. [Source : Le Chemin vers le bas ]
Réalisation : William Dodé