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Jakobsohn, Siegfried (1881-1926). Célèbre critique théâtral, né et mort à Berlin. Il fonde en 1905 la revue Schaubühne , qui devient en mars 1918 Die Weltbühne , véritable tribune de tous les courants pacifistes. Après sa mort, la revue est dirigée par Kurt Tucholsky, puis par Carl von Ossietzky, jusqu’à son interdiction en mars 1933. [Source : Le Chemin vers le bas ]
Jogiches, Leo (1867-1919). Né en Lituanie, en contact avec des cellules socialistes radicales à partir de 1882, dirigeant des Cercles révolutionnaires contre la Russie tsariste (1885), il s’enfuit en Suisse (1890), où il rencontre Rosa Luxemburg (1891) et devient, par son intermédiaire, actif dans le mouvement ouvrier polonais. Ils fondent ensemble le parti social-démocrate polonais, qu’il dirige depuis l’Allemagne. En contact avec l’aile gauche du SPD * (1897), il y adhère après son déménagement à Berlin (1900). Après le début de la révolution en Russie, il est de nouveau impliqué dans le combat révolutionnaire contre le tsarisme à Varsovie. Arrêté et condamné à six ans de travaux forcés, il s’évade et regagne l’Allemagne. Membre du Gruppe Internationale à partir de 1915, co-éditeur du journal Spartakusbriefe (Lettres de Spartakus), il est arrêté en mars 1918, libéré lors des manifestations du 9 novembre 1918 et devient l’un des dirigeants de la Ligue spartakiste * . Co-fondateur du KPD malgré sa volonté de rester au sein de l’USPD * , il prend alors position contre la domination des bolcheviks au sein du Komintern et s’oppose à Liebknecht lors du soulèvement de janvier 1919. Arrêté pendant les combats de mars 1919 à Berlin, il sera emprisonné à Berlin-Neukölln et exécuté d’une balle dans la tête par l’agent de la police judiciaire Tamschick. En français : Rosa Luxemburg, Lettres à Leo Jogiches (1971). [ Source : Karl et Rosa ]
Jung, Cläre (née Otto, 1892-1981). La deuxième épouse de Franz Jung a participé, dans sa jeunesse, au mouvement littéraire radical, d’abord autour du groupe Die Tat d’Erich Mühsam puis de la revue Die Aktion . Par son premier mari, Richard Öhring, elle prend connaissance des textes marxistes et se radicalise. Mariée à Franz Jung, elle s’installe avec lui en Russie de 1921 à 1923 et mène aussi son activité de secrétaire pour le compte du Komintern. De retour à Berlin, elle se consacre à l’édition d’une feuille de correspondance économique et à un Feuilleton-Dienst (service de presse). Après avoir été abandonnée par Franz Jung, en 1930, « sans même un mot d’adieu », elle poursuit ce travail jusque pendant la guerre avec Felix Scherret. Elle a toujours manifesté une attitude de résistance constante en apportant son aide à des amis juifs. Après 1946, elle collabore à la radio de Berlin-Est jusqu’en 1954. Cläre Jung, qui avait déjà écrit des nouvelles dans les années 1920, publie en 1946 une chronique romanesque de son temps : Aus der Tiefe rufe ich (Du fond de l’abîme je T’implore). Ses souvenirs (1911-1945), aussi passionnants que ceux de son ancien mari, sont parus à titre posthume en 1987, à Hambourg chez Nautilus, sous le titre : Paradiesvögel (Les Oiseaux du paradis). Malgré leur séparation, elle n’a eu de cesse de préserver les archives et la mémoire de Franz Jung. [Source : Le Chemin vers le bas ]
Réalisation : William Dodé