Glossaires des glossaires

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Neue Freie Presse Quotidien viennois de la bourgeoisie libérale et monarchiste fondé en 1864 par les rédacteurs de Die Presse , Michael Etienne et Max Friedländer. En 1872, Moritz Benedikt en prend la direction éditoriale jusqu’à sa mort en 1920. Il est considéré comme l’un des journaux les plus influents de l’époque. Karl Marx en fut le correspondant. Les plumes les plus prestigieuses travaillèrent pour le quotidien : Hugo von Hofmannsthal, Stefan Zweig ou Arthur Schnitzler. Il doit fusionner, par la force, lors de l’Anschluss, en 1938, avec le quotidien « populaire » Neuer Wiener Journal . Il prend alors le titre de Neues Wiener Tagblatt . [Source : Le Chemin vers le bas ]
Neue Jugend Mensuel satirique et antimilitariste fondé par Wieland Herzfelde, à Berlin, en 1916. Son contenu est très littéraire, sa mise en page novatrice et son format rappelle celui de la presse populaire illustrée américaine. La revue, qui sera interdite un an après sa création, s’en prend de manière particulièrement acerbe à toute la société bourgeoise et capitaliste. Richard Huelsenbeck Franz Jung, John Heartfield, George Grosz et Gustav Landauer y contribuèrent activement. [Source : Le Chemin vers le bas ]
Noske, Gustav (1868-1946) Membre du SPD * dès 1886, Gustav Noske est élu au Reichstag de 1906 à 1918. À l’aide droite du SPD, il se spécialise dans les questions coloniales et militaires, prenant parti, avec les « révisionnistes » [voir SPD], pour une « politique coloniale positive ». Favorable au vote des crédits de guerre en 1914, il se garde de désavouer l’invasion de la Belgique et, dans la dernière phase de la guerre, est partisan d’une politique jusqu’au-boutiste susceptible de favoriser l’intégration du SPD dans la vie politique nationale et sa participation à un gouvernement d’union nationale. Envoyé le 28 octobre 1918 à Kiel lors de la révolte des matelots pour réprimer le soulèvement, il se voit élu président du conseil des ouvriers et des soldats de Kiel. Lors de l’insurrection spartakiste de janvier 1919, Ebert * le charge de son écrasement, ce dont il s’acquitte avec zèle ; puis de la répression du soulèvement de Brême (10 janvier-4 février 1919) et de celle des émeutes de mars à Berlin. En février 1919, il est nommé ministre de la Défense du Reich dans le gouvernement de Scheidemann * . Après le putsch de Kapp-Lüttwitz, en 1920, le Reichstag critique sa politique militaire et l’incite à démissionner, mettant fin à sa carrière politique nationale. Il occupa alors le poste d’Oberpräsident de la province de Hanovre jusqu’à l’arrivée des nazis au pouvoir. En 1944, suite à l’attentat contre Hitler auquel il aurait collaboré, Noske est déporté au camp de concentration de Fürstenberg puis emprisonné à Berlin. Libéré par les troupes soviétiques en mai 1945, il meurt à Hanovre. [ Source : Retour du front  ; Karl et Rosa ]
Réalisation : William Dodé