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Vinnichenko, Wolodymyr Kirilovich (1880-1951) Né à Elisavetgrad, province de Kherson (Crimée), l’écrivain Wolodymyr Winnitschenko (ou Vladimir Vinnichenko dans la graphie anglo-saxonne) devient membre du parti social-démocrate ukrainien. Poursuivi après la défaite de la révolution de 1905, il s’exile en Europe de l’Ouest jusqu’au début de la guerre. Il est alors déjà connu internationalement pour ses nouvelles naturalistes et ses drames satiriques. Le 23 juin 1917, il devient Premier ministre de l’Ukraine, qui vient de se proclamer république. En décembre 1918, il prend, pour quelques mois, les fonctions de président de la République populaire d’Ukraine, avant d’émigrer pour écrire Vozrozhdenie natsii ( La Renaissance d’une nation , Vienne, 1920). De retour en Russie en 1920, il tente de former un groupe de communistes ukrainiens et d’aboutir à un compromis avec l’État bolchevique russe. Déçu par le « chauvinisme panrusse » des bolcheviks, il émigre en Allemagne puis en France, dans la région parisienne, avant de s’installer à Mougins (Alpes-Maritimes). Rescapé des camps, il est mort à Mougins le 6 mars 1951. [Source : Le Chemin vers le bas ]
Volksmarinedivision Voir Division de la marine populaire
Volkszeitung ( ou Hamburger Volkszeitung ) Quotidien socialiste indépendant (USPD) de Hambourg, créé en novembre 1918, il devint par la suite le quotidien du KPD. Interdit en février 1933, il reparaît en 1946. Wilhelm Herzog en fut le rédacteur en chef de novembre 1919 à janvier 1921, date à laquelle il démissionna du journal. [Source : Le Chemin vers le bas ]
Vorwärts ( En avant ) Fondé en 1876, d’abord hebdomadaire officiel du parti socialiste des travailleurs d’Allemagne (SAP) puis du SPD* en 1891, il fut dirigé par Wilhelm Liebknecht (le père de Karl Liebknecht*) et Wilhelm Hasenclever. Le 26 octobre 1878, le journal est momentanément interdit suite aux « lois sur les socialistes ». Après leur abrogation, le Vorwärts , désormais quotidien, est refondé au service du SPD. Après la mort de Wilhelm Liebknecht puis d’August Bebel, la tête du parti devient plus modérée – le Vorwärts suivra. Pendant la Première Guerre mondiale, il défend une politique belliciste. En 1916, les rédacteurs trop à gauche sont licenciés et, sur les indications d’Ebert*, Friedrich Stampfer (1874-1957) est nommé à la rédaction : on y appelle alors à « tenir » le temps de la guerre ; et on n’y parle ni de l’état de l’armée, ni du nombre toujours plus élevé des victimes, ni de la souffrance de la population à l’arrière. Comme le reste de la presse du Reich, le Vorwärts répand, jusqu’à peu de temps avant la défaite, l’illusion d’une armée allemande invincible. Pendant la révolution de novembre, la campagne contre les mouvements révolutionnaires se fait systématique : le 9 décembre 1918, le journal parle d’« excès spartakistes » ; le 24, on trouve une pleine page contre le bolchevisme et des allégations comme : « Ne ralliez pas Spartakus si vous ne voulez pas nuire à notre commerce et à notre économie. » Dans la nuit du 5 au 6 janvier 1919, le journal, dont le siège est à Berlin, est occupé par les spartakistes – comme bon nombre d’autres rédactions et maisons d’édition. C’est alors un Vorwärts « rouge » qui paraît. Après la brutale répression du soulèvement spartakiste par Noske*, le Vorwärts titre, le 13 janvier 1919, « La fin de la domination spartakiste ». Le Vorwärts a cessé de paraître au printemps 1933, interdit peu après l’arrivée au pouvoir de Hitler. En 1948, le quotidien a été refondé à Prague en tant qu'organe de presse du Sozialistische Einheitspartei Deutschlands (SED) sous le nom de Neuer Vorwärts , puis il s'installe à Paris jusqu’à l’invasion des troupes allemandes. Le journal retrouve son nom d’origine en 1955, il est toujours le « journal officiel » du SPD, redevenu quotidien de tendance socialiste. [Source : Le Chemin vers le bas  ; Peuple trahi  ; Retour du front  ; Karl et Rosa ]
Vossische Zeitung (Die) Journal berlinois fondé en 1704, par « privilège royal », par un maître imprimeur, Johann Michael Rüdiger. Il fut d’abord hebdomadaire. En 1751, il passe aux mains du maître imprimeur Christian Friedrich Voss, d’où son nom de « Gazette de Voss ». Progressivement, le journal (qui devient quotidien) ne se cantonne plus aux « chroniques royales », mais devint l’organe de la bourgeoisie libérale. En 1843, la Vossische Zeitung mène une lutte acharnée pour l’abolition de la censure, dont Karl Marx rendra compte. En mars 1848, toute l’équipe de la rédaction fait le coup de feu dans la rue contre les forces royales. Pour survivre au moment de la contre-révolution, le journal adopte un ton moins vif. À la fin du xix siècle, son tirage est moins important que celui des autres organes de presse qui comptent, mais il reste néanmoins une référence sur le plan de la critique. Son prestige sera renforcé par sa nouvelle direction : c’est en effet l’éditeur Ullstein qui prend le contrôle du journal le 2 août 1914. En 1918, mettant ainsi fin à son « privilège royal », le quotidien se déclara pour la République et l’Assemblée nationale. Parmi ses plumes les plus célèbres, on peut citer Theodor Fontane, pour ses critiques théâtrales (1870-1890), et Kurt Tucholsky, pour ses « billets politiques » dans les années 1920. Le 31 mars 1934, l’éditeur Ullstein préfère saborder le journal plutôt que de le voir tomber dans des mains nazies. [Source : Le Chemin vers le bas ]
Réalisation : William Dodé