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Agone 47
Les théories du complot
Coordination Miguel Chueca
Parution : 24/01/2012
ISBN : 9782748901528
Format papier : 216 pages (15 x 21 cm)
20.00 €

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SOMMAIRE

Éditorial : De quelques idées reçues sur les « théories du complot » et de quelques arguments pour y objecter, Miguel Chueca

Une superstition moderne : la fausseté en soi des théories de la conspiration, Charles Pigden

L’Histoire, comme nous la connaissons d’après des documents originaux et telle qu’elle fut établie par les meilleurs historiens, est tissée de conspirations. Si, comme le veut la superstition moderne, les théories de la conspiration sont par nature folles, suspectes ou invraisemblables, alors l’histoire telle que nous la connaissons est un ramassis de non-sens – ce qui est fou, suspect et invraisemblable. La majeure partie de ce que nous croyons savoir de l’histoire de l’Angleterre, comme d’autres pays, serait systématiquement trop entachée de conspirations pour inspirer la confiance. Mais l’histoire n’est pas un amas de non-sens – de manière générale, elle n’est pas non plus folle, suspecte ou invraisemblable. Par conséquent, cette superstition moderne n’est qu’une superstition et il n’y a rien de fou, suspect ou invraisemblable dans la nature même des théories de la conspiration – bien qu’évidemment, certaines d’entre elles soient folles, suspectes ou invraisemblables.

Conspirations ou institutions ? Le 11-Septembre et au-delà, Michael Albert et Stephen Shalom

Une fois qu’on pénètre sur le terrain des adeptes des théories du complot, on est sur une sorte de pente savonneuse puisque qu’aucune des contre-preuves avancées ne sera jamais suffisante et que chaque information pourra être réinterprétée au moyen de nouvelles affirmations. On raconte une histoire (apocryphe) à propos d’une conférence donnée par Bertrand Russell. Une fois celle-ci terminée, une vieille dame se lève et dit : « Vous avez dit un tas de choses justes, mais sur l’univers, vous êtes à côté de la plaque. En fait, tout ce que nous voyons se trouve sur le dos d’une tortue géante. » Russell demande à son tour : « D’accord, mais sur quoi repose la tortue ? » Et la vieille dame de rétorquer : « Mais sur une autre tortue, plus grande que la première. » Russell demande alors sur quoi repose cette autre tortue et la dame de répondre : « Il n’y a que des tortues, du haut en bas. »
Les théories du complot fonctionnent souvent sur ce même modèle. Si une première affirmation ne marche pas, ça n’a pas d’importance : il suffit d’en fabriquer une autre.

À l’époque de l’irrationalité. Les conspirationnistes du 11-Septembre et le déclin de la gauche américaine, Alexander Cockburn

Ce que Barrett et Collins démontrent brillamment, ce sont les réelles conspirations de la corruption à porter au compte de Giuliani : le favoritisme à l’égard de Motorola qui équipa les pompiers de radios qui ne marchaient pas ; l’habileté de la Port Authority à lésiner sur les mesures de protection contre le feu, cet échec majeur qu’a été l’incapacité à mettre sur pied un commandement d’urgence unifié qui aurait permis aux policiers et aux pompiers de communiquer entre eux ; que de nombreux pompiers n’entrent pas inutilement à l’intérieur des Tours ; et enfin que les opérateurs des urgences ne disent pas aux gens qui se trouvaient dans ces mêmes Tours de rester sur place.
Voilà quel est le monde politique réel, dans lequel Giuliani et compagnie n’ont jamais été tenus pour responsables. Les conspirationnistes méprisent le monde réel parce qu’ils accordent à Bush, Cheney et autres néo-conservateurs un statut si élevé qu’ils en font des sortes d’archidémons de l’histoire des États-Unis, au lieu d’y voir une équipe de plus de gestionnaires de l’Empire, un groupe d’une stupidité et d’une incompétence plutôt supérieures à la moyenne.

L’assassinat de JFK : la phobie de la conspiration à gauche, Michael Parenti

Les gens atteints de la phobie des conspirations aiment à demander : « Pensez-vous vraiment qu’il y ait un groupe de gens assis dans une salle en train de comploter ? » Cette image est tellement absurde qu’elle ne résiste pas à une seconde d’examen. Mais où diable les puissants pourraient-ils se réunir ? Sur les bancs des squares ? Sur les chevaux de bois des manèges ? Non, ils se rencontrent bel et bien dans des salles : dans les salles de réunion des entreprises, du Pentagone, dans les meilleurs restaurants, les plus beaux lieux de villégiature et les plus belles propriétés, dans les grandes salles de conférence de la Maison-Blanche, de la NASA, de la CIA et d’ailleurs. Et en effet, ils y complotent volontairement – même s’ils appellent cela « planifier » et « développer des stratégies » – et ils le font dans un grand secret, résistant de toutes leurs forces aux révélations publiques. Afin de rendre le monde plus sûr pour ceux qui le dominent, les personnalités politiques de la classe des possédants ont créé un système de sûreté nationale qui dépense des milliards de dollars et nécessite le travail d’un grand nombre de personnes.

Les attentats du 11 mars 2004 à Madrid et les « théories de la conspiration », Miguel Chueca

La remise en cause de la « version officielle » des événements du 11-Mars a suscité l’apparition de trois théories de la conspiration : 1) celle qui, derrière le groupe islamiste de Madrid, voit la main des services secrets marocains ; 2) celle qui postule l’intervention de l’ETA, non plus seule mais de concert avec les islamistes ; 3) celle qui suggère l’intervention de certains secteurs « dévoyés » des services de sécurité espagnols, c’est-à-dire l’équivalent pour l’Espagne de la thèse américaine de l’inside job. Cependant, bien avant de se situer dans les arguments et les procédés dont ont usé leurs porte-parole, la spécificité des « théories alternatives » du 11-Mars doit être cherchée dans la répercussion dont elles ont bénéficié auprès de l’opinion publique, grâce à l’appui de très grands médias comme le quotidien El Mundo et une des principales chaînes de radio du pays, la COPE, propriété de l’épiscopat espagnol.

Le Tea Party : un mouvement protestataire financé par des milliardaires, Pierre Guerlain

Le Tea Party, contrairement à ce que les médias dominants en ont fait, s’inscrit donc dans une longue tradition réactionnaire appelée par commodité, mais de façon problématique, « populiste », qui cherche à annuler toutes les conquêtes sociales du XXe siècle. Sur le plan des théories du complot, il s’inscrit dans la lignée de l’anticommunisme des années 1950, de l’anti-catholicisme du milieu du XIXe siècle, et de l’antimaçonnisme du début du XIXe siècle. Aujourd’hui ce que l’on appelle de façon également problématique l’islamophobie fonctionne comme une théorie du complot, qui est bien souvent une forme de racisme anti-Arabes voire antimusulmans mais n’est pas nécessairement de nature religieuse. L’ennemi mobilisateur officiel est le socialisme imaginaire d’Obama ou sa foi musulmane également fantaisiste. La contestation s’organise, sur le plan rhétorique, autour de l’impôt et du déficit budgétaire des États-Unis qui serait responsable des difficultés de la classe moyenne.

Usages médiatiques d’une critique « savante » de « la théorie du complot », Henri Maler et Patrick Champagne

Une critique sérieuse, c’est-à-dire argumentée et reposant sur des faits précis, se doit d’enquêter, de citer les déclarations et les commentaires de journalistes à l’appui des analyses, de compter les invitations dans les émissions, de mettre en évidence les échanges de services et les connivences, bref de faire apparaître des relations objectives à partir de la désignation de personnes qui ne cultivent guère leur anonymat et qui ne peuvent pas être dégagées de toute responsabilité individuelle. Dans cet univers social (comme dans tout autre), les relations objectives que l’on cherche à mettre en évidence passent en grande partie par des relations interpersonnelles qu’il n’y aurait aucun sens à passer sous silence. On comprend dès lors pourquoi la dénonciation de la « théorie du complot » trouve un écho favorable, notamment chez ceux qui occupent une position éminente dans les médias : elle permet de disqualifier toute analyse qui les désigne nommément et de se débarrasser à peu de frais de toute critique effective des médias.

HISTOIRE RADICALE

Le chemin de la vérité. André Prudhommeaux, l’incendie du Reichstag et la défense de Marinus Van der Lubbe, Charles Jacquier

Pour s’abonner à la revue Agone

Dossier de presse
Nicolas Chevassus-au-Louis
Mediapart , 09/08/12
Pascal Girard
L'ours , juin 2012
Patrick Pierran
Royaliste , mai 2011
Mattijs
Alternative libertaire n° 216 , avril 2012
S. B.
Le Ravi n°93 , février 2012
Enquête sur les théories du complot (video)

Qu’ont en commun les grandes théories du complot incriminant les Francs-maçons, les Juifs, les Jésuites… et les petites théories du complot mettant en doute la vérité officielle autour de l’accident de voiture de Lady Diana, des attentats du 11 septembre 2001, ou des missions Apollo ? Ont-elles de plus en plus d’adeptes ? Ont-elles une couleur politique ?

> série de quatre entretiens vidéos sur le site de Mediapart

> voir les vidéos sur Agoravox

Nicolas Chevassus-au-Louis
Mediapart , 09/08/12
Complots, tout et son contraire

Quand une revue engagée a le mérite de rendre pleinement compte du caractère polémique des théories du complot.

À la lecture de l’éditorial, on est surpris par l’attaque ad hominem, la rareté des références bibliographiques et les affirmations pas vraiment étayées. On apprend ainsi que les « grandes » théories du complot (qui épargneraient la gauche « extrême ») se distinguent des « petites » théories du complot, qui ne seraient en fait que l’expression de légitimes interrogations face à la « vérité officielle ». Quelques contributions sont dans cette ligne, et même si elles ont raison de souligner l’abus de l’accusation de théorie du complot afin de disqualifier l’adversaire et clore les débats, on ne peut pas dire qu’elles soient convaincantes du point de vue scientifique.
Outre la propension curieuse des pourfendeurs de la « vérité officielle » à se prévaloir de leurs positions académiques ou médiatiques, on notera celle, hélas plus commune que jamais (notamment en sociologie) qui consiste à donner un habillage savant à des invectives et des allégations qui relèvent plus de la conviction que du savoir.
Heureusement, ce numéro ne se résume pas à cela, et fait la place à des développements s’attachant notamment à démontrer le caractère fallacieux, et même politiquement néfaste pour la gauche, des théories du complot. Certes, il s’agit d’une tâche déjà accomplie par d’autres et sans doute un peu vaine, car pour celui qui croit, aucune preuve n’est, c’est selon, suffisante ou nécessaire. Mais cela demeure toujours instructif et stimulant, et si l’introduction de ce numéro nous a semblé décevante, son auteur fait par la suite une synthèse intéressante sur les théories du complot (peu connues) consécutives aux attentats du 11 mars 2004 à Madrid et propagées par la droite espagnole.
Au final, la mise en regard de ces contributions souligne combien l’âpreté des controverses est liée à la dimension politique des théories du complot, absolument fondamentale mais encore trop négligée par les recherches sur la question. En dépit des réserves exprimées plus haut, on saluera le parti pris du comité de lecture de la revue Agone d’avoir choisi de réunir des points de vue parfaitement opposés, tant sur le plan de l’approche que du contenu, et d’avoir préféré le libre débat intellectuel à certaines nécessités apparentes de la radicalité politique.

Pascal Girard
L'ours , juin 2012
Une dénonciation à interroger

Les théories du complot deviennent une tarte à la crème récurrente des grands médias. C’est un moyen facile de disqualifier d’éventuels adversaires, sans même se soucier de développer la moindre argumentation.

La revue Agone vient de publier un numéro tout entier consacré à ces fameuses théories du complot. L’approche se distingue ici des habituelles dénonciations ironiques de ces constructions intellectuelles destinées à gruger une population toute entière noyée dans l’obscurantisme le plus crasse. Ici, il s’agit de s’interroger sur l’usage qui est fait de ces fameuses théories du complot, et de ce que l’on appelle plus généralement le conspirationisme, ainsi que de la dénonciation qui les accompagne immanquablement.
Et tout cela au travers d’une série d’articles tous plus pertinents les uns que les autres, faisant suite à un éditorial qui est la clé de lecture de ce numéro. Il y a d’abord un rappel essentiel : les complots, après tout, existent bel et bien, et si l’on regarde notre histoire on constate qu’ils y ont joué un rôle tout à fait important. Ridiculiser a priori toute personne qui énoncerait la possibilité d’un complot, ce serait donc tout simplement nier une réalité 1000 fois constatée, ce qui ne signifie pas non plus que l’histoire ne serait qu’une longue succession de complots. Il y a des complots dans l’histoire mais l’histoire n’est pas une suite de complots.
Il est intéressant de constater que toutes les théories du complot ne font pas l’objet d’un même traitement médiatique. Certaines deviennent presque immédiatement un anathème jeté à la face de ceux qui oseraient contester toute version officielle d’un événement quelconque, selon une rhétorique malheureusement bien rodée : ne pas croire ce que le gouvernement vous dit est un symptôme de défaillance mentale… D’autres en revanche bénéficient d’une très suspecte complaisance de la part des plus importants médias.
Ce numéro d’Agone contient ainsi un très intéressant article consacré aux attentats du 11 mars 2004 à Madrid (attentats aujourd’hui bien oubliés dans notre pays, malgré notre proximité géographique et culturelle). On y remarque que les dirigeants de droite, et il s’agit bien des responsables du Parti Populaire, dont l’actuel Premier ministre Rajoy, et non quelques nostalgiques d’une extrême droite délirante, n’ont jamais accepté la théorie officielle. Bien sûr, les faits rendent impossible la théorie selon laquelle les massacres de la gare d’Atocha n’aient pu être le fruit que des seuls militants basques d’ETA, ce que la droite espagnole avait d’abord déclaré, mais ceci n’empêche pas de soutenir quelques théories alternatives, qui ne reposent sur rien d’autre que de très inquiétants préjugés.
La première veut que les islamistes aient été aidés par des militants de l’ETA, car en effet les islamistes étant des Arabes, ils ne peuvent avoir, a priori, les capacités intellectuelles suffisantes pour réaliser un tel attentat (c’est ce que pensait – et pense peut-être toujours – l’actuel Premier ministre Rajoy, une théorie d’une invraisemblable stupidité raciste également soutenue par Berlusconi).
La deuxième, tout aussi abjecte, soutient que les islamistes auraient bénéficiés de la complaisance de hauts gradés de la police, sympathisants socialistes, prêts à tout pour assurer la victoire du PSOE. Ce qui est significatif, dans ce cas, c’est que les grands médias occidentaux n’ont jamais éprouvé le besoin de dénoncer les délires de la droite espagnole. Alors que si vous osez vous interroger sur une éventuelle collusion entre dirigeants politiques, grands patrons et rapaces de la finance, alors là !!!
On trouvera aussi, dans ce numéro, bien d’autres articles, dont un tout à fait passionnant sur les usages médiatiques d’une critique savante de la théorie du complot ainsi qu’un article très bien documenté sur le Tea Party, cet étrange mouvement protestataire financé par des milliardaires très très conservateurs.
Inutile de préciser que ni le 11 septembre, ni l’assassinat de JFK ne sont oubliés. Avec toujours un point de vue original et intelligent.

Patrick Pierran
Royaliste , mai 2011
Compte-rendu

La dernière livraison de la revue Agone a pour thème les théories du complot (TdC). Elle revient sur des épisodes de l’histoire contemporaine qui ont donné lieu au développement du phénomène. Le 11 septembre, les attentats du 11 mars 2004 (Espagne), ainsi que l’incendie du Reichstag sont analysés. La TdC est définie comme le fait que des évènements historiques ne soient pas le résultat du cours des évènements ou des coupables désignés publiquement mais de l’action d’acteurs cachés ayant intérêt à masquer la vérité.
L’objectif de ce numéro est de démonter la vulgate médiatique selon laquelle toute remise en cause de la version officielle est le fait de dangereux extrémistes. Nous rejoignons le propos de la revue lorsqu’elle affirme que certains évènements ne se sont pas déroulés comme la version officielle l’entend. L’article de Michael Parenti notamment, revient sur les conditions troubles de l’assassinat de JFK. Et s’il est pertinent d’affirmer que le complot a été une forme d’action politique au cours de l’histoire, de même que la manipulation de l’actualité, il est également malvenu de rejeter toute idée de manipulation au nom du rejet de la théorie du complot. C’est le propos de l’article assez jouissif d’Henri Maler et Patrick Champagne sur les âneries débités par Taguieff sur France Culture.
Néanmoins, il est dommage que cette mise au point ne s’accompagne pas d’une analyse du conspirationnisme en tant qu’idéologie. En effet, il y a une différence entre affirmer qu’il peut exister des complots et penser que le monde est dirigé par une minorité occulte acharnée à faire le mal.
L’idéologie conspirationniste est dangereuse car elle tend à faire croire que ce n’est pas le système capitaliste qui est intrinsèquement mauvais mais que ses maux ne sont attribuables qu’à une minorité d’« agents du mal ». En plus de ne pas remettre en cause le capitalisme, c’est tendre vers la seule recherche d’un bouc émissaire, ce qui ne semble pas très sain.
Pour conclure, ce numéro d’Agone prend avec succès le contre-pied de certains clichés sur les manipulations, mais ne va pas assez loin dans la critique du conspirationnisme en tant qu’idéologie.

Lire l’article sur le site d’Alternative libertaire

Mattijs
Alternative libertaire n° 216 , avril 2012
La main invisible
En 2002, quand Thierry Meyssan sortit son brûlot L’effroyable imposture sur le 11 septembre, il l’envoya, sans surprise, à tous les journaux. Au sein d’un quotidien national, il fut décidé, en haut lieu, qu’il était urgent… de ne rien faire ou dire : trop compliqué de démêler le vrai du faux. Evidemment, d’autres médias s’emparèrent de l’ouvrage. Et, au sein du journal attentiste, certains poussèrent un « ouf » de soulagement en voyant la baudruche éclater et Meyssan partir en vrille. Face à ce qui se révéla être un archétype du « conspirationnisme », des journalistes ont donc préféré s’exonérer à bon compte plutôt que de faire leur boulot. En consacrant le dernier numéro de sa revue aux « théories du complot », du 11 Septembre à JFK en passant par les attentats de Madrid, Agone invite â sortir du manichéisme à l’égard de ces fameuses théories. En clair, ne pas postuler que les « TdC » sont forcément fausses en elles-mêmes, ni y souscrire aveuglement mais au contraire, s’en emparer pour en saisir les tenants et les aboutissants. Une démarche salutaire. Mais, de fait, qu’une maison d’édition basée dans une ville comme Marseille daigne prendre au sérieux ce qui est d’ordinaire disqualifié n’est, au final, pas si surprenant que cela.
S. B.
Le Ravi n°93 , février 2012
Réalisation : William Dodé