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De l’éducation en temps de révolution : la contribution de Nadejda Kroupskaïa (I)

13 mars 2024|

Nous célébrons cette année le centenaire de la mort de Lénine. Mais l’histoire s’intéresse peu à Nadejda Kroupskaïa, pourtant actrice de premier plan du socialisme soviétique. L’abondance de ses écrits prouve qu’on ne peut la réduire à une figurante de la réforme du système éducatif. Mais même les travaux portant sur l’éducation en Russie la mentionnent rarement, lui préférant d’autres organisateurs ou pédagogues, généralement masculins. Et la très grande majorité de ses écrits parus en France concernent Lénine. Le recueil moscovite de 1958 n’a pas non plus échappé à cette tendance puisque dix articles sur trente y sont consacrés à Lénine. La publication que nous proposons ici devrait impulser la réhabilitation d’une pédagogue et femme politique trop souvent réduite au statut d’épouse.

Dans son ouvrage Naissance d’une pédagogie populaire (1965), Élise Freinet relate une entrevue à Moscou, au Kremlin, entre une délégation d’instituteurs français et Nadejda Kroupskaïa, qu’elle désigne comme « ministre de l’Éducation nationale ». La scène se déroule en 1925 et Célestin, son époux, fait partie de la délégation. Élise décrit une femme pleine d’humilité qui, tout en mangeant des pommes, raconte les réalisations pédagogiques en Russie, puis en URSS depuis la révolution de 1917. Célestin avait lui aussi brièvement évoqué cette rencontre dans la revue École émancipée, y décrivant « la glorieuse compagne de Lénine » comme « une vieille et bonne maman ».

Nadejda Konstantinovna Kroupskaïa est née en 1869 à Saint-Pétersbourg dans une famille de la petite noblesse appauvrie et progressiste. Elle décrit son père, officier, comme un homme révolté par les injustices sociales, humaniste proche des révolutionnaires et du monde ouvrier de la fin du XIXe siècle ; un homme traqué par le pouvoir tsariste pour sa désobéissance. L’intérêt de Kroupskaïa pour les questions éducatives lui vient, à l’âge de onze ans, de sa rencontre, lors d’un séjour à la campagne, avec une institutrice révolutionnaire, Alexandra Timofeevna, dite « Timoféika », qui lui transmet l’amour des livres et l’importance de la pédagogie, notamment à destination des plus démunis. C’est du moins ainsi que Krouspkaïa se raconte et explique sa passion pour les enjeux de l’éducation des masses : « Pouvais-je alors ne pas sympathiser avec les révolutionnaires ? »

En 1889, Kroupskaïa entame des études de mathématiques et côtoie des étudiants de la mouvance révolutionnaire. Elle entre dans un cercle d’étudiants marxistes et interrompt ses études pour se consacrer pleinement à l’activité politique tout en enseignant à l’école du dimanche soir dans la banlieue de Saint-Pétersbourg, auprès d’ouvriers, enfants et adultes, dont certains sont aussi des étudiants de Lénine. Kroupskaïa le rencontre pendant cette période et devient sa compagne. Adhérente à l’Union de lutte pour la libération de la classe ouvrière (ULLCO), pleinement entrée dans la lutte, elle est arrêtée en 1896, en même temps que Lénine, qu’elle rejoint en Sibérie. Ils se marient en 1898, contraints par les autorités, qui en faisaient la condition de la venue de la « fiancée ».

Dès ce moment, Kroupskaïa et Lénine forment un indéfectible couple intellectuel et militant. Ils traduisent des textes, multiplient les correspondances avec d’autres exilés, tissent des liens avec tout le réseau révolutionnaire international. À leur libération, ils s’exilent en Allemagne et participent à la création de la revue Iskra (Étincelle). C’est la période de l’élaboration théorique de leur doctrine révolutionnaire. Kroupskaïa se penche sur deux sujets qu’elle sait liés : la question des femmes et celle de l’éducation. « La femme travailleuse » est l’un de ses premiers écrits, publié en 1901 pour la première fois, dans l’Iskra. Elle y décrit les conditions misérables des femmes ouvrières et paysannes et l’impossibilité qui en découle d’éduquer convenablement leurs enfants.

Dans ce texte, Kroupskaïa élabore pour la première fois l’idée d’une éducation publique qui sera au fondement de toute sa réflexion pédagogique. Lénine et Kroupskaïa accompagnent le mouvement révolutionnaire grandissant en Russie depuis 1905. Tous deux multiplient articles et brochures et voyagent en Angleterre, Finlande, Suisse, France, Allemagne, Pologne. À chaque fois, c’est l’occasion pour Kroupskaïa de visiter des écoles, de rencontrer des pédagogues et d’approfondir son travail. En 1915, elle rédige un texte qui synthétise son programme éducatif révolutionnaire : Éducation publique et démocratie ouvrière. La brochure paraît en Russie, dans la foulée de la révolution bolchevique d’octobre. Entre-temps, à la faveur de la révolution de Février, le couple était rentré en Russie.

Les choses s’accélèrent ensuite. Lénine et Kroupskaïa endossent le rôle d’organisateurs d’un pays en révolution. Si Kroupskaïa ne lâche aucun de ses combats, en particulier la cause des femmes et de l’éducation, elle se met en retrait derrière Lénine, raison pour laquelle on peine encore à voir aujourd’hui en elle une figure de la révolution bolchevique – comme Alexandra Kollontaï, première femme commissaire du peuple à l’assistance publique en 1917 et fervente féministe.

Si les fonctions officielles accompagnent la naissance de la Russie soviétique, Kroupskaïa n’a jamais été nommée « ministre de l’Éducation nationale », comme l’écrit Élise Freinet. Elle reste en arrière-plan. Pourtant, l’essentiel des réformes éducatives s’inspire de ses réflexions et propositions. Nommée cheffe du département périscolaire du commissariat du peuple à l’éducation, Kroupskaïa élargit ensuite ses fonctions et se concentre sur trois aspects : la politisation et l’alphabétisation des masses, la rédaction des programmes et le périscolaire. Elle ne devient adjointe au commissaire du peuple qu’en 1929, pour y rester jusqu’à la fin de sa vie, en 1939.

Durant toute cette période, Kroupskaïa n’a jamais cessé d’écrire. Ses textes pédagogiques sont regroupés en onze volumes et publiés en 1955 sous le titre Œuvres pédagogiques choisies. De très rares extraits sont parvenus en France par le biais de revues enseignantes intéressées par l’expérience révolutionnaire russe comme École émancipée ou L’Éducateur prolétarien, revue du réseau Freinet dans les années 1930. Mais l’essentiel des textes, principalement traduits par le biais du Parti communiste français, concerne Lénine, dont elle a recueilli le testament en 1922 et dont elle s’est fait la biographe. Dans ce recueil, nous tentons au contraire de redonner une voix propre à Kroupskaïa, à son travail et à son rôle dans la révolution et dans les réformes du système éducatif, qui mérite incontestablement d’être réévalué.

La pensée pédagogique de Kroupskaïa est le produit d’un cheminement intellectuel jalonné de lectures et de rencontres qui vont bien au-delà d’un entre-soi marxiste ou léniniste – comme en témoignent les multiples références dans ses propres textes. À certains égards, ses positions sont typiques du renouveau pédagogique de la fin du XIXe et du début du XXe siècle, mouvance qu’on qualifie communément d’« éducation nouvelle ».

Ce renouveau pédagogique se nourrit de travaux en psychologie cognitive, qui montrent l’enfant comme un être doué d’une personnalité propre, d’un imaginaire spécifique et naturellement tourné vers la curiosité, la soif d’apprendre – à condition d’être impliqué activement dans les apprentissages. Cette pensée de l’enfance s’inspire d’auteurs parfois anciens. Ainsi, de Comenius, philosophe tchèque du XVIIe siècle, Kroupskaïa retient la nécessaire adaptation des activités en fonction des individualités, la stimulation de la curiosité des enfants et l’équivalence des savoirs manuels et intellectuels. Chez Rousseau, philosophe des Lumières, elle puise l’importance du travail physique comme apprentissage de l’utilité sociale. Le pédagogue suisse Pestalozzi est aussi régulièrement mentionné comme l’un de ceux qui ont concrétisé les principes éducatifs de Rousseau dans le cadre de son expérience d’orphelinat à la fin du XVIIIe siècle.

Dans sa brochure Éducation publique et démocratie ouvrière, Kroupskaïa consacre quelques pages au roman de Pestalozzi Léonard et Gertrude, précisément sur l’instituteur Glüphi. Dans le village imaginaire de Bonnal, ce dernier met en place un modèle d’école dans laquelle les enfants de paysans apprennent à compter, lire et écrire de manière créative grâce à du matériel construit par leur instituteur mais en s’adonnant aussi à un véritable travail, et au commerce – l’idée étant de permettre aux enfants pauvres de s’émanciper des paysans riches. Cette démarche n’est pas que littéraire, car Pestalozzi est à l’initiative de quelques expérimentations, par exemple à Neuhof et à Yverdon-les-Bains, où il met en pratique ses préceptes éducatifs avec les enfants les plus pauvres, notamment en transformant ses écoles en petites unités productives grâce à leur travail. Pestalozzi pensait garantir l’indépendance économique et la pérennité des écoles par la commercialisation de la production des enfants – mais les écoles ont fait faillite. Kroupskaïa garde de ces expérimentations quelques idées fortes, telles que l’éducation comme outil d’émancipation du peuple, et le lien entre l’école et la vie. Mais elle reste sceptique sur le modèle de l’école comme « colonie scolaire fermée » : trop dépendante, selon elle, du travail des enfants, mais aussi du marché, et compatible avec le capitalisme naissant.

Kroupskaïa étudie d’autres expérimentations pédagogiques. Sur l’éducation préscolaire, elle se tourne vers Fröbel, pédagogue allemand du xviiie siècle, disciple de Pestalozzi chez qui elle retient l’importance du jeu. Elle cite également John Bellers, quaker anglais du xviie siècle, fondateur du College of Industry, établissement dans lequel il accueille, éduque et fait travailler des pauvres pour atteindre l’autosuffisance. Elle commente aussi amplement, comme l’avait fait Marx, les expériences de Robert Owen. Théoricien socialiste britannique entre la fin du XVIIIe et le début du XIXe siècle, ce dernier est considéré comme l’un des pères du socialisme utopique, et son œuvre éducative est aussi inspirée de Pestalozzi. Kroupskaïa s’intéresse à sa réflexion sur l’éducation comme outil de transformation des sociétés. Pour Owen en effet, les enfants doivent recevoir la meilleure éducation possible afin de développer une conscience solidaire. Et pour contrer le capitalisme naissant, Owen propose de créer des communautés raisonnables et animées par d’autres valeurs que la concurrence et l’appât du gain.

Pour le cas spécifique de la Russie, c’est chez Tolstoï que Kroupskaïa trouve les portraits sociaux de la petite paysannerie et les réflexions les plus éclairantes sur la pédagogie. Les préoccupations de Kroupskaïa tournent autour de thématiques récurrentes : l’éducation des enfants pauvres, son articulation avec un travail productif ainsi qu’entre un projet éducatif et un projet de société. Parmi tous les auteurs qu’elle a lus, c’est sans doute le philosophe pédagogue John Dewey qui l’inspire le plus, comme il a influencé d’autres pédagogues russes – nous le verrons, de nombreuses mesures mises en place en Russie au lendemain de la révolution découlent en effet directement de son travail.

Cette curiosité pédagogique mène Kroupskaïa à observer de près les expériences d’éducation nouvelle qui fleurissent partout en Europe au début du XXe siècle. En 1910, elle assiste à un cycle de conférences à l’École des hautes études sociales, fondée à Paris en 1900, dans la foulée de l’affaire Dreyfus, pour diffuser les sciences sociales au plus grand nombre. Les conférences portent sur la méthode positive dans l’enseignement, c’est-à-dire sur la nécessité de rompre avec une pédagogie trop autoritaire. Elle y découvre le corsetage des enseignants français par les programmes trop rigides tout en s’étonnant de la timidité de leurs demandes, qui ne débouchent pas sur la refonte complète du système éducatif, à ses yeux l’unique solution.

Les mémoires de Kroupskaïa témoignent de son empressement à analyser et comprendre les multiples expériences en cours et les thématiques portées par l’éducation nouvelle : les pédagogies actives, le jeu, la co-éducation (mixité filles-garçons), la coopération entre élèves, les pratiques autogestionnaires en classe, etc. L’intérêt qu’elle leur porte ne l’empêche pas d’épingler sans complaisance certaines de ces expériences, pointant d’emblée une contradiction : leur propension à ne s’adresser qu’aux enfants de la bourgeoisie et à délaisser les masses.

Kroupskaïa prend à bras le corps les problématiques complexes auxquelles est confrontée toute la mouvance d’éducation nouvelle : comment concilier les connaissances de psychologie de l’enfant et les méthodes actives qui en découlent avec la nécessité d’un enseignement de masse dont ne peuvent être exclus les enfants pauvres ? Tout cela dans un contexte où sévit encore le travail des enfants et où l’économie capitaliste en plein essor fragilise encore plus les pauvres. Faut-il s’adapter au monde tel qu’il est ou participer à sa transformation ? Pour une révolutionnaire, la réponse relève de l’évidence.

En 1901, dans son texte « La femme travailleuse », Kroupskaïa expose longuement les conditions de misère sociale des paysannes et des ouvrières. Elle en déduit l’urgence d’un relais éducatif, qui ne peut être qu’à la charge de la collectivité. Ce plaidoyer pour une éducation publique s’inscrit dans l’optique révolutionnaire d’instauration du socialisme : soustraire l’enfant à des familles pathogènes, l’éduquer dès son plus jeune âge pour en faire un citoyen actif et un travailleur au service de la communauté, contribuer à alléger la charge des mères opprimées et mettre leurs enfants au cœur de l’instauration d’un monde meilleur, débarrassé de la source première de leur oppression : le capitalisme.

Pour fonder ses propositions, Kroupskaïa invoque les écrits des révolutionnaires français, et notamment dans le travail de la Convention sur l’instauration d’une éducation publique. Pour la première fois sont posés l’éducation des masses et le rôle d’un État éducateur. Kroupskaïa s’inspire du projet d’éducation nationale de Lepeletier de Saint-Fargeau porté par Robespierre en 1793, qu’elle interprète comme une volonté de donner une éducation sociale et ouvrière à tous les enfants. De fait, le « Plan d’éducation nationale » de Lepeletier débute ainsi : « Former des hommes, propager des connaissances humaines ; telles sont les deux parties du problème que nous avons à résoudre. » Ce faisant, ce projet (voté le 13 août 1793 mais jamais exécuté) s’attache à développer une dimension de l’école que les révolutionnaires français estiment négligée : son rôle dans l’éducation en plus de l’instruction. Dit autrement, c’est parce que l’école prendra en charge des missions bien plus larges que la seule instruction qu’elle pourra s’adresser aux enfants les plus pauvres, qui sont pris dans la nécessité de travailler pour contribuer aux besoins familiaux. Ainsi l’école doit être gratuite, obligatoire et débuter dès l’âge de cinq ans. On y apprendra autant à cultiver la terre ou à exercer un travail manuel qu’à lire, écrire et compter : « À cinq ans, la patrie recevra donc l’enfant des mains de la nature ; à douze ans elle le rendra à la société. […] Il s’agit de former, non des laboureurs, non des artisans, non des savants mais des hommes pour toutes les professions. »

Tout le long d’Éducation publique et démocratie ouvrière, Kroupskaïa file cette idée en s’appuyant sur plusieurs révolutionnaires français, dont Lakanal et Lavoisier. Tous ont en commun de plaider pour la nécessaire mise des enfants au travail intellectuel et manuel dans le cadre d’une éducation nationalisée.

L’Éducation publique telle que la conçoivent ces révolutionnaires, de Lepeletier à Marx et Kroupskaïa, repose sur la nécessité de l’implication des enfants dans le travail productif. Par ce travail qui participe du projet éducatif, ils doivent contribuer à l’économie nationale. Cette vision de l’éducation prépare l’enfant à entrer dans la voie professionnelle en ayant un aperçu concret de son rôle social tout comme elle le prépare à résister à l’exploitation capitaliste qui s’appuie sur une main-d’œuvre corvéable à merci.

On trouve ici la source de l’enseignement polytechnique dont il est tant question dans ce recueil. À la suite de Marx, Kroupskaïa l’envisage comme la condition d’un développement harmonieux de l’enfant, qui alterne enseignement et travail productif. Mais elle va beaucoup plus loin : le système d’éducation doit devenir un instrument aux mains des masses, un outil de transformation sociale, politique et économique. Il n’est ni le réceptacle de savoirs venus d’en haut (modèle purement scolastique) ni le petit laboratoire d’expériences d’une utopie communautaire ; il est entièrement pris dans la dynamique révolutionnaire puisqu’il participe au tissu productif. Il en est un ferment, et un moteur. Ce pour quoi il n’est réalisable que sous le socialisme et impossible en régime capitaliste. Ce pour quoi il est choisi par Lénine et Kroupskaïa dès 1918.

Le modèle de formation polytechnique est une réponse aux excès de l’économie industrielle capitaliste, qui prospère en faisant des ouvriers les appendices de la machine. Contre cette tendance, l’enseignement polytechnique vise une polyvalence des ouvriers, pour qu’ils restent maîtres de leurs choix et puissent se poser en experts quel que soit le poste occupé ; c’est un moyen de lutter contre la disqualification professionnelle qui aggrave l’exploitation des ouvriers.

Il faut insister ici sur la différence entre enseignement polytechnique et enseignement professionnel. Le premier prépare à tous les métiers, le second enchaîne l’enfant dans une spécialisation qui le rend dépendant de l’évolution technologique des machines qui produit son obsolescence. Le premier vise l’abolition de la division du travail entre domaine intellectuel et manuel quand le second la nourrit. Contrairement au second, le premier ne capitule pas sur la formation intellectuelle et scientifique, jugée indispensable à l’accomplissement professionnel. L’enseignement polytechnique place les savoirs à égale dignité.

Comme le proclame Lénine en août 1918 lors du premier congrès russe de l’instruction publique : « L’instruction et l’éducation ne pourraient, sans le travail à la production, atteindre le niveau exigé par le développement de la technique et l’état des connaissances scientifiques ; il en va de même du travail à la production sans une instruction et une éducation parallèles appropriées. »

Dans son esprit, la formation polytechnique doit permettre aux enfants de maîtriser des connaissances inhérentes à toutes les branches productives, aussi bien industrielles qu’agricoles.

Kroupskaïa revient longuement sur l’enseignement polytechnique dans son article « Lénine et l’enseignement polytechnique ». Rédigé dix ans après la mort de Lénine, le texte insiste sur les difficultés à mettre concrètement en place un enseignement polytechnique encore inachevé au moment où elle écrit. C’est une chose de théoriser un modèle éducatif idéal, c’en est une autre que sa réalisation concrète.

(À suivre…)

Laurence De Cock
Extrait de la première partie de sa préface au livre de Nadejda Kroupskaïa, De l’éducation en temps de révolution, qui vient de paraître.