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Date de parution : 22 août 2025
Format : 130 x 195 cm
288 pages
ISBN : 9782748905939

Préfacé par 

Illustrations de Stéphane Humbert-Basset.

Pour l’écriture de cet ouvrage, l’auteur a bénéficié du soutien du CNL.

Format Papier(17,00€)
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Format ePub(12,99€)
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Plaidoyer pour que la recherche scientifique se mette au service de l’écologie
Parce qu’il ne peut y avoir de décroissance sans décroiscience

« En 1972 déjà, le mathématicien Alexandre Grothendieck, unanimement reconnu comme un des plus importants de l’histoire, écrivait : “Je ne veux pas dire que la seule cause de tous les maux, de tous les dangers [qui pèsent sur planète], ce soit la science. Mais en l’état actuel, la science joue un rôle important.” Ce constat n’a rien perdu de sa pertinence. Ni son interrogation : “Allons-nous continuer la recherche scientifique ?” La même année, à la question “Quelles sont les limites à la croissance économique ?”, les auteurs du rapport Meadows répondaient : les ressources de la planète étant finies, comment peut-on diable imaginer une croissance sans fin ?

» Plus d’un demi-siècle après, l’activité scientifique est principalement au service de la croissance économique. Visant à produire brevets, innovations et algorithmes, elle participe au problème, plus qu’à la solution. Dès lors, ne faut-il pas plutôt envisager une “décroiscience” ? Une diminution volontaire et maîtrisée de la recherche scientifique. La question agace. Mais elle mérite d’être posée. »

Aux prêtres de la religion scientifique qui voient dans la science la solution à tous les problèmes (qu’elle a souvent engendrés), ses critiques les plus radicaux répondent par l’arrêt de toute recherche scientifique. Évitant ces deux écueils, l’auteur de ce livre, épris de rationalité et amoureux des sciences, analyse les dysfonctionnements de la recherche, sa soumission aux diktats du capitalisme et des politiques de puissance. Contre la prééminence du quantitatif sur le qualitatif, il en appelle à remettre de la démocratie dans les décisions, les programmes, les finalités. Brider les sciences, car une conclusion s’impose : « Pas de décroissance sans décroiscience. »

En réponse à l’urgence climatique, on assiste à d’intéressantes reconversions professionnelles. Ainsi un physicochimiste travaille désormais sur la boulangerie solaire, un spécialiste des nanotechnologies sur la sidérurgie solaire, une paléoclimatologue se reconvertit dans l’anthropologie des peuples arctiques et un neurobiologiste du CNRS dans l’écologie politique. Un astrophysicien travaille désormais sur les problématiques socio-environnementales et un mathématicien explique que, « ­face à l’extrême urgence de l’anéantissement biologique global, du dérèglement climatique, de la dérive ontologique de la civilisation occidentale et de l’effet catalytique du monde numérique dans cette destruction planétaire, [il s]’intéresse au démantèlement numérique ». Ou encore, un « groupe Grothendieck », constitué « d’étudiant·e·s, de démissionnaires de l’Université, de non experts experts de leur vie, de jardiniers utopistes et de fouineurs d’information », dénonce la collusion entre les recherches et les intérêts militaires. Ces points d’appui permettent d’esquisser ce que pourrait être une recherche au service de la décroissance.

Voir Nicolas Chevassus-au-Louis sur Urbania (20 novembre 2025) :

 

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Quelques liens vers des recensions, interventions publiques ou articles :
— « Recherche : l’appel à la décroiscience », débat sur France culture, « La science, CQFD »,  janvier 2026
— Compte-rendu de Michèle Leduc pour Raison présente, 2025/4, n° 236.
— «Comment faire bifurquer la recherche scientifique ? », Bernadette Bensaude-Vincent pour Terrestres, 30 janvier 2026
— « Et si la recherche publiait moins ? », conférence en ligne sur Urbania.fr.
— Compte-rendu de François Euvé pour Études, novembre 2025
— « Il y a des limites à la croissance du savoir », entretien pour L’Usine nouvelle, 17 novembre 2025
— « Faut-il freiner la recherche scientifique ? », entretien avec Mathieu Rouault dans le Grand labo, 14 novembre 2025
— Entretien avec Jean-Mathias Fleury et Michel Baudouin pour Radio libertaire, 13 novembre 2025
Compte-rendu de Jérôme Fondu dans Le Monde diplomatique, novembre 2025
— « La décroiscience pourrait-elle nous aider et rendre la littérature scientifique propre ? », recension d’Hervé Maisonneuve pour RedactionMedicale.fr, 31 octobre 2025
—  Éditorial de Pour la science, 18 octobre 2025
— « Les sciences sont-elles en crise de croissance ? », compte-rendu de Jérôme Lamy dans L’Humanité Magazine, 1er octobre 2025
— « En aucun cas je ne défends un arrêt total de la recherche », interview avec de Lucile Veissier pour The MétaNews , 26 septembre 2025
—  Éditorial de La Recherche d’octobre-décembre 2025
— « Faut-il bouleverser l’organisation de la recherche scientifique ? », entretien d’Étienne Klein avec l’auteur sur France culture, 20 septembre 2025
— « L’urgence de la “Décroiscience” », entretien avec l’auteur dans La Décroissance, septembre-octobre 2025
— « “Décroiscience” : la recherche scientifique appelée à la décroissance », compte rendu par David Larousserie dans Le Monde, 11 septembre 2025

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