
Parce qu’elle dessine la société de demain,
l’école est un lieu d’observation du monde rêvé par les puissants.
« L’école convoque l’imaginaire de l’enfance auquel sont associés l’innocence. Dès lors, elle devrait apparaître comme une institution noble, bienveillante, généreuse, qui rassemblerait toute la nation. Mais quand des principes progressistes sont détournés par les réactionnaires, ce détournement est applaudi par des groupes qui se réclament pourtant de l’émancipation. Avec l’école, tout se brouille. Mais sans pensée politique de l’école, on se condamne à n’aborder l’éducation que sous un angle consensuel, à croire en la possibilité d’un terrain d’entente. C’est une chimère. L’éducation est un sujet clivant. Et il doit le rester. Pour cela, il faut poser des mots justes sur les tensions qui traverse l’école. Il faut la politiser. »
Ce livre fait le bilan des transformations de l’école publique menée par des politiques néolibérales. En face de quoi l’autrice rassemble les projets amarrées à une histoire qui commence avec les réalisations de la Révolution française, se poursuit par les trahisons d’une école publique mise au service de la bourgeoisie culturelle et incapable d’assumer ses promesses de démocratisation. Un programme qui dépasse les clivages traditionnels entre la gauche progressiste et la droite réactionnaire et conservatrice. C’est quand auront été circonscrits les contours et les possibles de l’école qu’il sera possible de la transformer.
L’école ne serait pas politique. Il n’y a rien de plus absurde. L’école est travaillée par le politique depuis toujours. Il y a donc des projets concurrents. Le nôtre est fondé sur l’idée que l’émancipation sociale ne peut passer que par une école publique forte, réparée, réinventée.
Dossier de presse :
France : la colère sociale de la jeunesse


