
Sous l’image de pays entraînés malgré eux sur les sentiers de la guerre,
voir les causes matérielles et les raisons cyniques des maîtres du monde.
« Ukraine, Gaza, Liban, Iran, Venezuela… pour expliquer cette démultiplication récente des conflits, les commentateurs convoquent un peu vite une conspiration de régimes illibéraux, quand ils n’invoquent pas des explications anthropologiques – l’hubris des puissants, la “folie des hommes”. Les États qui ont édifié l’ordre mondial en 1945 assisteraient, impuissants, à son démantèlement… »
En Occident, les conflits en cours ne font pas que des perdants : compagnies d’armement et pétroliers réalisent à chaque fois des gains substantiels. C’est tout un système économique, ordonné autour de la suprématie du dollar et du complexe militaro-industriel américain, qui est alimenté par la guerre. Cette réalité demeurait relativement inoffensive tant que la suprématie de Washington restait sans partage. Depuis qu’elle est entamée par l’émergence de capitalismes concurrents, l’hégémonie fait place à la coercition et les vieilles rivalités ressurgissent.
Cet ouvrage documente les causes économiques des conflits. Au-delà des « profiteurs de guerre » et des bravades entre rivaux, les réponses militarisées découlent de la crise d’hégémonie des États-Unis. Cette fragilisation de l’ordre fondé sur le dollar pousse la Maison blanche à une conflictualité à l’encontre de leurs adversaires mais aussi de leurs alliés vassalisés. À l’origine des pressions qui pèsent sur l’Europe, entraînée dans des conflits menés au profit de son suzerain.


