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Même les orties fleurissent
Traduit du suédois par C.G. Bjurström & Jean Queval - Postface de Philippe Geneste
Parution : 10/10/2001
ISBN : 2910846644
Format papier : 304 pages (12 x 21 cm)
20.00 € + port : 2.00 €

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Premier volet d’une autobiographie, ce récit d’une enfance marquée par la pauvreté et la solitude témoigne de la conquête d’une dignité d’homme fidèle à son passé.
Ce récit se prolonge avec “Il faut partir.

Harry Martinson

Harry Martinson (1904–1978) appartient à la génération des écrivains prolétariens qui ont renouvelé les lettres suédoises par l’expérience d’une vie loin des salons. Il a reçu en 1974 le prix Nobel de littérature pour une œuvre dont l’invention formelle se soumet à une exigence de justice sociale jamais démentie.

Les livres de Harry Martinson chez Agone

« Le temps vint où Martin eut les yeux grands ouverts. Tout ce qui était près de lui, il le voyait avec une acuité douloureuse. Il aurait voulu fermer les yeux, ses yeux l’occupaient trop. Mais on entendait des bruits : le vent qui passe dans les arbres, les vaches qui meuglent, le bêlement discordant des moutons, les gémissements mélancoliques des cochons dans les porcheries. On entendait grommeler Karla, qui commentait la mauvaise qualité de la paille ; le bruit sourd d’un cheval qui broyait sa bouchée de foin. Le cheval était en proie à la tristesse. Quand il en avait fini avec le foin, il s’interrogeait sur la vie. Comment il s’y prenait, c’était son secret, on ne le savait pas. Martin donnait une rave à la vachette, qu’elle mastiquait aussitôt. Parfois il avait l’impression que toutes les bêtes de l’étable laissaient s’écouler le silence, tout à fait conscientes d’être des bêtes, seulement des bêtes. Peut-être y avait-il en elles une peine qui n’en finirait plus : la vérité sur la destinée animale, par elles-mêmes mise à jour au pays des étables et des écuries.
Martin entassait sur sa brouette le fumier rouge-brun de ces bêtes, traversait la passerelle et le déposait sur la montagne de fumier mélangé de paille et de seigle. Un peuplier se dressait mort, ses racines sous la montagne de fumier, empoisonné par l’excès de nourriture. Dans la broussaille des arbres s’étaient posées des corneilles, heureuses parce que la neige ne tombait plus. Elles avaient les yeux fixés sur la montagne de fumier qu’une neige épaisse recouvrait.
Et voici le garçon renversant la brouette, salissant la paix immaculée. Plouf !

*
* *

La réalité venait toujours à Martin sous les espèces d’ordres ou d’objets, les objets du travail, les instruments, les outils. La plus proche réalité, de bois pesant ses propres sabots.
La réalité était arrimée à ses jambes mêmes, concrètement, où qu’il aille. Il avait aux chevilles de grandes écorchures suppurantes qu’à coups de pied il rouvrait sans cesse, et qui brillaient de la fraîcheur du sang. À cause de cela, il haïssait les sabots, et les sabots lui donnaient une raison concrète de haïr la réalité.
La notion de réalité tout entière prenait sans mal la forme d’un maudit sabot lorsqu’il allait portant les stigmates propres aux enfants de la contrée, la blessure des sabots : à la cheville, une rose de sang séché.
On sentait sur soi la pauvreté, vraiment. Aïe ! salaud de sabot !
Quand il déambulait tout à ses songes, le sabot sonnait l’alarme contre la cheville, comme pour dire : Nom de Dieu, tu vas voir ce que c’est que la vie, en réalité ! Alors Martin poussait des jurons à n’en plus finir. Il y a quand même de la ressource, en fait de jurons et de grossièretés, au royaume de Suède.
L’été c’était comme si les pieds étaient conduits au vert. Alors les chevilles guérissaient, l’oiseau chantait dans les bois, les pieds vivaient en paix. Fin septembre revenait le temps des sabots, et à la mi-octobre la blessure était rouverte déjà, brillante dans la lumière de l’automne. Le soir la blessure collait aux chaussettes. Martin souffrait le martyre. Assis au bord de son lit il grimaçait de peur à l’idée de se déshabiller. Ouille, ouille, ouille. Aïe !
— Je vais te casser la gueule, paysan ! Quand je serai grand ! je te casserai la gueule à te faire dégueuler tout le tabac que tu as enfourné !
C’est Noël qui avait appris cette litanie à Martin. Comment casser la gueule avec suffisamment d’effet.
— Oui, approuvait-il. On devrait les expédier en enfer. On devrait leur casser la gueule pour leur faire recracher le tabac. Comme un puits de pétrole crache du pétrole au Mexique ou dans ce fichu pays ousquilia des tours de forage.
— Oui, opinait Martin. C’est ce qu’on devrait faire.
En gémissant, il réussissait à détacher ses chaussettes, puis il se glissait dans son lit. Dehors tombaient les premières neiges. La neige humide collait aux sabots. On marcherait avec de la neige amoncelée à la semelle des sabots, et à chaque pas on sentirait qu’on est pauvre. »

Dossier de presse
Lucien Seroux
Gavroche, n°127, 01-02/2003
Page, 03/04/2002
Claire Devarieux
Libération, 10/01/2002
Denis Ballu
Nouvelles du Nord, 2001
Compte-rendu
Suédois, Harry Martinson (1904-1978), a reçu le prix Nobel de littérature en 1974. Rien ne le prédestinait à ce destin. Son père, puis sa mère ayant abandonné leurs sept enfants, il devient pupille de la commune en 1910. Dès lors commence la triste vie de valet de ferme, ballotté de place en place, fuguant parfois. Corvéable, le garçon ne sombre pas dans la résignation. Il a un dessein (pas un rêve) : prendre la mer vers l’Amérique. « Naturellement, il ne se passait jamais rien. Si, il se passait le travail, la routine, le manque d’amour, et Martin se croyait toujours le centre du monde. Son apitoiement sur lui-même devint son pire tyran… ». Pour ne pas se complaire sans le misérabilisme et la sensiblerie, l’écrivain parle à distance. Il nous raconte sa jeunesse à travers celle de Martin. C’est ce qui donne son originalité à ce récit en deux volets, écrit en pleine maturité (publié en 1935 et 1936). Il ne s’agit plus de souvenirs d’enfance mais d’un roman. Son dessein, un goût immodéré pour la lecture, une curiosité avide et une lucidité rare vont lui permettre d’échapper à sa condition de domestique. C’est le parcours d’un homme en devenir, d’un gosse se forgeant une conscience, qui nous est magistralement conté, avec une grande pureté de style, une sensibilité rare, des images et des métaphores d’une grande beauté. Bien sûr, il s’agit là de littérature prolétarienne, et de la meilleure, comme l’exprime fort bien Philippe Geneste dans une pertinente et trop courte postface au premier tome.
Lucien Seroux
Gavroche, n°127, 01-02/2003
Compte-rendu
Le Suédois Martinson est un de ces prix Nobel de littérature qui ont été traduits en leur temps, et puis qu’on a oubliés. Il a été couronné en 1974, et il est mort quatre ans plus tard. Il est né en 1904, le paysage de son autobiographie est donc daté des années 1910. C’est le fin fond de la Suède qu’il peint, un monde arriéré, dont il tente de nous montrer la tristesse, l’existence limitée à la stricte survie. Mais Martinson est trop poète pour ne pas hisser vers la lumière cette humanité acculturée enfoui, dans la misère et la nuit des temps. Voilà un petit garçon placé dans une ferme à l’âge de 6 ans. Son père est mort, sa mère est partie, les frères et sœurs ont des destins divers. Le petit Martinson, rebaptisé ici Martin, se bat avec la solitude absolue, les cauchemars, le manque d’amour. Nous le suivrons ainsi jusqu’à l’âge de 12 ans, lorsque ses fugues à répétition l’auront conduit dans un hospice. Seule l’école lui est un paradis aisé à fréquenter. Comment le pauvre Martin accéda à la connaissance et vit son horizon s’élargir, à défaut de se dégager, telle est l’aventure relatée dans ce livre. Le genre de roman qui redonne foi, quand nous avons envie de changer d’air, envie de lire autre chose que de l’anglais traduit, envie qu’on nous raconte le monde autrement.
Page, 03/04/2002
Tous les Martin du monde
Sous le prénom transparent de Martin, l’enfance autobiographique du Suédois Harry Martinson (1904-1978).

Il était une fois, en Suède, deux frères et une sœur, Olav, Wilgot et Hanna, qui riaient comme trois bons gros géants, car Olav était de retour de l’autre bout du monde : « À voix basse, ils faisaient surgir le souvenir du fin fond des temps, ensemble ils le faisaient monter jusqu’au sommet de la pyramide du rire. Hoho, hohoho, ah ! comme c’était dans ces temps-là ! Même les douleurs. » C’était en 1894. Seize ans plus tard, personne ne rit plus, Olav qui meurt laisse sa famille en faillite. L’autobiographie d’Harry Martinson (1904-1978) ne rit plus non plus. Même les orties fleurissent s’arrache à la légende, la mère fiche le camp, Inez la sœur aînée meurt aussi. Les quatre enfants qui restent sont mis aux enchères, trois sœurs et le petit frère. Place à Martin, pauvre Martin, pauvre misère.
Martin, 7 ans, pupille de la commune, part donc avec son balluchon : « Des âmes charitables lui montrèrent un chemin qui s’enfonçait dans les bois. » Il va aller de ferme en ferme. Dans la première, il n’a pas froid ; dans la seconde, il apprend à se tenir. Il n’y a que du manque d’amour. Il s’enfuira à 12 ans de la troisième ferme, et finira son enfance dans un hospice de vieux. La commune donne de l’argent aux fermiers, en échange de quoi on est nourri, logé, battu. Ces orphelins vont à l’école comme « les vrais enfants », Martin n’est pas un âne. Martin : figurine au bout de la plume qui la façonne, la tient à distance, comme font les enfants qui se promènent avec leur double, partenaire invisible inséparable.

Harry Martinson a partagé le prix Nobel de littérature en 1974 avec Eyvind Johnson, autre écrivain dit « prolétarien ». Vilhelm Moberg, l’auteur des Émigrants récemment traduit par les éditions Gaïa, est un troisième larron de ce courant des années trente appelé aussi « autodidacte ». Ce sont des poètes. Ce sont les aînés chéris de Stig Dagerman, les ancêtres de Göran Tunström et de Torgny Lindgren qui peupleront leurs livres de bougres illuminés. « La Suède est un des pays les plus bizarres et les plus mélancoliques de la terre », écrit Martinson, bien résolu à dépouiller la littérature de sa gangue romantique, mais si drôlement délicat que la beauté perdure.
De son premier patron, Martin-Martinson dit : « Il avait la chaleur grossière d’un ours. » Ici, on survit. « Comme il ne se passait jamais rien dans les fermes, il eut tout le loisir d’observer ce qui ne s’y passait pas ; la manière dont se présentait l’absence d’événements. » Petit paysan déclassé, paysan malgré tout, Martin est mutique comme les autres. Rien à dire à sa sœur Viran quand elle lui fait ses adieux. Rien à dire à sa sœur Hildur, quand ils se retrouvent dans la même ferme. Ils parlent de la pluie et du beau temps, « ils en vinrent aux prunes qui cette année avaient profité de la belle saison. En d’autres termes, les prunes étaient bonnes, elles poussaient sur les pruniers, elles étaient vraiment bonnes ». Aucune entraide, et une incapacité à évoquer le moindre souvenir. « Parfois Inez lui apparaissait en rêve. Quoique morte, elle était la seule à s’occuper de lui. »

Les étés passent, la conscience de Martin s’élargit. Il ne dit plus : « Mon père est mort et ma mère est en Carlifonie. » Il apprend tout ce que Martinson haïra, la haine, la fourberie, l’apitoiement sur soi, la rêverie stérile. Il souffre tant qu’une fois il s’entaille le poignet. Plus tard, ainsi forgé, Martinson deviendra marin. Suite des aventures de Martin dans le second volume de l’autobiographie, Partir, à paraître en avril chez Marginales.

La jeune maison Marginales, militante, « se propose de redonner à la littérature sa place dans la production d’une pensée émancipée ». Ainsi appelée en hommage à l’espace de tous les possibles qui encadre les pages, elle a été créée par Héléna et Samuel Autexier, qui sont frère et sœur, engagés dans les métiers du livre, enfants de cultivateurs et moitié suédois par leur mère, originaire de Göteborg. Ils débusquent des titres endormis dans les catalogues. Ainsi ont-ils repris, pour Martinson, la splendide traduction parue en 1978 chez Stock. Ils ont réédité La Fabrique de violence de Jan Guillou. Et exhumé Eyvind Johnson. Ils ont besoin de cent abonnés pour leur revue, dont le premier numéro, consacré aux Paysans, dernier siècle ? , promet des vertes et des pas mûres.
Claire Devarieux
Libération, 10/01/2002
Compte-rendu
En 1894, Olav Tomasson a passé onze ans loin du pays quand une lettre de sa sœur lui parvient en Tasmanie où il était en train de tondre les moutons. Les parents sont morts et il peut rentrer en Suède toucher sa part d’héritage. Là, il peut ensuite commencer une vie « consacrée au commerce, à l’idylle et à la boisson ». « À la lisière des forêts domaniales de Nite, une villa d’inspecteur des Eaux et Forêts, imposante et informe, jeta les yeux sur lui. Elle était à vendre. » Il s’y établit avec sa femme Betty et y installe une boutique. Il se retrouve également rapidement à la tête d’une famille de six enfants : cinq filles (Inez, Viran, Bodil, Hildur et Iris) et un garçon (Martin). Mais les affaires ne tardent pas à péricliter et sa nouvelle vie finit par peser à Olav qui, un beau matin de l’automne 1906, s’éclipse, repartant conduire des tramways à Portland, « une ville lointaine de l’océan Pacifique ». La boutique fait faillite et ils doivent bientôt revendre leur habitation et s’établir près d’une carrière de pierre baptisée du nom évocateur de la Grande Sibérie. Olav rentre deux ans plus tard, mais meurt le 3 décembre 1910. Dès lors, les malheurs vont s’abattre sur la famille : la mère, perturbée, s’enfuit jusqu’en Californie ; la sœur aînée Inez qui s’occupait des plus petits meurt de la tuberculose. Iris est partie étudier la vannerie en Poméranie et les autres enfants sont alors cédés aux enchères par la Commune à la charge de laquelle ils sont tombés. Martin est séparé de ses sœurs et il va alors se retrouver ballotté de ferme en ferme, d’abord à Vilnas, puis à Tollene et enfin à Norda. Maltraité, il finit par s’enfuir de ce dernier endroit. Nous sommes en 1916, il a alors onze ans et demi. Rattrapé, il est confié à Mlle Tyra qui dirige un hospice pour les vieillards. Tout semble s’arranger pour lui, quand survient une épidémie de typhoïde qui ravage la région et emporte Mlle Tyra. Ma première lecture de ce roman autobiographique de Harry Martinson remontant à plus de vingt ans, je me suis précipité sur sa réédition chez Agone. Et je n’ai pas été déçu, car c’est un fort beau récit, juste et pénétrant. Martinson y revient sur son enfance avec tout à la fois une certaine distanciation (il ne parle pas à la première personne, mais évoque le jeune Martin comme un être qui lui serait étranger) et un vécu intérieur extrêmement profond. Peut-être était-il trop difficile de dire « je », l’émotivité aurait alors submergé la part analytique. Car, et c’est là une des grandes valeurs de l’ouvrage, Harry Martinson se livre à une véritable étude de ce que fut ce garçon ballotté de ferme en ferme, au hasard le plus souvent de la cupidité des uns et des autres. Il ne veut pas se laisser aller à un sentimentalisme qui ferait facilement pleurer dans les chaumières, mais il ne veut pas non plus taire l’hideuse réalité. Il ne veut pas non plus donner tous les torts aux gens qui accueillirent Martin durant cette période de sa vie ni présenter le garçon pleurnichard qu’il était alors comme une sorte de victime expiatoire. Et pourtant l’émotion est toujours présente comme dans l’épisode des adieux avec Berta quand Martin doit quitter Vilnas. Pas de grands mots, quelques gestes gauches et retenus, et « dans le ciel, les silencieuses fontaines de solitude déversaient sur la forêt et la lande une douce laine de glace. » Toute la grande force de la littérature prolétarienne suédoise est là, dans la richesse et la subtilité des analyses, dans l’absence totale de manichéisme réducteur. Il n’y a pas d’autre solution pour s’en sortir : il faut affronter la réalité, qu’elle nous soit ou non favorable. Aucune fuite, aucun mensonge, aucun subterfuge ne permettra jamais d’assumer librement sa propre existence. Une force qui balaie tout esprit bassement revanchard, « même si la haine est si séduisante. Les paroles les plus saisissantes figurent dans son registre. Les sagas islandaises, chargées de la haine secrète du poète, étaient tellement belles. » Mais la littérature ne doit pas l’emporter sur l’homme. Aussi la vie à la campagne vue par le romantisme des écrivains bourgeois (type Selma Lagerlof) n’est pas de mise ici et est même pourfendue : « Dans le livre de lecture, à l’école, on parlait du charme qu’il y a à monter sur un tas de foin dans la charrette. Mais cela se passait dans un livre. Dans la réalité, on n’allait pas loin avec le foin. Le plus court chemin pour porter le foin dans la grange ! Le travail durait sept fois le temps du trajet. Martin détestait ce système. Il détestait le toucher chatouilleux du foin sec contre son corps dans la chaleur du soleil. Et jeter le foin dans la charrette, c’était comme de se battre avec des araignées géantes. Il n’y avait rien dans le monde d’aussi sec, d’aussi collant et d’aussi morne que le foin. » Mais il ne faudrait pourtant pas pour autant croire que l’écrivain prolétarien est aveugle face la beauté de la nature, seulement sa première préoccupation c’est l’être humain. Bien sûr, on peut parler à Martin de « bel automne. Mais comment l’automne aurait pu être beau pour lui, avec la vie qu’il menait ? Il y a aussi l’amour qui, à Norda, était absent ; il y a encore le soleil et les fleurs, comme si les hommes n’entretenaient pas l’enfer entre eux, malgré le soleil, malgré les fleurs, et comme si leur âme ne succombait pas au froid malgré le soleil. » Un peu d’affection et un peu de tendresse auraient sans doute permis à Martin d’apprécier ce bel automne à Norda, mais il n’en est pas là. II lui reste l’espoir de temps meilleurs, même s’ils sont bien hypothétiques (« Un jour nous serons grands. […] On s’en ira dans le vrai monde, au Minnesota, en Poméranie. Les années passeront vite. Hop et hop et hop là ! »). Comme l’Olof d’Eyvind Johnson, il lui reste à dévorer des livres qui, par delà leur valeur littéraire, vont lui permettre d’envisager une vie différente de celle qu’il mène actuellement. L’espoir toujours, même si le pessimisme (le réalisme ?) de Harry Martinson dépasse celui de son jeune alter ego : « Même vécu en compagnie ou en famille, notre destin est solitaire et glacé. » Bref, vous l’aurez compris, Même les orties fleurissent est un livre à ne pas manquer.
Denis Ballu
Nouvelles du Nord, 2001
Lectures de textes d'Harry Martinson
Le vendredi 29 avril 2011    Paris 8 (75)
Festival littéraire - Harry Martinson
Le vendredi 7 mai 2010    Paris 5 (75)
Réalisation : William Dodé