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Prolégomènes sociologiques à toute révolution passée ou à venir

—I— L’État et le droit instituent et garantissent l’ordre établi. Celui-ci, étant par essence pétri d’injustice et miné d’inégalités (héritées de son histoire même), se maintient, contre vents et marées, grâce à la mise en œuvre de pouvoirs exécutifs concentrés entre des mains privilégiées qui imposent le respect des lois promulguées par le Législateur. Ce qui entretient l’illusion que l’État et le droit sont les garants d’un ordre véritable, c’est le fait que tout ce qui est nécessaire aux individus et aux collectivités pour assurer le « bon déroulement » de leurs interactions est codifié et administré par tout un réseau d’obligations, de règles et de dispositifs en vertu desquels chaque agent du monde social se trouve, en toute occurrence, doté d’un certain statut impliquant des droits et des devoirs impérieux voire sacrés.
  1. On peut regarder ce réseau d’obligations sous l’angle de ce qu’il permet d’accomplir ou qu’il permet d’atteindre (fonction de tremplin), ou au contraire sous l’angle de la frustration et des interdits (fonction de carcan). Dans tous les cas, le constat s’impose que les agents individuels et collectifs pris dans ce maillage plus ou moins serré, sont plus ou moins étroitement dépendants de la définition sociologique (socio-professionnelle, socio-économique, socio-culturelle, socio-juridique, socio-politique, etc.) dont ils sont l’objet.
    — L’aliénation par la définition et la fonction sociale, c’est ce qui permet à chacun(e) d’occuper une place dans la structure sociale et de s’y conformer. Certes la place assignée à chacun(e) est plus ou moins bien acceptée par l’intéressé(e). Mais dans l’ensemble, l’ordre étant peut-être de tous les biens sociaux celui qui est ressenti comme la condition la plus indispensable pour espérer accéder à tous les autres biens et en jouir durablement et légitimement, l’ordre est globalement respecté, même si, comme à l’intérieur d’un fluide en mouvement brownien, chaque molécule considérée isolément semble se comporter de façon totalement anarchique.
    — Dans une société hyper-compartimentée (en classes, fractions et catégories) et ultra-hiérarchisée comme la nôtre, la simple pression conformiste exercée par le mouvement inertiel global (sorte de
    panurgisme fonctionnel) suffirait sans doute à elle seule à maintenir l’ordre social. Mais si on y ajoute les effets du travail de l’État et du droit, on s’étonne qu’il puisse se produire encore, çà et là, du dissensus et de la résistance tellement l’ordre établi est désormais corseté et verrouillé dans tous les domaines.
    — Il est à souligner que, dans les pays structurés politiquement de longue date, ces manifestations de dissensus tendent à être de plus en plus sporadiques et occasionnelles, à se produire de façon explosive, violente et émotionnelle (émeutes du « ras-le-bol », de la colère, de l’indignation, de la faim, révolutions saisonnières sans lendemains, etc.), et de moins en moins comme des oppositions organisées développant une critique réfléchie et globale de l’ordre existant et proposant un projet différent de société.
    — Chaque société organisée fonctionne comme une armoire de rangement, avec ses innombrables tiroirs, casiers et rayonnages, avec, (idéalement), une place pour chaque chose et chaque chose à sa place ; les seuls changements raisonnablement admis étant les changements d’étagère ou de compartiment, d’une position inférieure à une position supérieure ou l’inverse (ascension sociale ou déclin affectant les trajectoires isolément ou en masse).
    — Mais comme tous les mouvements internes du monde social sont prévus, codifiés et gérés par un ensemble pléthorique de
    dispositifs institutionnels, légaux autant que légitimes, l’ordre règne, statistiquement.
  2. Pour qu’il en aille autrement, il faudrait que des agents sociaux, individuels et collectifs, en très grand nombre, trouvent le moyen de se désaliéner – c’est-à-dire d’échapper aux déterminismes de l’agrégation sociale (par classes, fractions, clans, lignées, catégories, groupes, corporations, générations, etc.), qui sont inséparablement le moyen et le but de toute classification sociale, de toute promotion et de toute vocation.
    — En d’autres termes il faudrait cesser de conditionner les agents sociaux, dès l’enfance, avec la question obsédante de leur position future et de la réussite sociale. Ce qui impliquerait, entre autres choses, une philosophie de l’éducation et de l’enseignement toute différente de celle qui prévaut depuis des siècles dans les familles et les institutions scolaires accaparées par les exigences de la reproduction des rapports de classes.
    — En France (comme d’ailleurs aujourd’hui dans la plupart des sociétés contemporaines), la question existentielle primordiale est devenue celle de la réussite personnelle telle que peut l’attester l’accès durable, d’une génération à la suivante, de l’individu à un mode vie le plus confortable et le plus distinctif possible.
    — En fait, il vaudrait mieux se moquer de savoir dans quel tiroir il faut se ranger. Il suffit d’énoncer un tel réquisit pour comprendre qu’il désigne en toute rigueur le seul type de changement qui mériterait d’être qualifié de « révolutionnaire », parce qu’il est le seul qui pourrait aboutir à renverser l’armoire de rangement.
    — Tous les autres changements apparaissent du coup comme des tentatives réformistes variées visant à rafistoler l’armoire, à la rendre plus solide et plus logeable, pour continuer à y ranger chaque chose à sa place invariablement, à réaliser en quelque sorte la quadrature du cercle. Ce projet peut se concevoir, à la rigueur, à l’échelle locale, micro-sociale, mais certainement pas à l’échelle macro d’une société de sociétés comme la nôtre et ses homologues.
    — Sauf à pouvoir dés-historiciser le mouvement des structures sociales, personne n’a les moyens, même dans les régimes les plus autoritaires et les plus répressifs, d’arrêter les dynamismes en marche, de figer le présent et d’éterniser l’ordre établi au bénéfice de telles ou telles catégories et au détriment des autres. Les structures sociales sont appelées à se transformer, irrésistiblement et imprévisiblement, mais toujours à
    leur rythme propre qui, selon les agents et la place qui leur est assignée dans les taxinomies existantes, pourra être vécu comme trop rapide ou trop lent, sans qu’on y puisse grand-chose en définitive.
    — En effet, parler d’aliénation de l’être social, cela revient à dire que celui-ci
    n’est rien en soi, qu’il n’a pas d’autre identité que celle qui lui est assignée par ses coordonnées dans l’armoire (à telle hauteur, dans tel casier, à telle distance de tel autre, etc.) de façon relationnelle, pris dans le réseau des mailles qui à la fois soutient son existence et l’individualise, comme la maille d’une cotte qui n’existe que par sa liaison multiple avec les autres mailles.
    — C’est la raison essentielle pour laquelle on peut énoncer la proposition, hérétique pour un entendement français, qu’une véritable révolution sociale n’a jamais eu lieu, ni en France ni ailleurs, ni jamais dans l’histoire. Dans le meilleur des cas il y a eu des commencements, des esquisses, des velléités, des soubresauts, des projections, suffisamment pour bouleverser idées et sensibilités, comme en 1789 où on a commencé à démantibuler l’armoire puis laissé les générations suivantes se dépêcher de la
    restaurer. Elle trône encore dans nos salles de séjour, avec des parties en merisier, en noyer, en palissandre, en teck, voire en vulgaire acacia ou en hêtre plébéien, selon les fantasmes des héritiers successifs.
  3. Il est clair que ces derniers, puis les enfants de leurs enfants, se sont tenu le raisonnement suivant :
    — « On ne peut pas laisser durer un tel désordre, on ne s’y retrouve plus. Du temps des ci-devant, on savait au moins qui était qui et où, qui faisait quoi, qui avait droit à quoi, ce n’était pas le bazar comme aujourd’hui où on ne peut plus distinguer un cocher de son maître ni son maître d’un aubergiste parvenu. »
    — Alors ils ont remonté de la cave où elle pourrissait la bonne vieille armoire féodale. Et ils ont entrepris de la retaper avec tout le clinquant républicain de rigueur. Ce faisant, de même que l’État napoléonien avec son nouveau Code civil transférait aux grandes familles de la roture bourgeoise pré-impériale toutes les prérogatives du patriarcat aristocratique, les héritiers ravis du retour à l’ordre n’avaient absolument pas conscience qu’ils étaient en train d’installer, pour les générations des siècles à venir, sous la forme nouvelle du capitalisme industriel, les conditions de réussite d’une
    pleonexia pire encore que du temps de Platon, d’Aristote et autres théoriciens de l’esclavagisme antique.
    — Bien moins avisés que les bourgeois des Lumières, leurs héritiers sont retombés,
    mutatis mutandis, dans les mêmes erreurs que celles qui caractérisaient la société féodale d’avant l’abolition des privilèges. Comme si, au-delà des changements épidermiques affectant les habitudes, les manières, les échanges inter-personnels, les relations humaines avaient conservé, au plus profond, une sorte d’invariant transhistorique fait d’un habitus témoignant de la persistance de dispositions subjectives et donc corrélativement de structures objectives de pouvoir hiérarchique, d’exploitation et de compétition féroce, de distinction narcissique et d’arrivisme prétentieux, toutes propriétés durablement acquises qu’on peut observer, aujourd’hui encore, chez nos petits-bourgeois gentilshommes et nos gentes damoiselles.
  4. Si on prend au sérieux les analyses de la sociologie critique qui mettent en lumière la façon dont les champs sociaux façonnent chez les agents les structures de subjectivité nécessaires à la reproduction des structures objectives, il n’y a là rien de surprenant.
    — En dépit de tous les changements intervenus dans les sociétés de classes au fil des générations, force est de constater que le mode de production capitaliste a su installer, d’autant plus durablement qu’il en avait davantage les moyens, les types sociaux dont il avait besoin pour actualiser avec succès sa reproduction.
    — Entre autres le sociotype du
    petit-bourgeois gentilhomme. Celui-ci est l’incarnation contemporaine d’un habitus parfaitement homogène avec un ordre social dominé par l’appât du gain et le goût du lucre, par l’esprit d’entreprise et de conquête, le mépris des obscurs et des sans-grades, l’hédonisme et le narcissisme, la cupidité et l’avidité et d’une façon plus générale toutes les propriétés qui vont avec la passion exhibitionniste de soi-même que Platon appelait « pleonexia » et qu’il jugeait déjà incompatible avec une polis (cité) organisée selon le principe de justice.
    — En somme, le petit-bourgeois gentilhomme, dont les multiples actualisations se rencontrent désormais d’un bout à l’autre du système capitaliste mondial, est la synthèse indissociable, en chair et en os, de ce que les structures objectives séculaires du capitalisme ont pu produire de pire (le plus souvent) et de meilleur (parfois) sur le plan de la subjectivité.
    — Pour parler comme Agamben, le petit-bourgeois, inévitable suppôt du capitalisme aujourd’hui comme hier, est le
    produit, en même temps que le producteur, d’un ordre social objectif. Par le biais des verdicts identitaires imposés par les dispositifs institutionnels (de l’emploi, de l’éducation, de la famille, etc.), le régime de la propriété privée bourgeoise accomplit le travail de « subjectivation », processus indispensable au bon fonctionnement des structures objectives (économiques, politiques et sociales) dans la mesure où il produit le « sujet » dont il a besoin pour fonctionner. Sujet dont les petits-bourgeois gentilshommes et gentes damoiselles, toute cette population de diplômé(e)s et salarié(e)s carriéristes, ambitieuses et ambitieux à tout crin, est aujourd’hui l’incarnation universelle.
    — Dire que certains projettent, sans rire, de l’exporter sur d’autres planètes !
  5. Cette façon d’appréhender l’évolution de la civilisation capitaliste, dans son ensemble et sa substantielle continuité, invalide l’idée même de révolution sociale, qu’elle fait apparaître (au-delà et à l’insu de ses protagonistes dont la sincérité n’est nullement en cause) comme un nouveau projet de rafistolage structurel promis, comme les précédents, au déraillement et au fiasco.
    — Ceci pour autant que le concept de « révolution » reste consubstantiellement articulé à celui d’
    homo novus, c’est-à-dire à l’apparition d’une nouvelle espèce humaine soucieuse de coexister avec tout ce qui vit sur la planète, sans entrer dans aucun rapport d’appartenance ou de propriété, de concurrence, d’assignation à quelque dispositif de pouvoir que ce soit, à quelque fin que ce soit.
    — Un être qui serait social sans faire société avec qui que ce soit. Autant dire que cet
    homo novus serait une sorte d’ « enfant sauvage » devenu adulte en échappant miraculeusement aux effets déshumanisants de la sauvagerie animale. Ce qui serait un oxymore aussi inconcevable que celui d’un « poisson soluble ».
  6. Tel est le défi que tout projet de changement en profondeur de l’ordre établi devrait pouvoir relever sous peine de porter sur les fonts baptismaux la énième incarnation ripolinée du petit-bourgeois gentilhomme dont la classe moyenne, engrossée incestueusement par le capitalisme, est toujours gravide.
— II— Si on admet le bien-fondé des considérations qui précèdent, la conclusion logique qui s’impose immédiatement est que les errements du genre humain l’ont conduit dans une impasse dont il n’a plus les moyens, ni même le temps de sortir. — Il ne reste plus aux êtres humains qu’une seule politique concevable, qu’ils ne sauront probablement pas mettre en œuvre, car en réalité ce n’est plus d’une lutte politique qu’il s’agit (au sens que nous avons donné à ce terme au cours des derniers siècles), mais celui de lutte impitoyable entre populations pour le pouvoir de s’approprier tous les biens du monde, lutte économique prédatrice qui n’a cessé de dégénérer en lutte armée sanglante un peu partout, au fil des générations.
— On peut évidemment poursuivre dans cette voie, jusqu’à l’extinction totale, après de longues souffrances pour tous.
— C’est la voie qu’ont choisie, cyniquement, ceux qui se croient suffisamment forts et malins pour survivre aux épreuves et empocher les enjeux. Ce sont des inconscients, ignorants et avides, comme tous les pléonexiques de tous les siècles. Ils ont beau compter aujourd’hui un nombre considérable de gens diplômés, cela ne change rien à l’affaire.
— En effet la tâche qui s’impose, d’urgence, n’est pas tant de nature politique que d’ordre éthique.
  1. Entendons-nous bien : il ne s’agit pas d’imposer de l’extérieur un « ordre moral » hétéronome, contraignant et névrotique, comme ont toujours voulu faire les pères-la-pudeur et les mères-la-vertu de la droite éternelle, bigote et tartuffarde qui confond la morale avec le moralisme.
    — Il s’agit de redonner (par un travail pédagogique approprié, c’est-à-dire totalement en rupture avec ce que nous avons accoutumé d’appeler « système scolaire et universitaire ») son autonomie à la conscience morale personnelle dans un ordre social qui n’a cessé de vendre, au sens propre comme au figuré, son âme aux démons du capitalisme.
    — Quand, dans une société qui se prétend humaine, le prix qu’on attache aux choses et aux êtres n’est plus qu’une affaire de capital (économique et culturel), quand en toutes circonstances, le critère décisif de toute transaction est celui de la capacité financière, il devient impératif, sous peine de mort spirituelle, d’apprendre à maintenir les domaines et les dimensions d’une existence humaine digne de ce nom, hors du registre des échanges marchands.
    — La vénalité, à l’extrême rigueur concevable en tant que comportement strictement privé et ponctuel, ne saurait être érigée en principe de la vie collective ni en règle des relations sociales.
  2. On comprend qu’un tel changement de paradigme aurait nécessairement, entre autres conséquences révolutionnaires, dans le domaine économique, la suppression du salariat, la redistribution des capitaux en fonction des besoins réels, et non des mérites supposés, évalués, certifiés ou célébrés par des partenaires cooptés ou par des mercenaires stipendiés (publicitaires et communicants divers ).
  3. Autant dire franchement qu’au stade actuel d’aliénation généralisée par l’argent, il n’est plus possible d’éviter le naufrage. Le navire est déjà en train de couler, sous le pavillon de l’enrichissement personnel insatiable. Et quelques milliardaires parlent de lancer dans l’espace, en direction de Mars, leur chaloupe de sauvetage…
  4. J’entends bien l’objection montant de toutes parts, des riches comme des pauvres : — « Vous voulez donc nous fermer la seule issue que nous offrait le système capitaliste, celle de la réussite matérielle individuelle. Dans un système où l’argent est la clé de tout, laissez-nous une chance, si petite soit-elle, de gagner de l’argent, de sauver nos vies ! »
    — « Mais vous savez quel est le prix à payer pour bénéficier de cette chance de rejoindre la cohorte des archi-milliardaires : une vie indigne qui déshonore toutes les valeurs de l’humanisme religieux ou laïc dont nous sommes les héritiers ! »
    — « C’est un point de vue. Ce que pour notre part nous voyons clairement désormais, c’est qu’à partir d’un nombre suffisant de milliards il n’y a plus d’indignité, plus de déshonneur d’aucune sorte. Quand on a ses coffres bien remplis, surtout s’ils sont
    off-shore, on peut se permettre d’acheter n’importe quoi et n’importe qui, à n’importe quel prix, on est à la fois le roi du pétrole et la reine d’Angleterre, le roi du luxe et la reine des onguents anti-rides. On ne peut plus devenir pauvre, l’argent appelle l’argent. Le reste est affaire de communication médiatique par des médias qui font justement partie de nos propriétés et de nos serviteurs, chargés de faire la pluie et le beau temps sur commande pour les multitudes. Et ceux qui disent le contraire, sont des gens à qui il reste encore un bout de chemin à faire pour comprendre dans quel monde ils vivent. Alors qu’avez-vous à répondre à ça ? »
  5. La seule chose que je puisse répondre, c’est que, lorsqu’une société atteint un tel niveau de vacuité en matière d’hypothèses métaphysiques, une telle indigence en matière de culture historique et un tel degré d’aliénation en matière de philosophie morale, il n’y a même plus de débat possible.
    — Nous sommes dans des univers différents et nous ne parlons plus la même langue. Le schisme est consommé. Aucun concile, politique, scientifique ni religieux, n’y peut plus rien. Il ne reste plus qu’à trouver un parti socialiste ou macroniste, bref le rassemblement ad hoc de petits-bourgeois avides de pouvoir politique, pour gérer le gâchis ambiant en attendant l’effondrement total.
    — L’Humanité a cessé d’être une seule et même espèce, si tant est qu’elle l’ait jamais été ailleurs que dans les rêves de quelques généreux utopistes.
    — Le XXe siècle a été celui où le genre humain dans son ensemble a réalisé qu’il n’était pas de taille à vivre sans Dieu.
Alain Accardo
Du même auteur, derniers livres parus, les rééditions d’Introduction à une sociologie critique. Lire Pierre Bourdieu et du Petit-Bourgeois gentilhomme (Agone, 2021 et 2020).

livre(s) associé(s)

Le Petit-Bourgeois gentilhomme

Sur les prétentions hégémoniques des classes moyennes

Alain ACCARDO