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Soixante-dix ans après Orwell (XXXIX) Un socialisme de l’homme ordinaire (1)

26 janvier 2021|

Dans « Pourquoi j’écris », un texte qui date de l’été 1946, c’est-à-dire très précisément de l’époque où il entreprend de rédiger 1984, Orwell se présente explicitement comme un écrivain politique, un écrivain dont le projet littéraire s’est construit à partir de ce qu’il juge être l’alternative politique majeure de son époque : socialisme démocratique ou totalitarisme. « Tout ce que j’ai écrit d’important depuis 1936, chaque mot, chaque ligne, a été écrit, directement ou indirectement, contre le totalitarisme et pour le socialisme démocratique tel que je le conçois. »

À la différence d’autres « écrivains engagés », Orwell n’a pas mis au service de ses convictions politiques un talent d’écrivain qu’il aurait préalablement acquis ailleurs. Ses sentiments et ses idées politiques sont chez lui la source même de la création littéraire. « Ce qui me pousse au travail, c’est toujours le sentiment d’une injustice, et l’idée qu’il faut prendre parti. […] C’est toujours là où je n’avais pas de visée politique que j’ai écrit des livres sans vie 1. C’est dans ses expériences politiques qu’Orwell a trouvé le véritable matériau de son métier d’écrivain ; et c’est pour les faire partager qu’il s’est créé progressivement son style – « son célèbre style, limpide et familier 2 » – et qu’il a redéfini, ou réaménagé selon ses besoins, plusieurs genres littéraires : le roman satirique, la nouvelle non fic- tionnelle, le documentaire-témoignage, la chronique journalistique, ou l’essai.

Pendant les dix années qui séparent sa démission de la police coloniale (1927) de la rédaction d'Hommage à la Catalogne (1937), Orwell a simultanément fait son éducation politique et appris son métier d’écrivain. C’est seulement en 1936 qu’il a accepté de se déclarer socialiste, au retour d’un voyage-enquête dans les mines et les corons du nord de l’Angleterre, et au terme surtout d’un long et difficile travail qu’il a mené sur lui-même pour éradiquer ses préjugés de classe – travail qu’il a raconté dans cette exceptionnelle « socio-analyse » que constituent les chapitres VIII à X du Quai de Wigan 3.

Mais c’est son expérience de la guerre d’Espagne, l’année suivante, qui scelle définitivement son engagement en faveur d’un socialisme révolutionnaire et égalitaire : « Pendant plusieurs mois, de vastes fractions de la population ont cru que tous les hommes étaient égaux et se sont montrées capables d’agir conformément à cette conviction. Il en est résulté un sentiment de libération et d’espoir difficile à se représenter dans notre atmosphère polluée par l’argent. […] Personne parmi ceux qui se sont trouvés en Espagne pendant les quelques mois où l’on croyait encore à la révolution n’oubliera cette étrange et émouvante expérience 4. »Et c’est dans Hommage à la Catalogne, qui est le récit de cette expérience politique, qu’Orwell réussit à débarrasser complètement son écriture « des morceaux de bravoure littéraire, des phrases creuses et des adjectifs décoratifs » qui l’encombraient et à maintenir tout au long d’un livre son idéal de prose, celle qui est « comme une vitre transparente » 5.

On n’a donc de chance de comprendre son œuvre que si l’on sait quel genre de socialisme a été le sien, et en quels termes l’alternative « socialisme démocratique ou totalitarisme » l’a conduit à interpréter les événements politiques dont il a été le contemporain – la guerre d’Espagne et le Front populaire, le pacte germano- soviétique et le déclenchement de la Seconde Guerre mondiale, la vie à Londres sous les bombes et les différentes phases de la guerre, le raz-de-marée travailliste aux élections de 1945 et les réformes qui instaurent l’État-providence, la bombe atomique, la mise en place du « rideau de fer » et l’installation de la guerre froide. Il faut comprendre de quelle manière il les a vécus, comment il y a réagi comme journaliste et écrivain, et aussi quelle part il y a prise comme citoyen et militant.

Dans sa biographie politique, publiée en 1999 par sous le titre Orwell’s Politics 6, l’historien anglais John Newsinger retrace pas à pas l’itinéraire d’Orwell, depuis la Birmanie des années 1920 – où, jeune officier de police sorti frais émoulu d’Eton et nourri de la grande légende impérialiste de Kipling, il découvre la violence et l’inhumanité de l’oppression coloniale – jusqu’à l’achèvement (à la veille de sa mort en janvier 1950) de 1984, le roman satirique qui condense douze années de réflexion sur le phénomène totalitaire.

Entre-temps, Orwell est devenu socialiste, mais un socialiste d’un genre inédit : trop égalitariste et révolutionnaire pour être social-démocrate ou travailliste, mais trop démocrate et antitotalitaire pour être communiste ; trop lucide sur la réalité des rapports de force entre les hommes et entre les Etats pour être anarchiste, mais trop confiant dans la droiture et dans le refus de l’injustice parmi les gens ordinaires pour basculer comme tant d’autres dans le pessimisme conservateur ; trop patriote pour ne pas chercher une voie spécifiquement anglaise de passage au socialisme, mais trop internationaliste pour n’être pas farouchement anticolonialiste et partisan d’États-Unis socialistes d’Europe.

Comme on voit, le socialisme d’Orwell ne se laisse pas facilement définir. Certes, on disposait déjà en français de l’excellente biographie de Bernard Crick, George Orwell une vie, publiée en 1982. Mais l’enquête menée dix-sept ans plus tard par John Newsinger la complète et la corrige sur des points décisifs ; en outre, comme elle est consacrée exclusivement à la part politique de sa vie et de sa pensée, elle en fait mieux ressortir la continuité, la cohérence et la radicalité, mais également les revirements, les tensions et la complexité.

On divise souvent le parcours politique d’Orwell à partir de 1936 en deux grandes périodes. Dans la première, il aurait été un révolutionnaire un peu irresponsable et brouillon, plaquant successivement sur la réalité anglaise deux modèles inadéquats : dans les années d’avant guerre, celui du défaitisme révolutionnaire (refuser la guerre impérialiste qui s’annonce pour préparer la révolution) ; dans les trois premières années de guerre, celui du patriotisme révolutionnaire (faire la révolution pour gagner la guerre, et vice versa). La seconde période se serait ouverte en 1943, avec l’entrée d’Orwell à Tribune, l’hebdomadaire de l’aile gauche du parti travailliste, où il aurait enfin trouvé son « lieu naturel » ; il serait ensuite resté jusqu’à sa mort un compagnon de route du parti travailliste, un peu original certes et gentiment critique, mais définitivement réformiste. Newsinger montre de manière convaincante que cette présentation est simplificatrice jusqu’à en devenir fausse. Il est vrai qu’à partir de l’automne 1942 Orwell a cessé de croire à l’imminence d’une situation révolutionnaire en Angleterre et de guetter les signes annonciateurs de la lame de fond populaire qui devait chasser du pouvoir le vieil establishment. Mais, comme en témoigne la remarquable autocritique que constitue sa « Lettre de Londres » de décembre 1944 7, c’est avecl’impatience révolutionnaire qu’Orwell rompt alors, non avec ses convictions. Il reste partisan d’une transformation profonde de la société anglaise et d’un socialisme radicalement égalitaire. Il ne croit simplement plus qu’ils se réaliseront demain, et il envisage désormais un processus plus long et plus laborieux.

La démonstration repose notamment sur ce qui est sans doute l’apport le plus neuf du livre de Newsinger à la connaissance du contexte intellectuel et politique dans lequel se sont développées les idées d’Orwell : la mise en évidence de la « connexion américaine ». Dès 1940 en effet, Orwell est en relation avec des intellectuels d’extrême gauche américains, dissidents du trotskisme, regroupés pour la plupart dans le Workers Party. Ils sont les premiers à qualifier le régime soviétique de « collectivisme oligarchique », c’est-à-dire comme un système ni capitaliste ni socialiste, caractérisé à la fois par la collectivisation de l’économie et par la mainmise d’une nouvelle classe bureaucratique sur l’Etat. Orwell adopte le terme dès cette époque, et il le réutilisera dans 1984. En 1941, il devient un collaborateur régulier de la revue politique et littéraire new-yorkaise qui est leur forum, Partisan Review, et il le restera jusqu’à sa mort. Il entretient une correspondance régulière avec l’un d’entre eux, Dwight Macdonald, à qui il donnera également plusieurs articles quand celui-ci, en 1944, créera sa revue Politics. C’est à travers ces échanges avec les « trotskistes littéraires » américains que s’est construite une part importante de sa pensée politique. Plus généralement, comme le montrent amplement l’étude de Newsinger et le « Petit glossaire orwellien » dont nous l’avons fait suivre, Orwell, qui détestait l’esprit de secte et les dogmes, a toujours vécu simultanément dans plusieurs milieux politico-intellectuels très différents, et, quels qu’aient pu être leurs désaccords, il a toujours entretenu des amitiés fortes et durables avec des anarchistes, des pacifistes, des trotskistes dissidents, voire avec des intellectuels de droite, pourvu qu’ils fussent des esprits libres et rebelles.

La diversité de ses compagnonnages, mais aussi le caractère non théorique, voire anti-théorique, de sa pensée, ainsi que son extrême attention à la singularité des événements, ont fait douter de la cohérence des idées politiques d’Orwell.

En France, les commentateurs ont plutôt vu l’originalité de sa conception dans la conjugaison de deux traits habituellement tenus pour incompatibles : d’un côté, son extrême sensibilité à toutes les formes d’oppression et de contrôle des êtres humains fait de lui un défenseur intransigeant de la liberté individuelle contre tous les pouvoirs petits et grands ; de l’autre, il rejette toutes les formes de « progressisme » qui, au nom de la science, de la technique, de l’économie ou de la politique, font table rase du passé et chantent des lendemains heureux, et il défend des valeurs habituellement associées à une position politique conservatrice : sens de l’effort, patriotisme, natalisme, attachement aux formes de vie proches de la nature contre celles qui sont artificielles et mécanisées, etc.

Cette dualité a conduit ces commentateurs à lui accoler une étiquette paradoxale que, selon plusieurs témoignages, Orwell semble effectivement s’être appliquée à lui-même au début des années 1930 : il aurait été un « anarchiste tory », un anarchiste conservateur. Simon Leys y voit « la meilleure définition de son tempérament politique 8 » ; Jean-Claude Michéa en fait le titre d’un essai qu’il lui a consacré et, tout en reconnaissant qu’il s’agit d’une boutade, a largement accrédité la formule 9. À première vue, elle séduit. Mais, si l’on examine de près l’itinéraire singulier d’Orwell et la lente construction de sa position politique, elle apparaît inadéquate : « anarchiste tory », il l’a bien été de son adolescence jusqu’au début des années 1930 ; mais c’est précisément l’attitude dont il lui a fallu se déprendre pour pouvoir se faire le socialiste qu’il est devenu en 1936.

Dans son vocabulaire politique, l’expression « anarchiste tory » a en effet un sens bien précis : elle caractérise celui qui critique l’autorité et les classes dirigeantes mais qui n’est pas pour autant devenu un démocrate ni un libéral, et qui n’a pas abandonné ses préjugés de classe à l’encontre des gens ordinaires et de tous ceux qui lui sont socialement inférieurs. À ma connaissance, Orwell ne l’a employée qu’une seule fois dans ses écrits, à propos de Swift, dans un essai qu’il lui consacre en 1946 et où, tout en disant son admiration pour l’écrivain et sa dette envers le satiriste, il critique violemment l’homme et son attitude politique (l’essai s’intitule précisément « Politique contre littérature : à propos des Voyages de Gulliver ») : « Les idées de Swift, écrit-il, […] ne sont pas vraiment celles d’un libéral. Il est hors de doute qu’il hait les grands seigneurs, les rois, les évêques, les généraux, les dames à la mode, les ordres, les titres et les hochets en tout genre, mais il ne semble pas avoir une meilleure opinion des gens ordinaires que de leurs dirigeants, ni être favorable à une plus grande égalité sociale, ni s’enthousiasmer pour les institutions représentatives. […] C’est un anarchiste tory, qui méprise l’autorité sans croire à la liberté, et qui défend une conception aristocratique tout en voyant bien que l’aristocratie de son époque est dégénérée et méprisable 10. » C’est exactement le genre d’attitude – rejet de l’autorité et mépris de classe — qu’en 1937, dans le Quai de Wigan, l’Orwell de trente-cinq ans attribue rétrospectivement au jeune Eric Blair à sa sortie d’Eton : « Vers mes dix-sept ans, j’étais à la fois un petit snob poseur et un révolutionnaire. J’étais contre toute autorité […] et je n’hésitais pas à me parer de la qualité de “socialiste”. Mais […] il m’était toujours impossible de me représenter les ouvriers comme des êtres humains. […] Quand je repense à cette époque, j’ai l’impression d’avoir passé la moitié de mon temps à vilipender le système capitaliste, et l’autre moitié à pester contre l’insolence des receveurs d’autobus 11. »

À vingt-cinq ans, quand il revient de Birmanie, cette attitude est toujours la sienne. Certes, sa haine de l’autorité a été renforcée par sa mauvaise conscience d’avoir contribué à faire fonctionner pendant cinq ans l’appareil de répression colonial ; il adopte alors, écrira-t-il après coup dans Le Quai de Wigan, « une attitude théorique d’inspiration anarchiste : tout gouvernement est foncièrement mauvais, le châtiment est toujours plus nuisible que le crime et l’on peut faire confiance aux hommes pour se bien conduire, pour peu qu’on les laisse en paix 12 ». Pour autant, il n’est pas encore débarrassé de ses préjugés à l’encontre des ouvriers, ceux d’un membre de la fraction supérieure de la classe moyenne (comme il caractérise sa famille) et d’un ancien élève d’une public school élitiste. Ce sont ces préjugés qu’il va s’appliquer à éradiquer en lui, d’abord en allant dormir dans les asiles de nuit au milieu des vagabonds, en faisant le métier de plongeur dans un restaurant parisien, et en cueillant le houblon avec les travailleurs saisonniers ; puis, début 1936, en partageant pendant deux mois la vie quotidienne des mineurs et des ouvriers du Nord de l’Angleterre ravagé par la grande dépression. C’est seulement au retour de ce voyage d’enquête qu’il s’estimera délivré de ses préjugés, capable de traiter réellement les exploités et les miséreux comme des égaux, sans commisération ni paternalisme, et en droit d’assumer enfin sans tricherie le qualificatif de « socialiste ».

La formule « anarchiste tory » est encore malheureuse pour une autre raison : aucun de ces deux termes ne décrit correctement la tendance qu’il est censé désigner chez Orwell. Il y a bien dans le socialisme d’Orwell une composante conservatrice, traditionnelle et patriotique ; mais elle n’est pas à ses yeux plus « tory » que « travailliste » : elle est anglaise. Les socialistes doivent l’assumer et ne pas en laisser le monopole aux tories. À ceux-ci, Orwell n’a jamais fait la moindre concession, même au nom de l’antistalinisme. Quand la duchesse d’Atholl, que ses prises de position antifranquistes ont fait appeler « la duchesse rouge » mais qui est une figure du parti tory, lui propose de prendre la parole dans un meeting qu’elle organise pour dénoncer la mainmise communiste sur l’Europe de l’Est, Orwell lui répond fermement : « J’appartiens à la gauche et dois travailler en son sein, quelle que soit ma haine du totalitarisme russe et de son influence délétère sur notre pays 13. »

Quant à l’anarchisme, l’Orwell de la maturité a contre lui deux objections majeures. D’abord, il le tient pour une attitude irréaliste et irresponsable. Il écrit dans Le Quai de Wigan que les théories anarchistes sont « des billevesées sentimentales » et qu’il voit aujourd’hui ce qu’il ne voyait pas auparavant : « Qu’il sera toujours nécessaire de protéger les gens pacifiques de la violence. Toute forme de société où le crime peut payer requiert un sévère code criminel qui doit être impitoyablement appliqué 14. » C’est le même irréalisme et la même irresponsabilité face à Hitler qu’il reprochera aux anarchistes pacifistes dans la polémique qu’il aura avec trois d’entre eux en 1942 15.

Mais, plus fondamentalement, sa réflexion sur le totalitarisme finit par le conduire à déceler une « tendance totalitaire sous-jacente à la vision anarchiste ou pacifiste de la société ». À propos de la société des Houyhnhnms, ces sages chevaux que l’on rencontre au quatrième livre des Voyages de Gulliver, il écrit : « Dans une société où il n’y a pas de loi, et en théorie pas de contrainte, c’est l’opinion publique qui dicte les comportements. Mais la tendance au conformisme des animaux grégaires est si forte qu’elle rend l’opinion publique moins tolérante que n’importe quel code légal. Lorsque les êtres humains sont gouvernés par des interdits, l’individu conserve une certaine marge d’excentricité ; lorsqu’ils sont censés être gouvernés par l’“amour” ou la “raison”, il est continuellement soumis à des pressions visant à le faire agir et penser exactement comme tous les autres. Les Houyhnhnms sont unanimes sur presque tous les sujets. […] En fait, ils ont atteint le stade supérieur de l’organisation totalitaire, celui où le conformisme est devenu si général qu’une police est inutile 16. »Il y a bien chez Orwell une sensibilité libertaire, et c’est avec deux figures de l’anarchisme britannique, Herbert Read et George Woodcock, qu’il créera en 1945 le Freedom Defence Committee, « pour défendre les libertés fondamentales des individus et des organisations, et pour venir en aide à ceux qui sont persécutés pour avoir exercé leurs droits à la liberté de s’exprimer, d’écrire et d’agir ». Mais ses conceptions politiques sont étrangères et même hostiles à toute doctrine anarchiste.

Jean-Jacques Rosat

Première partie de sa préface à John Newsinger, La Politique selon Orwell, Agone, 2006

Sur la réédition à paraître en janvier 2021 de Mille neuf cent quatre-vingt-quatre (dès à présent disponible en souscription), lire :
— Celia Izoard, « Pourquoi fallait-il retraduire1984 » (BlogAgone, 15 mars 2019) ;
— Thierry Discepolo : « Préface inédite à l’édition québécoise de la nouvelle traduction de1984 » (BlogAgone, 4 février 2019) ;
« Malheureux comme Orwell en France (I) Traduire de mal en pis » (BlogAgone, 27 avril 2019) ;
« L’art de détourner George Orwell » (Le Monde diplomatique, juillet 2019)
— Jean-Jacques Rosat, « 1984, une pensée qui ne passe pas » (En attendant Nadeau, 5 juin 2018).

Notes

1. George Orwell, Essais, articles, lettres, Ivrea-Encyclopédie des nuisances, volume I, 1995, p. 25

2. Bernard Crick, George Orwell, une vie, Climats, 2003, p. 415.

3. Sur le concept de « socio-analyse », lire Pierre Bourdieu, Esquisse pour une auto-analyse, Raisons d’agir, 2004 ; également Alain Accardo, Introduction à une sociologie critique. Lire Pierre Bourdieu, Agone, [2006] 2021

4. George Orwell, Essais, articles, lettres, op. cit., p. 363-364.

5Ibid., p. 27

6. Tr. fr. La Politique selon Orwell, Agone, 2006.

7. George Orwell, Essais, articles, lettres, op. cit., vol 3,p. 371-8.

8. Simon Leys, Orwell ou L’horreur de la politique, Hermann, 1984, p. 27.

9. Jean-Claude Michéa, Orwell, anarchiste tory, suivi de À propos de « 1984 », Climats, 2000.

10. George Orwell, Essais, articles, lettres, op. cit., vol 4,p. 260, 263.

11. George Orwell, Le Quai de Wigan, Ivrea, 1982, p. 157-159.

  1. Ibid., p. 166

13. George Orwell, Essais, articles, lettres, op. cit., vol 4,p.  41.

14. George Orwell, Le Quai de Wigan, op. cit., p. 166.

15. Sur cet épisode, lire John Newsinger, La Politique selon Orwell,op. cit., p. 32, 169-171 ; et George Orwell, Essais, articles, lettres, op. cit., vol 2, p. 275-88.

16. George Orwell, Essais, articles, lettres, op. cit., vol 4, p. 262.